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Chronique de Jean-Baptiste Placca

L’Afrique et la présidentielle en France

Jean-Baptiste Placca
L’Afrique et la présidentielle en France
 

D’ordinaire si friande de tout ce qui touche à la vie politique française, l’opinion, dans les pays francophones d’Afrique, affiche un détachement, une mystérieuse indifférence, par rapport à la campagne pour la présidentielle 2012 en France.

Ce désintérêt est d’autant moins anodin que, dans ces Etats, même les élites formées en France préfèrent, de plus en plus, envoyer leur progéniture poursuivre leurs études au Canada ou aux Etats-Unis.

Du discours de François Mitterrand, en juin 1990, à La Baule, aux « leurres et lueurs » de « la rupture » de Nicolas Sarkozy, en passant par le virtuel plan Marshall pour l’Afrique de Jacques Chirac, l’Afrique a appris à ne plus rien attendre du locataire de l’Elysée.

Jusqu’à présent, l’intérêt de ces populations pour la politique française résultait de l’ascendant manifeste qu’avait – et a encore – Paris sur nombre de dirigeants de ses anciennes colonies et pays sous tutelle. Et l’on ne parle pas que des despotes avérés, à qui la France, maintes fois, a pu sauver la mise.

La partie la plus éclairée de l’opinion africaine a accueilli, comme de simples confirmations, les confessions affligées de Robert Bourgi sur les pratiques de ce qui reste des « réseaux Foccart ». Certains de ces réseaux, qu’il faut bien appeler politico-maffieux, ont pu contrarier les aspirations des peuples, donc, leur destin. Que des dirigeants africains aient pu souscrire, auprès de ces réseaux, une assurance-vie au pouvoir est une évidence, et il est bien regrettable que Robert Bourgi n’ait conservé aucune preuve de ce qu’il sait. De ce qu’il dit savoir.

Est-ce un hasard, si la plupart des grandes affaires de corruption, jugées en France, ces dernières années, prennent leurs sources en Afrique, ou y ont un prolongement ? Elf, Angolagate… et tout ce qui ne remontera jamais à la surface ! C’est justement parce que toutes ces affaires ont aussi des ramifications politiques dans l’Hexagone, que beaucoup, sur le continent, prient pour que se poursuive la moralisation de la vie politique, en France. Peu importe que cela vienne des juges ou de la volonté politique du locataire de l’Elysée ! Cette moralisation peut aider, de manière substantielle, à l’ancrage de la démocratie et de l’Etat de droit dans ce que l’on appelait naguère le pré carré français.

Pour le reste, les peuples sauront s’occuper eux-mêmes des dirigeants qui les oppriment, dès lors que ceux-ci ne pourront plus compter sur des réseaux extérieurs. Les avancées démocratiques et les progrès économiques sont plus faciles, lorsque ceux qui ont en charge la gestion des Etats savent devoir des comptes d’abord et avant tout à leurs peuples.

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