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Le premier choc des demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations de football va donc opposer ce soir les Aigles maliens et les Eléphants ivoiriens. Et c’est bien sûr l’effervescence dans les deux pays. Une excitation bien légitime qui gagne aussi les médias…

« Volez les Aigles et gagnez ! », s’exclame ainsi Le Républicain à Bamako. « Nos quartiers et nos villes donneraient tout pour une victoire qui qualifierait les Aigles pour la finale et briserait définitivement leur signe indien face aux Ivoiriens, s’enflamme le quotidien malien. Mais, tempère-t-il, ce sont les garçons de Giresse qui ont la décision. La partie est dure mais elle n’est pas injouable. Il faudra juste la rage de vaincre et faire plaisir à une nation qui a besoin de communion en ces moments difficiles de son histoire. Hélas, poursuit Le Républicain, le même défi se pose aux Eléphants qui veulent matérialiser sous Ouattara le slogan conquérant de “Côte d’Ivoire is back” inventé par Gbagbo. La victoire, pour chacun des pays, sera à la fois sportive et politique. Que le meilleur gagne donc ! », conclut le quotidien malien. « Mais, rajoute-t-il, fasse le Ciel que le meilleur ce soit nous ! »
 
Côté ivoirien, on est tout aussi déterminé… « Les Eléphants prêts à charger les Aigles », lance Fraternité Matin. Fraternité Matin qui rappelle que les footballeurs ivoiriens ont chuté en finale en 2006, en demi-finale en 2008 et il y a deux ans, face à une équipe révoltée d’Algérie. Cette fois, l’équipe a pris toutes les précautions possibles pour ne pas tomber dans les erreurs du passé, assure le quotidien ivoirien. « Comprenez que notre génération a envie de gagner quelque chose ensemble pour la Côte d’Ivoire. Et cela n’a pas de prix. En tout cas, nous n’allons pas nous priver de ce bonheur-là », estime Didier Zokora, le milieu défensif ivoirien, cité par Fraternité Matin. Le journal poursuit : « les Eléphants ont soif de trophée et Zokora qui semble avoir posé le diagnostic de la sélection nationale d’expliquer ceci : “cette équipe n’est pas la meilleure que nous ayons depuis. Mais elle est la plus soudée et la plus déterminée”. »
 
Afflux de réfugiés aux frontières
 
Retour au Mali avec le conflit dans le Nord et ses répercussions dans la sous-région. Première conséquence : les populations civiles fuient les combats et viennent se réfugier au-delà des frontières. C’est le cas au Burkina Faso, avec ce reportage du quotidien Le Pays, qui constate « qu’après le Soum, la province de l’Oudalan, dans la région du Sahel, est la nouvelle porte d’entrée des réfugiés maliens fuyant la guerre dans leur pays. Depuis le 4 février dernier, les vagues de fuyards venant de la commune d’Intilit ne cessent d’arriver. Une commune située à une centaine de kilomètres du Burkina, aux mains des rebelles et qui voit sa population se vider. Le voyage dure deux jours, relate Le Pays. C’est une traversée harassante, en raison du mauvais état de la route et des véhicules. A leur arrivée au Burkina, les Maliens sont recensés par l’armée burkinabè, postée sur les lieux. Ils s’installent ensuite à la périphérie du village, dans des camps de fortune. Ils n’ont pas de tentes où s’abriter. Il s’agit d’abord de trouver des abris pour les réfugiés dont la majorité sont des femmes et des enfants. Ensuite, se pose la question de l’eau, de la nourriture et de la santé. »
 
Appels à la négociation
 
« De toute évidence, relève L’Observateur, toujours au Burkina, la résolution de la crise qui sévit aujourd’hui au Mali est une urgence pour le Mali, mais aussi et surtout pour ses voisins, car, comme le dit l’adage, “quand la case du voisin brûle, il faut l’aider à éteindre le feu, sous peine de voir la sienne partir également en fumée”. Et pendant qu’on y est, poursuit L’Observateur, les bonnes volontés dans les pays limitrophes du Mali que sont l’Algérie, le Niger, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Sénégal et la Mauritanie ont tout intérêt à s’impliquer dans la recherche d’un dénouement heureux dans l’ex-Soudan français. Le président Blaise Compaoré, l’expert attitré en résolution de crise a, là, encore une fois, l’occasion de faire valoir ses talents de médiateur, estime L’Observateur. La sous-région y gagnerait certainement en tous les cas en paix et en stabilité. »
 
Enfin cet appel au dialogue, également, lancé par le quotidien Mutations au Cameroun : « ce conflit latent depuis l’indépendance du Mali ne peut être réglé durablement que par la négociation et non pas par les armes et la chasse au faciès. Seul un dialogue incluant société civile, populations, les parties en cause et les pays voisins, permettrait d’aboutir à une solution durable. ATT a un tempérament de négociateur, poursuit Mutations. S’il reste aux commandes du Mali encore pour un temps, il pourrait sortir le pays de ce bourbier, car le Mali, qui fait honneur en ce moment à l’Afrique en matière de démocratie et de respect des droits de l’Homme, ne devrait pas s’enliser dans une guerre civile, son développement en prendrait un coup pour longtemps. »

Fiche Pays :
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Commentaires (1)

on va gagner!!!!!

Nous les maliens on agi et vous vous faites que parler tout se jouera sur le terrain ce soir et on verra.

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