| Dernières infos |
Etats-Unis : Mitt Romney décroche l'investiture comme candidat du parti républicain à l'élection présidentielle avec sa victoire au Texas Les troupes soudanaises se sont retirées de la région disputée d'Abyei (ONU) |
|

Les surfaces d’OGM ont progressé de 8% l’an dernier pour atteindre 160 millions d'hectares. L'équivalent des territoires de l'Afrique du Sud et du Kenya réunis, répartis dans 29 pays du globe.
L'ISAAA (International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications, http://www.isaaa.org), qui livre ces chiffres, est clairement en faveur des organismes génétiquement modifiés - il est financé par cette industrie et par des Etats qui ont approuvé les cultures OGM, comme les Etats-Unis ou la Suède - mais il a le mérite de faire un état des lieux annuel. Panacée ou pas, les cultures OGM, avant tout dominées par le coton, le soja, le maïs mais aussi le colza en Amérique du Nord, où on l'appelle canola, ces cultures auraient progressé en surface de 8% dans le monde, l'an dernier.
Les Etats-Unis, malgré les revers du maïs Roundup de Monsanto, restent de loin la patrie des OGM avec près de 70 millions d'hectares cultivés. Mais avec l'Europe qui résiste, puisque seule une demi-douzaine d'Etats sur les 27 ont autorisé leur culture, la croissance des OGM est deux fois moins rapide désormais dans les pays industrialisés que dans les pays émergents et en développement, qui possèdent quasiment la moitié des surfaces OGM aujourd'hui.
Le Brésil, avec une progression de 20% en un an, est le numéro deux mondial, avec 30 millions d'ha. Son circuit d'homologation est d'une rapidité vertigineuse : six nouveaux produits ont été autorisés l'an dernier. La recherche brésilienne, à travers l'établissement Embrapa, s'est même émancipée des géants nord-américains puisqu'elle va lancer cette année sa propre semence de haricot OGM résistant à une maladie virale. L'Argentine a des surfaces voisines, 24 millions d'ha. L'Inde avec près de 11 millions d'ha, surtout du coton, a doublé le Canada. La Chine avec 4 millions d'ha veut, après avoir converti les trois quarts de ses surfaces de coton en OGM, développer désormais en priorité le maïs transgénique, pour nourrir ses élevage ; les Philippines sont pour l'heure le seul pays asiatique à le cultiver. Quant à l'Afrique, elle possède au total 2 millions et demi d'ha d'OGM, de plus en plus de maïs en Afrique australe et orientale et de coton en Afrique de l'Ouest.
A l'horizon se profile un maïs résistant à la sécheresse et le riz doré, riche en béta-carotène. Quant au blé OGM, il faudra attendre la fin de la décennie pour, peut-être, le voir commercialisé.

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati




















Commentaires (1)
Quelques précisions sur les PGM
Bonjour,
Nous aimerions vous faire part de quelques commentaires suite à la lecture de cet article........... .
Ce que dit le rapport de l'Isaaa, c'est que la moitié des PGM sont cultivées dans des pays que l'Isaaa qualifie de "pays en développement". Ce chiffre est lui aussi contestable puisque au Brésil et en Argentine, ce sont d'assez grande exploitants agricoles qui cultivent du soja RoundUp Ready pour nourrir nos élevages en Europe, et non pas les petits paysans. Ces deux pays sont plus vraiment des pays en développement. Ce sont des pays ayant une différence sociale énorme, avec des agriculteurs ayant un mode de vie proche de nos céréaliers, et d'autres qui essayent péniblement de vivre de leur travail. On peut parler au mieux de pays en transition. La dichotomie du rapport de l'Isaaa masque la réalité et fausse le tableau des PGM.
Par ailleurs, vous mentionnez dans votre conclusion, le riz doré. Pour nous, c'est un très bon exemple des fameuses promesses des Monsanto et consorts. Ce riz doré a été mis au point en 2000... mais depuis, rien... Douze ans après, ce riz reste donc une promesse. Quand au maïs "sécheresse", il faut savoir qu'il est destiné aux Etats-Unis mais ne permettra donc pas de "reverdir les déserts".
Réagissez à cet article