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samedi 18 février 2012
L’Association des Producteurs de la Sissili pour l’Ecogestion des Ressources Naturelles
Par Sayouba Traoré

La province de la Sissili est située dans le sud du Burkina Faso. Dans cette zone, les précipitations annuelles sont comprises entre 900 et 1400 mm. Les sols sont pauvres en matières organiques et en potassium, et le couvert végétal est constitué par une savane principalement arborée. On assiste cependant à un certain déboisement du fait des nombreuses jachères, de l’ampleur des feux de brousse, des défrichements incontrôlés et dles occupations démesurées. Cette déforestation vient donc perturber un équilibre qui était déjà fragile, avec des répercussions sur la vie dans les villages. Pour y faire face, les fils de la région ont créé en 1998 l’Association des producteurs de la Sissili pour l’Ecogestion des Ressources Naturelles, ou APSERN. L’action a commencé dans la capitale provinciale Léo. Elle prend la suite d'un projet de développement rural de la Siisili financé par l’Union Européenne. Un tour d’horizon dans la ville de Léo, chef-lieu de la province, et dans les villages de Yelbouga et Pissay.

Invités :
- Abdoulaye Ouédraogo, président de l’APSERN
- Sankara Boukari, technicien agricole, chargé de suivi au sein de l’APSERN
- Paul Simporé, coordonateur APSERN pour la province de la Sissili
- Bia Kanonga, présidente du groupement des maraîchères du secteur 1 de Léo
- Nignan Hadiza, présidente du groupement des femmes du village de Yelbouga
- Nacro Karim, producteur dans le village de Pissay.

Fiche Pays :
Commentaires (1)

Félicitations et encouragements

Je suis vos émissions de temps en temps depuis le Darfour au Soudan lorsque le temps me le permet. Aujourd'hui 18 Février 2012 j'ai franchement savouré ce reportage sur votre visite dans la Sissili. Au-delà du thème traité qui a toute sa pertinence, c'est la technique de l'interview qui m'a fasciné. Celle là qui, face à nos frères et soeurs de la campagne que l'on sait généralement timides devant un microphone, consiste à mettre l'interviewé/e à l'aise par de petites questions de taquinerie afin de lui soutirer des informations bien précieuses que l'on n'obtiendrait jamais en posant des questions directes, brusquantes.
Je resentais dans l'interview que c'est tout décomplexé et en toute humilité que vous détenteur du savoir moderne et surtout de cet outil étrange que représente un microphone, avez abordé ces femmmes. Vous avez su vous mettre au diapason des personnes en face de vous, réussi avec brio à briser leur torpeur et leur gène de parler devant les hommes. Vous les avez valorisées et mises en confiance. En somme ce sont là de bonnes lecons (pardon, le clavier de mon ordinateur est allemand et n'a pas de c cédille) de sociologie et de techniques d'enquêtes socio-économiques que nos jeunes frères étudiants gagneraient à apprendre et assimiler.
Ceci dit, bon vent à votre émission et à vous même.

Emmanuel Somé

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