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    A la Une, l'affaire Merah en question(s) :

    AFP

    L’itinéraire du tueur de Toulouse, Mohamed Merah est, une fois encore, décortiqué en profondeur par les journaux français, qui cherchent à comprendre comment ce jeune Français d'origine algérienne en est arrivé à de telles extrémités dans la violence et l’effroi.

    « Comment devient-on Mohamed Merha », se demande ainsi, en Une, Libération. Réponse du quotidien : Mohamed Merah est un « enfant des écoles et des prisons de la République, de la justice et des systèmes sociaux de la République, insiste le journal, qui ajoute : rien n'autorise à stigmatiser une communauté ou une religion ».

    Pourquoi cette insistance ? Parce que le député Jacques Myard, avec trois autres de ses collègues de l’UMP, veut une « révision du code de la nationalité », car, dit-il, le tueur n'aurait eu de Français, « que ses papiers d'identité ». « Echo ignoble et hystérisé à Sarkozy […] qui trouvait récemment qu'il y avait trop d'étrangers en France », s’indigne Libération, selon lequel Mohamed Merah était, certainement, « un monstre, mais un monstre français et les monstres révèlent aussi la fabrique d'un pays ».

    Présidentielle : stratagème sarkozyste

    Sitôt l'assaut final donné contre Mohamed Merah, le président Sarkozy est intervenu solennellement à la télévision pour annoncer que, bientôt, « toute personne qui consultera de manière habituelle des sites internet qui font l'apologie du terrorisme ou qui appellent à la haine et à la violence sera punie pénalement ».

    « Sarkozy remet la sécurité au cœur de la campagne », lance Le Parisien-Aujourd’hui en France. Ce faisant, le président candidat « place le Parti socialiste face à un piège. Refuser, c’est donner un coup de canif à la concorde nationale. Accepter, c’est donner raison au gouvernement. Sarkozy sait qu’avec la sécurité il joue sur son terrain », décrypte le journal.

    Justement, François Hollande « ne compte pas tomber dans le piège que lui tend le président sortant, poursuit Le Parisien. Le candidat socialiste compte dans son entourage plusieurs élus sans complexe sur le sujet […] Après avoir promis […] que la République rattraperait « les petits caïds », Hollande réaffirme sa fermeté, mais il n’envisage pas pour autant d’en promettre davantage ».

    « On ne se refait pas, soupire Le Monde ! Nicolas Sarkozy a appliqué une nouvelle fois […] la règle immuable qui a été la sienne depuis dix ans, au ministère de l'Intérieur puis à l'Elysée : un drame = une loi pénale. Les critiques ont beau s'être multipliées contre ces législations d'émotion et de circonstance, il n'en a cure ». Or, complète le quotidien du soir, « la jurisprudence du Conseil constitutionnel ou de la Cour européenne des droits de l'homme est constante : toute limitation de la liberté d'expression doit être strictement encadrée ».

    Dans les sondages, en tout cas, Nicolas Sarkozy et François Hollande « sont désormais au coude à coude », souligne Le Figaro, qui y voit une « nouvelle donne » à un mois du premier tour. « Des tendances se confirment », note le quotidien. La première, c’est le « rapprochement des courbes » des deux favoris de l’élection. La seconde, est qu’au second tour, François Hollande « l’emporterait toujours » face à Nicolas Sarkozy, concède Le Figaro.

    Sénégal – Mali : défis démocratiques

    Contrairement au premier, le second tour dimanche, au Sénégal, aura, jusqu’ici, été précédé d’une période de « calme relatif », souligne Libération, qui illustre son reportage à Pikine, faubourg de Dakar, d’une photo de Macky Sall, boubou blanc, salut à la foule, déambulant dans les rues de la capitale sénégalaise. La participation n’a atteint que 48% au premier tour, mais « avec 500 000 cartes d’électeurs non distribuées et les 130 000 morts qui figurent toujours dans le fichier électoral, l’abstention a été beaucoup plus faible qu’annoncée », souligne l’ancien Premier ministre, « élu de l’opposition », lance Libération. Quant au président sortant, il « n’imagine pas la défaite, de même qu’on n’imagine pas que le ciel vous tombe sur la tête », dit Abdoulaye Wade à Libération.

    Au Mali, pendant ce temps, la situation demeure « confuse » à Bamako, la capitale, relate Le Parisien, qui s’interroge encore sur les intentions des putschistes et sur le sort du président déchu.

    En résumé, « les Sénégalais vont élire demain leur président. Leurs voisins du Mali auraient dû en faire autant dans quelques semaines, regrette Sud-Ouest. Hélas, un putsch militaire vient de renvoyer vingt ans en arrière un pays qui avait pourtant beaucoup progressé sur le chemin de la démocratie ». Quand au Sénégal, « l'entêtement du vieil Abdoulaye Wade […] à rester à son poste quitte à tripoter la Constitution, a débouché sur la plus vilaine campagne électorale depuis l'indépendance. Le Mali, dont le président s'apprêtait, contrairement à son collègue sénégalais, à passer la main dans le respect du contrat passé avec le peuple, pouvait suivre le même chemin, voire montrer l'exemple. C'était compter sans un contexte régional ravageur qui aura eu raison de sa stabilité », se désole Sud-Ouest.


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