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Beaucoup d’interrogations ce matin dans la presse du continent à propos de la rébellion touarègue au Nord-Mali. Une rébellion qui menace l’intégrité du pays et qui provoque bien des vagues au sein de la classe politique malienne et ce, jusqu’au sommet de l’Etat. Tout d’abord, de nombreux quotidiens maliens laissent éclater leur colère ce matin après les récents déboires de l’armée nationale et la fuite de certains soldats.
« Ce n’est pas la première fois que le Mali est confronté à une si douloureuse épreuve qu’est la rébellion, relève Maliba Infos. Mais, c’est hélas, la toute première fois que l’on déplore autant de frénésie, de signes de faiblesse et de fuite en avant dans certains rangs. Disons-le franchement, s’exclame le quotidien malien : la guerre comporte des contingences ayant pour noms, bavures, dérapages, erreurs tactiques et même défaite… Mais ce n’est pour autant qu’il faille abandonner et fuir, soutenir des allégations saugrenues pour se dérober, refuser de se battre, faire fi de son honneur et de sa dignité et surtout, démoraliser la troupe. Par pitié, implore Maliba Infos, que les lâches se taisent ou se cassent ; et cèdent la place aux hommes ! »
Même indignation pour Le Challenger : « c’est une honte pour toute la nation, pour l’Armée nationale d’entendre sur des ondes internationales que nos braves soldats ont fui pour se réfugier dans un pays voisin. Voilà des choses inacceptables, voire inadmissibles. Nous continuons à croire qu’il est de la responsabilité du président de la République, chef suprême des Armées, garant de l’unité et de la cohésion nationale, de doter les Forces armées et de sécurité des moyens nécessaires à l’exécution de leurs missions cardinales de défense de l’intégrité du territoire national et des personnes et leurs biens. »
Et Le Challenger d’appeler à la bataille : « tous les moyens qui peuvent être utilisés pour humilier l’ennemi sont les bienvenus. Il faudra que le peuple sache que la guerre ne peut se faire sans mort d’hommes. »
Loin de ce discours guerrier, le quotidien Le Républicain veut encore croire à une solution négociée…
D’après lui, les récentes propositions « du secrétaire général du MNLA, Bilal Ag Shérif, indiquent que les lignes bougent et c’est heureux. Vouloir une forme d’autodétermination et le respect des Kel Tamasheq, ce n’est pas demander la lune. C’est même réclamer ce qui est acquis au Mali depuis deux décennies, affirme Le Républicain. Car notre processus de décentralisation a piétiné mais il n’est pas remis en cause. Il prend plus d’importance avec la crise actuelle et ceci en fait une opportunité pour tout le pays. Pour ce qui est du respect et de la protection des Kel Touareg, les écarts récents sont certes déplorables et condamnables, reconnaît le quotidien malien. (…) Quant au troisième point de revendication, à savoir la libération des prisonniers détenus par l’armée malienne, il va de soi. »
Alors, « la paix donc pour très bientôt ? », s’interroge Le Républicain. Réponse : « si Ag Shérif a parlé pour tout son groupe. Si la rébellion n’éclate pas en autant de groupes qui la composent, avec chacun son grief pour refuser la paix. Et si la communauté internationale, vient conforter le consensus des partis politiques pour le dialogue. »
Pour d’autres journaux de la sous-région, on ne va pas vraiment vers la voie du dialogue…
Pour Le Pays au Burkina, « de deux choses l’une : soit l’Etat malien prépare une vigoureuse riposte et les populations civiles quittent la zone en prélude à cela, soit les rebelles en imposent par leur force de frappe au point que les populations, se sentant en danger, préfèrent se mettre sagement à l’abri. La première hypothèse semble la plus plausible, affirme Le Pays, même si la seconde n’a rien de loufoque. Le Mali ne devrait pas plier si facilement l’échine face au MNLA, estime le quotidien burkinabé. On est, de ce fait, fondé à penser que le Mali va durcir le ton contre ces rebelles. »
Le site d’information Guinée Conakry Infos pointe, lui, la récente rencontre entre le président ATT et cinq de ses possibles successeurs à la tête de l’Etat. En effet, la présidentielle est prévue fin avril et si la situation de guerre perdure, relève Guinée Conakry Infos, « c’est la tenue de cette élection qui se trouve également menacée. Une perspective qui empêche les principaux prétendants à cette succession de passer des nuits tranquilles. Ainsi, il n’est pas étonnant qu’ils s’impliquent dans le processus visant à aider à calmer cette crise. Surtout qu’au passage, remarque le site d’information, ils passent pour des leaders qui font valoir une certaine responsabilité en faisant montre d’unité dans la lutte devant permettre de faire revenir dans la cité et de garder inviolée l’intégrité territoriale du pays… »
En tout cas, « difficile fin de règne pour ATT », souligne le site d’information Fasozine. « Dans ce tournant décisif où le général Touré s’apprête à passer définitivement la main au nouveau président qui sortira des urnes en avril prochain, il faut tout mettre en œuvre, s’exclame Fasozine, pour ramener la sérénité dans la maison Mali. Et permettre la tenue effective et sans heurts de la très attendue consultation présidentielle… »

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Commentaires (7)
Azawad et Mali etant des bons voisins.
La réalité n'est caché à aucune personne.L'Etat du Mali dans l'Azawad n'a été jamais accepté et cet Etat(Mali) a toujours priviligié la regle"diviser pour mieux regner" et a negligé des realités socioculturelles et geo-economiques du milieu.Les revoltes dans l'Adagh en 1963 est le debut de ce ras-le-bol.Hier la defaite etait due à une mauvaise organisation et mauvaise connaissance des enjeux du courant independantiste africain de l'époque et surtout la trahison de la jeune republique de l'Algerie. En 1990 la defaite est due à une mauvaise connaissance de la politique malienne et l'utilisation des chefs coutumiers pour la table des negociations. Ce que je veux dire par là que les erreurs du passé sont rectifiés et les enjeux actuels sont à notre porté.
Mon frère en 1963, le Mali
Mon frère en 1963, le Mali vient à peine de prendre son indépendance, c'était le motif de la révolte?
Seul Notre Cher Azawad est la solution
L'unique solution c'est que le Mali prend ses bagages qui n'ont que trop duré chez nous et les seul négociations possibles c'est comment entreprendre nos future relation entre deux pays voisin
Dire que les azawadiens et le Mali ont une histoire commune c'est parler pour ne rien dire c'est juste après les années 60 après l'indépendance de ce pays qu'on a commencé à se connaitre quand l'armée malienne a commencé à tuer nos parents sans cause valable si ce n'est pas à cause de leur couleur "blanc"(qui recommence même ce dernier temps à Bamako 2 fev 2012) empoisonner nos puits tuer nos bétails et c'est la raison de la rébellion de 63 qui n'a pas duré à cause d'inégalité d'arme de guerre "le takouba contre des chars".
Tout ce que je peux dire c'est vers l'année 96 qu'il a eu un accord entre ces deux peuples azawadien et malien grâce à la rébellion de 90 qui n'a pas été facile pour le mali comme la précédente bref pour dire que tout le lien entre ces deux peuple était par force et non par amour.....
Vive La Liberté
Mali Indivisible
Les enfants gatés du regime de ATT se retournent contre lui
ATT par conviction ou par laxisme a toujours geré les problémes du nord au minima ne prenant jamais au serieux une possible attaque touaregue
Les journaux sans exclusive ont tous sonné l'alarme sur une possible resurgissante de la rebellion au nord Mali,seul le president probablement n'y croyait pas d'ou la deroute de l'armée malienne
Aprés l'attaque de Aguel hoc et le massacre qui a suivi, a provoqué un sentiment de revolte chez les épouses de militaires d'ou les malheureuses casses de Kati
Rectifier le tir est possible de part et d'autre car le Mali restera toujours un et indivisible
Ras le bol
Nous avons une armée républicaine et vaillante. Il est clair pour celui qui connait le malien que nos soldats sont incapable de commettre des atrocités. l'armée nationale a les ressources nécessaires pour éradiquer ce problème. Au début des attaques, une radio internationale disait que l'armée malienne a fait intervenir un Hélicoptère pour bombarder les positions ennemies oubliant que l'armée aérienne est une composante de l'armée nationale ( inutile de s'attarder sur ces tarés qui n'ont rien dans le crâne). Juste pour vous dire qu'une seule attaque aérienne a servi à faire taire tout le monde entier sur la capacité réelle de notre armée. Et imaginez que l'armée fasse intervenir tout son arsenal militaire. Donc sur ce point ne vous inquiétez pas.
ces bandits se font passer pour des victimes de l'Etat malien et du pouvoir de Bamako. Soyons sérieux, s'il y a bien une chose que les maliens reprochent au président, c'est bien son manque de fermeté et son sens élevé de résoudre ce fléau pacifiquement. ils ont eu tellement de faveurs qu'à un moment donné, ils étaient qualifiés d'enfant chouchou du Mali.
Est ce que nous avons contesté ces privilèges??? bien sûr que NON
Pouvait on le faire??? Bien sûr que OUI
Et pourtant on ne l'a pas fait. Nous avons pensé qu'ils seraient plus dignes et moins arrogants. Mais au lieu de ça, ils ont jugé que le peuple malien, à travers le pouvoir de bamako était faible.
Nous avons les mêmes réalités en ce sens que ces jeunes aspirent à un emploi, à un logement décent et surtout aux 3 repas quotidiens et ben nous aussi. La seule différence est que nous avons eu la maturité nécessaire pour savoir que tout ne peut pas être acquis rien qu'en claquant les doigts et qu'il fallait se surpasser pour réussir dans la vie. Nous avons privilégié notre dignité en refusant de tendre la main tout en travaillant durs pour entretenir ces gens. Eh oui, c'est la triste réalité les valises plein d'argent constituent les cotisations faites des contribuables maliens à travers nos impôts et taxes. et qui parlent d'impôts parlent forcement d'une source de revenu que nous avons créée et entretenue et si au final, les gens que nous avons nourris, vêtus et logés doivent nous attaquer, je dis c'est le monde à l'envers.
Amachagh Vous et nous! Nous
Amachagh
Vous et nous! Nous et vous! Nous on voudrait être nous, les autres et vous! Nous on voudrait que tout le monde soit avec nous dans notre désert y compris nos voisins que vous êtes, mais chacun restant ce qu'il est. Merci mon voisin.
La crise Touareg et la porte de sortie
La solution militaire n'est pas la condition sine qua non. Le Mali n'a pas assez de ressources financières et la guerre est très coûteuse. Même les grandes puissances n’ont plus les ressources nécessaires pour entreprendre des guerres de grandes envergures sur une longue durée.
On sait d'ores et déjà que cette guerre ne sera pas conventionnelle auxquelles les militaires maliens ont été formés. Il faudrait par conséquent utiliser le dialogue et utiliser les maigres ressources disponibles au développement car la sècheresse et les pénuries alimentaires pointent à l'horizon.
Revenons a l'approche de Soundiata et récréer une confédération qui permettrait une dévolution du pouvoir -trop centralisé aux mains d’une équipe de politiciens professionnels- aux différentes composantes de la communauté malienne.
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