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vendredi 27 avril 2012
Le journal de campagne du vendredi 27 avril
Nicolas Sarkozy et François Hollande.
Nicolas Sarkozy et François Hollande.
Reuters/Montage Anthony Terrade
Par Liza Chaboussant

J - 9 avant le second tour de la présidentielle en France. Retrouvez chaque jour les temps forts de la campagne. A la Une, François Hollande et Nicolas Sarkozy sur le même plateau de télévision ce jeudi soir mais pas à la même heure.

Le grand débat de l'entre-deux tours aura lieu mercredi prochain à la télévision et à la radio.La soirée de jeudi fut en quelque sorte un tour de chauffe pour les deux finalistes.

Quarante-cinq minutes chacun, sous le feu des questions des journalistes de France 2.
Première question posée à François Hollande : dans quel état d'esprit vous sentez-vous à dix jours du second tour ? « confiant » et « mobilisé », a répondu le candidat socialiste. « Toutes les conditions sont réunies pour gagner, mais nous n'avons pas encore remporté l'élection. Mais c'est vrai que le mouvement est en notre faveur », a-t-il dit.
Même question posée à Nicolas Sarkozy 3/4 d'heure plus tard : « je suis déterminé, la France n'a pas le droit à l'erreur, donc, je me suis engagé comme peut-être je ne me suis jamais engagé », a confié le candidat de l'UMP.
 
Sarkozy en position de challenger
 
Nicolas Sarkozy déterminé, mais le chef de l'Etat sortant est aussi apparu agacé par un certain nombre de sujets. A peine assis sur sa chaise, il a une nouvelle fois regretté qu'il n'y ait qu'un seul débat avant le second tour. Il s'en est aussi pris aux règles de l'égalité du temps de parole, jugeant anormal qu'il ait eu autant de temps de parole que Jacques Cheminade durant la campagne officielle, alors qu'il est le président sortant.
 
L'objectif de cette soirée pour les deux candidats, c'était bien sûr de tenter de convaincre les indécis et les neuf millions d'électeurs de Marine Le Pen et de François Bayrou. L'ex candidat centriste, qui a recueilli 9% des voix dimanche dernier, a envoyé une lettre aux deux finalistes mercredi, lettre dans laquelle il détaille ses priorités pour les cinq ans à venir. François Hollande a lu cette lettre, et il en pense beaucoup de bien.
 
Juppé ou Ayrault à Matignon ?
 
Les législatives du mois de juin ont également été abordées. François Hollande est favorable à un accord avec le Front de Gauche dans les circonscriptions menacées. Quant à Nicolas Sarkozy, il n'a pas exclu que « les électeurs UMP soient invités à voter blanc ou à s'abstenir en cas de duels Front National-Parti socialiste, en fonction de la personnalité du candidat PS ».
 
Les interviews des deux hommes se sont terminées sur la même question : quel premier ministre en cas de victoire le 6 mai ?
 
Nicolas Sarkozy et François Hollande n'ont pas répondu, rappelant qu'en France, les électeurs ne se prononcent pas sur un tandem ou un ticket à l'américaine. Ce qui ne les a pas empêché de donner des pistes. Confirmant qu'il nommerait en cas de victoire un Premier ministre socialiste, le député de Corrèze a dit « qu'il avait des noms en tête »: « Ils sont tout à fait talentueux et respectables », interrogé sur Jean-Marc Ayrault ou Martine Aubry. Interrogé lui aussi sur le choix d'un futur Premier ministre en cas de réélection, Nicolas Sarkozy a parlé d'un « homme d'expérience » pour succéder à François Fillon, sans en dire plus.
 
Hollande toujours élu pour les sondeurs
 
Il est encore trop tôt pour connaître l'impact de cette émission sur l'opinion, mais pour l'heure, tous les sondages continuent d'aller dans le même sens. Les instituts TNS Sofrès, CSA et BVA donnent tous les trois une large avance à François Hollande, qui serait élu le 6 mai avec entre 54 et 55% des suffrages.
 
On termine avec l'agenda du jour. Et le programme des deux hommes est assez comparable : ils sont tous les deux les invités d'une même radio, mais pas ensemble évidemment. Et ils sont en déplacement et en meeting tous les deux dans le centre de la France : Dijon pour Nicolas Sarkozy, Limoges pour François Hollande, qui profitera de son passage dans la région pour passer au Printemps de Bourges.

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(2) Réactions

bien vu

Je n'ai rien compris mais il a raison

L’histoire se répète –rarement les circonstances…

Dans ‘’Coulisses de Campagne Présidentielle 2012’’ Charles Jaigu accorde le bénéfice de la surprise à Nicholas Sarkozy en comparant les élections surprenantes de Gerhard Schröder(réélu en 2002 grâce aux inondations), José-Luis Zapatero (élu après les attentats terroristes à Madrid, en 2004)
et Harry Truman(donné toujours battu dans les sondages et les commentateurs -il fît finalement largement élu). Il faudra espérer que l’histoire se répète, car il est vrai que l’histoire ne fait souvent que se répéter. Toutefois, rare est une histoire qui se répète de manière similaire et dans des circonstance similaires d’un bout du monde à un autre : la France n’est pas l’Allemagne, l’Espagne…encore moins les USA ; Schröder, Zapatero ou Truman n’est pas Sarkozy…

Tout compte fait, le président sortant est dans une position inconfortable. Il faudra des circonstances toute à fait particulières pour changer le cours de cette élection mais ces circonstances paraissent improbables. La stratégie optée par les deux camps décidera le résultat final. Il faudra espérer une éventuelle moindre erreur de la part l’un ou l’autre des adversaires (cet élément de circonstance a la possibilité de basculer le résultat final avant le dernier coup de filet).

Alors compte tenu de ce qui précède, ne comptez pas sur les hasards de circonstance… Le temps que Truman a vécu n'est pas celui que Sarkozy vit. De même, les circonstances que traverse Sarkozy ne sont pas les mêmes que ceux traversé par Truman...

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