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« Sur la ligne de départ », constate Libération.
« Pour Sarkozy, c’est le jour J », s’exclame Sud Ouest.
« Sarkozy : la fin du faux suspense », lance Le Républicain Lorrain.
« Cette fois, c’est parti », anticipe Le Parisien.
« La reconquête », tonne Le Dauphiné.
« Sarko dans la dernière ligne droite-droite », ironise Le Canard Enchaîné.
Cette fois, c’est sûr, donc… « Nicolas Sarkozy va annoncer qu’il brigue un second mandat ce soir au journal de 20 heures de TF1. Pour le président sortant, le plus dur commence », estime Le Parisien. Le Parisien qui s’interroge : « largement battu dans toutes les enquêtes d’opinion par François Hollande, Nicolas Sarkozy peut-il encore espérer l’emporter ? »
A neuf semaines et demie du premier tour, rien n’est joué… C’est l’opinion de plusieurs commentateurs ce matin. Ainsi pour Paris-Normandie, « à partir d’aujourd'hui c’est une nouvelle campagne qui commence. Et toutes les certitudes dont se barde la gauche pourraient s’en trouver très vite relativisées. Le favori des sondages d’hier, n’est pas obligatoirement celui de demain, relève le quotidien normand, même si l’on ne trouve pas dans les archives de l’élection présidentielle, un renversement de situation comme celui que devra opérer Nicolas Sarkozy pour l’emporter. »
Pour Le Républicain Lorrain, « Nicolas Sarkozy ne pouvait plus continuer à s’abriter derrière son statut de président. Le retard pris sur François Hollande et l’inquiétude de plus en plus palpable de ses troupes nécessitaient qu’il descende au plus vite dans l’arène. Il est clair que la fin de l’attente contribuera à créer la dynamique tant attendue à droite, lance le quotidien lorrain. Ce sont maintenant deux mois de bagarre au couteau qui commencent. Deux mois au cours desquels François Hollande va prendre les coups directement. Avec Nicolas Sarkozy, c’est un gladiateur qui entre en scène. »
D’autres journaux restent sceptiques, à l’instar de Sud Ouest : « Incontestablement, Nicolas Sarkozy fait vendre. Mais sait-il encore se vendre ? Et saura-t-il vendre aux Français sa nouvelle candidature avec la même maestria qu’il le fit en 2007 ? C’est moins sûr. Les élections perdues tout au long du quinquennat, les sondages en berne depuis des mois, des cotes de popularité et de confiance proches de l’encéphalogramme plat : tout indique aujourd’hui, estime Sud Ouest, que Nicolas Sarkozy devrait être battu en mai prochain. »
Pour Libération, le président sortant part avec un large handicap : « le chef de file de la droite a dynamité son propre camp, affirme le journal. (…) A l’issue d’un quinquennat foutraque, la droite républicaine est en morceaux. Son champion, sans boussole ni doctrine, en est réduit à puiser dans les vieux fonds de l’extrême droite. En cas de défaite, souligne Libération, on n’ose à peine imaginer le paysage. La droite aurait tout perdu, après les régions (sauf une) et le Sénat. »
« Il a été l’homme de la rupture mais il n’incarne plus le changement, affirme de son côté Le Courrier Picard. On ne doute pas qu’il sonne la charge contre Hollande, surprenne, mouille la chemise, au fond qu’il réponde à l’impatience des troupes UMP. Mais la question est autre : comment créer le nécessaire électrochoc ? Elle est de savoir, pour paraphraser la chanson, si les Français ont encore envie d’avoir envie de lui… »
Le Canard Enchaîné embraye : « l’activisme pour faire croire à l’action. On connaît la chanson ! (…) Si en début de quinquennat cette technique de la fuite en avant pouvait faire illusion, en fin de mandat, elle a l’air d’une cavalcade quelque peu désordonnée. (…) L’énergie et le bagout sont toujours là, note l’hebdomadaire, mais le client qui s’est déjà fait avoir avec la machine à 'travailler plus pour gagner plus' ou la poudre du 'président du pouvoir d’achat', le client est moins prompt à acheter. »
Enfin, Le Figaro nous prend à contre-pied : pas de Une sur Sarkozy, non, mais sur Hollande… « Hollande provoque la colère de Mélenchon », titre en effet Le Figaro. « "Il n’y a plus de communistes" en France : la petite phrase du candidat PS, rapporte le journal, a ulcéré celui du Front de gauche qui fustige" une attitude hautaine et insupportable" »
« Il y a donc bel et bien deux François Hollande, s’exclame Le Figaro. Le premier promet mille maux au capitalisme, le second le rassure. (…) Si tout le monde a bien compris que François Hollande n’est ni Georges Marchais ni Ernesto Che Guevara, il n’en reste pas moins qu’en cas de victoire il devra donner des gages à cette gauche radicale qui l’observe d’un œil soupçonneux. Et c’est là que tout se complique. (…) La gauche au pouvoir est condamnée à ces perpétuels arrangements. Or, conclut Le Figaro, la crise ne réclame ni demi-mesures, ni faux-semblants, ni double langage mais exige tout simplement de la cohérence. C’est ce que rappellera ce soir Nicolas Sarkozy en se lançant dans la bataille. »

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Commentaires (1)
Notre Président s'est enfin déclaré
Voilà une bonne nouvelle, pour ma part cela fait aucun doute il n'y à que lui qui peut faire face aux difficultés mondiales , nous avons pas à entendre tous les blablas des autres. Alors tous avec moi votons Mr SARKOZY
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