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    «Le gouvernement est enfin là. Le président de la République, chef de l'État, a enfin signé l'ordonnance. Donc aujourd'hui, le gouvernement ayant été constitué, on se mettra bientôt au travail», a déclaré à la presse le Premier ministre Sylvestre Ilunga, lui-même nommé le 20 mai 2019.

    «Le Rejet français de l’islam. Une souffrance républicaine» de Henri Goldman

    L'écrivain, Henri Goldman. RFI/Alain Renon

    L’islam pose-t-il problème(s) à la République française ? Sans le moindre doute, pour Henri Goldman. A l’évidence, quand on lit ou relit bon nombre des discours politiques de ces 10 à 15 dernières années. Encore plus certainement, si l’on s’en réfère aux deux lois, qui jalonnent ce passé récent : loi du 15 mars 2004 interdisant les signes religieux ostentatoires à l’école publique ; loi du 14 septembre 2010, interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public.

    Ni l’une ni l’autre ne mentionne explicitement, dans son intitulé, la cible principale. Mais aussi bien les débats et polémiques, qui ont entouré leurs rédactions, que l’objectif « républicain » affiché ne laissent planer le moindre doute. La première vise principalement le foulard islamique ; la deuxième pointe prioritairement le « niqab » ou voile intégral. En clair, deux signes distinctifs.

    Le défi de la tolérance

    « Le Rejet français de l’Islam. Une Souffrance républicaine », d’Henri Goldman aux édition Puf 2012. DR

    S’agit-il pour autant de deux témoins flagrants d’un islam intrusif, incompatible avec la « pensée radicale » française, qui réclame une privatisation totale des convictions religieuses ? L’auteur, né et domicilié à Bruxelles, sensibilisé aux questions d’immigration et d’inter culturalité (1) ne le croit pas. Ces signes sont d’abord et « inextricablement lié[s] à la question sociale ». Celle de populations étrangères, principalement émigrées des anciennes colonies françaises d’Afrique du Nord, dans les années 1960.


    Foulard, calotte, « qamis » ou djellaba, que ces migrants économiques rendent visibles en France, constituent donc moins des revendications religieuses que des expressions de la culture d’origine. Signes de reconnaissance aussi, que seule l’acculturation de ces hommes puis de ces familles, fait disparaitre ou accommodent à la terre d’accueil. Peu à peu.

    A condition que ce temps de l’intégration leur soit donné. Or, constate Henri Goldman, la France exige leur assimilation, quasi instantanée. De même qu’elle « racialise » l’islam, en superposant encore et toujours religion et origine, musulman et immigré.

    Le 11 septembre 2001, évidemment, mais aussi et plus encore la crise économique profonde et durable, ont aggravé les choses. En rendant les lendemains incertains et en entamant profondément la confiance dans la capacité du « modèle français » à séduire et à emporter l’adhésion.

    Ces réalités valent, certes, pour tous les pays européens, sinon occidentaux, mais il y a bien un « rejet français » de l’islam. La France, seul pays de l’UE à avoir, à ce jour, voté des lois spécifiques sur le foulard ou le voile intégral, comme anticipations nécessaires à un envahissement humain, culturel, religieux. Au risque d’une ghettoïsation de la diversité, d’une radicalisation des exclu(e)s (réels ou ressentis) de la laïcité républicaine, au nom d’une menace sécuritaire (2) et/ou identitaire, pour une large part fantasmée, qui hypothèque la construction paisible, démocratique et moderne, de l’islam français.

    (1)Henri Goldman est le fondateur et rédacteur en chef de la revue belge Politique. Il dirige également Migrations Magazine. Il a participé en 2009 aux «Assises de l’interculturalité» initiées par le gouvernement fédéral, en sa qualité de responsable du département « Migrations » du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme (organisme public).
     
    (2) Le livre a été écrit - et l’entretien réalisé- avant les tueries de Toulouse et Montauban, dites « affaire Merah ».

     

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