GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 4 Décembre
Jeudi 5 Décembre
Vendredi 6 Décembre
Samedi 7 Décembre
Aujourd'hui
Lundi 9 Décembre
Mardi 10 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Corée du Nord: «test très important» sur la base de lancement de Sohae (KCNA)

    A la Une : le conflit au Nord-Mali qui s’installe dans la durée

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Un conflit qui prend des allures de guérilla… C’est le terme employé par Maliba Infos  au Mali. Maliba Infos qui revient sur la bataille de Tinzaouten la semaine dernière. « Ce qui ressemblait à un abandon, s’avérait plutôt une stratégie de guerre, affirme le journal. L’armée malienne a bien repoussé l’attaque de mardi dernier à Tinzaouten et a même poursuivi les rebelles jusqu’en territoire algérien. On dénombre d’importantes pertes dans les rangs des insurgés. Mais, souligne Maliba Infos, l’armée malienne s’est repliée immédiatement sur Kidal après les affrontements, laissant le camp à la merci des séparatistes lesquels ne se firent pas prier pour occuper les lieux et crier leur victoire sur tous les toits. Le piège venait là de se refermer sur eux. Il ne fallut que quelques heures pour qu’interviennent les hélicos de combat maliens. La cible étant dès lors bien localisée et, elle était facile à abattre. Les engins de guerre n’ont pas fait dans la dentelle. »

    En fait, affirme donc Maliba Infos, « cette nouvelle stratégie de l’armée malienne n’est que autre celle utilisée par l’insurrection : la guérilla. Elle consiste à une grande mobilité des troupes et une intervention rapide et efficiente sur le théâtre des opérations. C’est la seule et unique réponse à une rébellion sur un territoire vaste comme le Mali et quasi impossible à cerner. »

    Réoccuper le terrain !

    Le Challenger , autre quotidien malien, n’a pas la même appréciation de la situation… Le Challenger qui constate que « l’afflux massif de nos compatriotes vers l’Algérie, le Burkina-Faso, la Mauritanie et le Niger est essentiellement dû à l’absence des Forces armées et de sécurité qui ont décidé de se retirer pour des raisons d’ordre stratégiques des villes de Ménaka, Anderamboukane, Léré, Aguelhoc. (…) Ce repli est qualifié de stratégique par les autorités, relève Le Challenger, mais il n’en demeure pas moins qu’il est perçu par une large partie de l’opinion comme une incapacité des Forces armées et de sécurité d’assurer la protection des personnes et leurs biens sur toute l’étendue du territoire national. C’est pourquoi, s’exclame le quotidien malien, les autorités doivent tout mettre en œuvre pour une réoccupation rapide des zones abandonnées pour des raisons stratégiques. »

    Et Le Challenger de s’en prendre aux rebelles : « l’histoire retiendra que les apatrides du MNLA se sont attaqués à leurs concitoyens parce qu’ils ont été manipulés par les grandes puissances. Ces criminels multirécidivistes notoires, à cause de nombreux assassinats, mutilations, rapts d’innocents et paisibles civils ne méritent pas la compassion de la communauté internationale. »

    Charge contre la France et… RFI

    Le journal Le 26 Mars  est plus explicite : il s’en prend directement à la France… « Voilà que la France de Sarkozy, non contente de se limiter (à travers sa voix RFI) d’être la porte-parole de 'sa rébellion touareg', voilà que la France, en vient même, à officialiser son soutien à celle-ci. En effet, c’est avec indignation que les Maliens ont suivi, il y a quelques jours une déclaration des plus répugnantes du ministre des Affaires étrangères de la France, Alain Juppé, devant l’assemblée nationale de son pays. »
    Le 26 Mars poursuit en citant cette phrase qu’il attribue à Alain Juppé : « les rebelles touareg ont enregistré des succès militaires au Mali, mais nous demandons un cessez le feu… »

    Réaction indignée du journal : « il n’y a pas de sous-entendu dans cette déclaration de M. Juppé. Tout y est clair : la France ne condamne pas l’agression perpétrée par 'ses rebelles' contre le Mali, ni ne leur demande d’y mettre fin comme l’a fait l’ONU. Elle les félicite plutôt pour leurs 'succès militaires' et demande aux 'vainqueurs et aux vaincus' d’arrêter de tirer. Une véritable injure et un mépris pour notre vaillante armée nationale et l’ensemble du peuple malien. »

    Voilà pour cette charge du 26 Mars contre la France. Rappelons tout de même, dans un souci d’équilibre, qu’Alain Juppé a déclaré hier très précisément : « il y a eu des massacres tout à fait épouvantables et que nous avons condamnés. »

    En tout cas, l’attitude de la France est également critiquée dans la presse de sous-région, à l’instar du Pays () au Burkina. « La position de la France sur le conflit malien ne manque pas d’ambiguïtés, estime le quotidien burkinabé. Oui, martèle le ministre français de la Coopération, Henri de Raincourt, l’unité du Mali ne saurait souffrir d’une quelconque partition. C’est clair et net. Cependant, dans le même temps, il en appelle au dialogue entre le gouvernement malien et les irrédentistes du MNLA. » Mais, « que faut-il négocier ? », s’interroge le quotidien burkinabé. « L’Etat malien, humilié par la prise de certaines villes, la fuite de ses soldats et l’exécution sommaire de certains d’entre eux, n’a d’autre alternative que de redorer le blason de son armée, affirme le journal. Cette sorte de légitime défense passe inéluctablement par une reconquête du terrain perdu. Après cela seulement, des discussions peuvent éventuellement être engagées. Encore que, tempère Le Pays, la question de l’intégrité du territoire restera comme une ligne rouge à ne pas franchir. »

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.