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    RDC : la nostalgie des exportateurs de diamants

    Wikimedia Commons

    Les exportateurs de diamants du Congo-Kinshasa ont la nostalgie du bon vieux temps où il suffisait de mettre quelques pierres brutes dans son sac et de prendre l’avion direction Anvers en Belgique, la place forte du marché. C’était il n’y a pas si longtemps, une dizaine d’années.

     

    Depuis, est intervenue la certification Kimberley pour écarter les diamants du sang. C’est le ministre lui-même ou son secrétaire général qui signe pour chaque colis. Et puis surtout, depuis un an et demi est entré en vigueur le passage obligatoire par le CEEC, le Centre d’évaluation, d’expertise, et de certification. Il est maintenant totalement interdit de sortir une pierre brute du pays. Dans ce centre, elle subit la désoxydation ; un bain d’acide pour la nettoyer et l’évaluer. Le tout taxé entre 5% et 6% de la valeur. La désoxydation étant elle-même aux frais de l’exportateur.

    Une Commission nationale de lutte contre la fraude a également été mise en place. Parmi ses moyens, un procédé efficace : la délation. On les appelle pudiquement les « aviseurs », ceux qui peuvent dénoncer anonymement une exportation illicite. En cas de saisie, généralement à l’aéroport, l’aviseur touche 20% de la valeur et peut faire ainsi fortune.

    Trois scanners ont été commandés récemment pour faire la chasse aux contrevenants. Plus de contrôle, plus de paperasses, plus de taxes, le tout pour alimenter les finances publiques. Le ministère des Mines planche actuellement sur une révision du Code minier, cela ne concerne pas seulement le diamant, mais tous les minerais. Là encore, il s’agit de contribuer davantage aux finances publiques. Par exemple, on veut faire sauter une clause de l’actuel Code qui dit que toute nouvelle taxe ne s’applique pas aux miniers si elle leur est défavorable, or la RDC est entrée récemment dans l’ère de la TVA à 16%... Sur des diamants cela peut faire mal.

    Mais les diamantaires ont encore de beaux jours devant eux. Bientôt la fin de la saison des pluies, l’activité reprend de plus belle pour ces pierres qui vont soit en bijouterie, soit dans l’industrie selon leur qualité.


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