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    Le made in France, un vrai pari économique ou un argument électoral?

    Le « made in France » est sur toutes les lèvres. Mais avant que les politiques s’en emparent, le sujet était déjà dans l’air du temps. Les produits tricolores sont recherchés par les étrangers, mais quelle image ont-ils auprès des consommateurs français ? L’étiquette « fabriqué en France », fait-elle vendre ? Et à quel prix ?

     

    Vaste programme
    « Produire en France » : est-ce la dernière mode ou une véritable réalité économique ? C’est un peu les deux. Dans la campagne pour l’élection présidentielle 2012, ce sujet est vu comme un rempart face à la crise, pour contrer les délocalisations, ou encore sauver l’industrie française. Mais avant que les politiques (et les médias) n'en parlent, le thème « fabriquer et consommer français » revenait déjà de temps à autres, à coups d’événements ou de salons. Ainsi que dans la blogosphère. Et ce sont les réseaux sociaux qui ont vu naître cette nouvelle tendance, que l'on retrouve aussi dans le mouvement des « locavores ».Sous ce vocable un brin rapace se cacheun mouvement qui prône la consommation de nourriture produite dans un rayon allant de 100 à 250 kilomètres maximum autour de son domicile.
     
    Le «  fabriqué en France », est un vrai enjeu économique si l’on se donne les moyens pour le faire. Chacun à son niveau : les instances de l’Etat, les grands industriels, les chefs d’entreprises, et les consommateurs. Ils s’accordent tous à dire qu’un nouveau phénomène est en train de naître. Edouard Barreiro, directeur du département d’Etudes d’UFC « Que Choisir » est formel : « les associations de défense des consommateurs commencent à peine à l’étudier. Et la question fondamentale qu’elles se posent c’est : qu’est-ce qu’on vend au consommateur quand on lui dit que c’est du « made in France » ? Quelle est la légitimité du produit, quelle est l’attente du client ? »
     
    Un label d’origine
    Le client cherche des garanties, des références. Et un label, pourquoi pas, qui définirait la conformité avec les références requises ou le pays d’origine. Mais suffisamment souple pour libérer l’innovation. Un peu comme les appellations d’origine contrôlées dans le monde viticole français… mais en mieux ! Depuis 2008 un label « Origine France Garantie » existe. Il est attribué par une association privée, Pro France, qui dispose de moyens de contrôle et de certification. Jacques Martin-Lalande, le vice-président de l’association, estime qu’entre 10 et 20 dossiers sont présentés chaque semaine en vue de l’attribution du précieux sigle : « la règle générale veut qu’au moins 50% de la valeur ajoutée du produit, ainsi que les opérations essentielles pour son élaboration soient faites en France. Les associations de consommateurs sont consultées pour élaborer les références spécifiques pour chaque secteur industriel. » Mais après quatre ans d’existence « Origine France Garantie » n’a réuni qu’une centaine de membres : marques, PME, fournisseurs. Peut être faudrait-il accélérer le mouvement, définir les cibles, communiquer.
     
    A l’international, la France excelle dans la mode, les vins et les spiritueux, et les parfums. Ajoutons à cela le TGV et l’aérospatial. Mais elle peut trouver d’autres domaines de développement. Tout dépend comment sera redéfinie la politique industrielle du pays.

     

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