Dernières infos
 
mercredi 15 février 2012
Les puces ont le cafard : le paradis parisien des chineurs en difficulté
Les chineurs cherchent leur bonheur.
Les chineurs cherchent leur bonheur.
RFI/Agnieszka Kumor
Par Agnieszka Kumor

Aujourd’hui, nous allons chiner aux puces de Paris. C’est aux abords de la capitale, entre la Porte de Clignancourt et la Porte de Saint-Ouen que s’étend le plus grand marché aux puces du monde ! On y trouve des meubles, des objets anciens, des curiosités, des vêtements, des accessoires de mode… Un univers idéal pour les amoureux de « la bonne occasion ». Mais, à Paris, les puces aussi ont leurs problèmes. Deux marchés, Paul-Bert et Serpette, bataillent contre la hausse des loyers, craignant pour leur culture, et même pour leur survie.

Le conflit stagne
Après sept années d’âpres négociations, la communication entre les deux parties ne passe plus de tout. Chacun campe sur ses positions. Les marchands de Paul-Bert et de Serpette dénoncent la rationalisation forcée du site et craignent pour la culture populaire des puces. Et la société foncière Grosvenor, soucieuse de faire fructifier son investissement, verrait bien ce site remis au goût du jour, donc modernisé, harmonisé. La guerre de position continue.

L’univers où les tentations ne manquent pas
Et pendant ce temps-là, les affaires continuent. Les visiteurs deviennent les clients. Mais avant d’acheter quoi que se soit, mettons-nous d’accord: les marchés des antiquaires et ceux des vendeurs à la sauvette aux alentours - et qui font aussi partie des puces - ce n’est pas la même chose. En ce qui concerne les antiquaires, oui, on peut négocier les prix, mais il ne faut pas pousser l’exercice à l’extrême. Les temps sont difficiles, les 20% de remise sont acceptés par respect de la tradition, mais aller au-delà c’est du marchandage, et c’est très mal vu par les antiquaires. On n’entre pas dans ces allées comme chez un marchand de tapis. Evidemment, les commerçants accueillent les visiteurs avec sollicitude. Mais, ils distinguent très vite un passionné d'un simple badaud. Il est bien vu de discuter tranquillement, d'exprimer son goût pour de belles choses … se faire admettre dans un club en quelque sorte. Difficile de garder la tête froide !

Jamais sans mon guide
Mais comment dans tout cela reconnaître un objet authentique ? Le mieux c’est d’avoir du flair. A défaut, on peut louer les services d’un guide. On les déniche sur place en parlant avec les marchands, ou en consultant des blogs anglo-saxons. Se faire aider par un guide, c'est un vrai plus : il connaît les bons marchands, qui vendent - justement - des objets authentiques. En général, il parle plusieurs langues. Et il a du temps. Beaucoup de personnes à la retraite mettent ainsi leur expertise au service des chineurs, et arrondissent par la même occasion leurs fins de mois. Il y a bien quelques tricheurs qui fournissent de l’authentique « à la chaîne », mais ils se font très vite repérer par les autres marchands, qui leur font comprendre que ce n’est pas un endroit pour eux.

Découvrez les Puces de Paris en images
La magie des lieux opère sur les badauds.
RFI/Agnieszka Kumor
Les compagnies de livraison.
RFI/Agnieszka Kumor
Des objets uniques dans un univers plein d'histoire.
RFI/Agnieszka Kumor
Les chineurs cherchent leur bonheur.
RFI/Agnieszka Kumor
11 millions de visiteurs viennent chaque année aux puces de Paris.
RFI/Agnieszka Kumor
François Casal devant son stand dans le marché Paul-Bert.
RFI/Agnieszka Kumor
Le temps passe, la conversation s'engage...
RFI/Agnieszka Kumor
François Bachelier, le prince de la cuisine.
RFI/Agnieszka Kumor
Un ange passe.
RFI/Agnieszka Kumor
A Paul-Bert et à Serpette, les marchands sont en colère.
RFI/Agnieszka Kumor
Bus, métro, voiture... tous les chemins mènent aux puces.
RFI/Agnieszka Kumor
Dans les allées du marché Serpette.
RFI/Agnieszka Kumor
Bruno Malet, président de l'Association des puces de Paris.
RFI/Agnieszka Kumor
La brasserie Paul-Bert est située dans le marché.
RFI/Agnieszka Kumor

    tags : Paris
    Commentaires
    Réagissez à cet article
    To prevent automated spam submissions leave this field empty.
    CAPTCHA
    Cette question sert à vérifier que vous n’êtes pas un robot afin de prévenir le spam automatique.
    Image CAPTCHA
    Saisissez les caractères (sans espaces) indiqués dans l'image.
    Fermer