2 - Quelle géopolitique pour les TIC, les technologies de l'information et de la communication? - RFI

 

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Il s’agit d’une petite fille âgée de 2 ans, originaire de la ville de Kayes, dans l’ouest du pays. Elle revenait de Guinée. Sa famille l’a amenée spontanément à l’hôpital après les premiers symptômes. Les analyses ont confirmé, ce jeudi 23 octobre, qu’elle était porteuse du virus Ebola.

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Atelier des médias

2 - Quelle géopolitique pour les TIC, les technologies de l'information et de la communication?

2 - Quelle géopolitique pour les TIC, les technologies de l'information et de la communication?
 

C'est à cette question que nous avons tenté de répondre à l'occasion d'une table ronde co-organisée par l'Atelier des médias à Grenoble dans le cadre du festival de Géopolitique 2012. Une rencontre très riche en compagnie de Francis Pisani, Pierre Buhler, Olivier Kempf et Jean-François Fiorina.

Quand on sait que la première capitalisation boursière au monde est Apple, une entreprise d'informatique.

Quand on sait que la première fortune mondiale est mexicaine et bâtie dans les télécommunications, je parle de Carlos Slim.

Quand, comme chacun, on a pu assister aux révolutions iranienne en 2009, puis tunisienne, égyptienne, libyenne, yéménite, syrienne. Quand, comme moi, on a suivi en direct des manifestations à Tunis, Homs, New York, filmées sur un téléphone portable ou twittées.

Quand, à la Défense, à Wall Street, à Madrid, à Athènes, à Bucarest, à Washington, à Belgrade, des groupes manifestent avec les mêmes slogans, les mêmes outils, les mêmes références, notamment Stéphane Hessel pour les indignés et l'auteur anonyme de L'insurrection qui vient pour les #occupy.

Quand on réalise que si Facebook était un Etat, il représenterait le troisième du monde avec sa population de 800 millions d'utilisateurs derrière la Chine et l'Inde. Un Etat particulièrement bien documenté sur sa population, c'est le moins qu'on puisse dire.

Quand on pense à la relation tumultueuse entre Google, une entreprise, et la Chine, un Etat. Une relation ponctuée de batailles, d'attaques, de menaces une relation entre entités souveraines et puissantes.

Quand, enfin, on songe aux câbles sous-marins et terrestres d'internet qui sont devenus une des données indispensables à la compréhension et l'analyse du monde actuel et de son économie.

Quand on envisage tout cela et des dizaines d'autres faits et phénomènes, on comprend l'importance pour la science géopolitique d'intégrer ces nouvelles réalités dans ses analyses et on s'étonne de la place encore trop modeste accordée aux TIC dans cette discipline. Profitons donc de cette rencontre pour poser quelques éléments et contribuer à une géopolitique des technologies de l'information et de la communication.


Nos invités étaient :

§ Francis Pisani qu'on ne présente plus

§ Pierre Buhler, diplomate de carrière, professeur de Relations internationales. Il vient de publier La puissance au XXIème siècle, un essai sous-titré Les nouvelles définitions du monde aux CNRS éditions. 

§ Olivier Kempf, militaire de formation et de carrière, géopolitologue et enseignant à Sciences Po Paris. Blogueur sur EGEA. Il a dirigé récemment un ouvrage collectif sur la cyberstratégie.

§ Jean-François Fiorina, directeur de l'Ecole Supérieure de Commerce de Grenoble, blogueur et auteur d'une lettre hebdomadaire d'information sur la géopolitique.

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