| Dernières infos |
Etats-Unis : Mitt Romney décroche l'investiture comme candidat du parti républicain à l'élection présidentielle avec sa victoire au Texas Les troupes soudanaises se sont retirées de la région disputée d'Abyei (ONU) |
|
« Sarkozy-Merkel : le pacte anti-Hollande », s’exclame en Une Le Figaro. « Merkel s’invite dans la campagne présidentielle », constate Le Parisien. « Sarkozy candidat de la chancelière », ironise L’Humanité. « Merkel attachée de presse de Sarkozy », renchérit Libération.
« Pourquoi Mme Merkel fait campagne pour M. Sarkozy », annonce Le Monde. Pourquoi ? Et bien, nous explique le quotidien du soir, parce que d’un côté, « les allemands ont besoin d’un appui français, ils ne savent pas gérer seul leur leadership européen » ; et de l’autre, « la France, économiquement dépassée par l’Allemagne, doit aussi composer avec le leadership politique de Berlin. »
De toute façon, assure Le Figaro, « le fameux “modèle allemand”, fondé sur la compétitivité industrielle et l’austérité budgétaire, s’impose comme le seul viable sur un continent ouvert aux grands vents de la mondialisation. » Dans ces conditions, poursuit Le Figaro, « libre donc à François Hollande, s’il est élu, de se détourner de l’exemple allemand, mais qu’il n’espère pas nouer des relations harmonieuses avec Berlin. (…) L’époque où la France et l’Allemagne pouvaient mener des politiques divergentes sans que la qualité de leur relation en soit affectée est révolue. Angela Merkel et la classe politique allemande le savent. Il est dommage que François Hollande feigne encore de l’ignorer. »
A contrario, L’Humanité dénonce « le programme du candidat Sarkozy, soutenu par le Medef français et le capital allemand. Il s’inspire de recettes qui, paraît-il, ont fait merveille outre-Rhin. Au profit de qui ? », s’insurge le quotidien communiste. « Près d’un tiers de contrats précaires, 2,5 millions d’hommes et de femmes travaillant pour moins de 5 euros de l’heure, un taux de pauvreté qui a explosé… Le peuple allemand n’a tiré nul avantage, assure L’Humanité, du “modèle” mis en place par le social-démocrate Gerhard Schröder et repris par sa remplaçante. »
Alors en dehors du débat idéologique, quel est l’avantage politique pour Nicolas Sarkozy de ce coup de pouce d’Angela Merkel ?
Un « double avantage » affirme L’Est Républicain : « conforter son camp autour d’un référent économique qui plaît à droite et crédibiliser son programme. Mais l’alliance a ses risques, tempère le quotidien lorrain. Elle peut effrayer les classes populaires, hantées par la casse de notre système social. Et donner l’impression d’un candidat affaibli à la recherche d’un soutien. » Du coup, L’Est Républicain s’interroge : « Angela, boulet ou fusée ? »
De plus, soulignent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, « une partie de la majorité s’interroge sur l’efficacité de ces roucoulades en prime time sur l’électorat français et de l’onction de la charismatique Angela. À force de vouloir instrumentaliser la bonne élève de l’Europe pour décrédibiliser son rival Hollande, le président en a-t-il oublié que ce tutorat pourrait aussi être un handicap ? », se demande le quotidien alsacien.
Ouest France exprime également ses doutes : « il n’est pas certain que l’engagement d’Angela Merkel fasse l’unanimité. (…) Si le message est qu’il faut devenir allemand pour s’en sortir, que l’Europe sera “merkozyste” ou ne sera pas, la droite risque d’agacer. Car il est probable que beaucoup de Français voteront plus selon l’idée qu’ils se font de leur propre intérêt que des contours d’une Union qui ne les fait pas rêver. »
Enfin, coup de tonnerre dans le monde du cyclisme. « Contador déchu », s’exclame Le Parisien.
« Contador très déchu », même, insiste L’Equipe. « Contrôlé positif en juillet 2010, rappelle le quotidien sportif, le coureur espagnol a été suspendu hier par le Tribunal arbitral du sport pour une durée de deux ans. » Envolé donc son titre de vainqueur du tour de France 2010…
« Sanction saignante pour Contador », relève Libération qui note que « le Tribunal arbitral du sport n’a pas cru à son histoire de steak contaminé. »
« Désormais, soupire Le Journal de la Haute-Marne, il faudra, à la fin de chaque Tour de France, se demander si le grand vainqueur n’est pas un grand menteur. Ne nous leurrons pas, c’était déjà le cas depuis plusieurs années, seuls les naïfs osaient imaginer que le dopage avait complètement disparu de l’univers du cyclisme. »

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati













Commentaires
Réagissez à cet article