J - 4 avant le second tour de la présidentielle en France. Jusqu’à dimanche, retrouvez les temps forts de la campagne électorale. A la Une, 20 millions de téléspectateurs devraient regarder le même programme ce mercredi soir. C’est en effet le jour du grand débat télévisé, le seul, l’unique, entre les deux finalistes.
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Pendant deux heures et demie, Nicolas Sarkozy et François Hollande vont confronter leurs points de vue et leurs propositions sur les questions économiques (la dette, le chômage notamment), les questions de société comme l’immigration, leur style de présidence et les dossiers internationaux, la situation en Afghanistan et la lutte contre le terrorisme principalement.
D’après les politologues, ce débat rituel ne fait généralement bouger l’électorat qu’à la marge. Il n’empêche, les deux finalistes s’y préparent depuis plusieurs jours et jusqu’à la dernière minute. Les deux hommes ont bien pris soin de ne rien programmer à leur agenda ce mercredi.
François Hollande se dit prêt à un débat « rugueux », même s’il ne veut pas « d’un match de boxe » face à Nicolas Sarkozy, dont l’énergie et la combativité sont des traits de caractère unanimement reconnus.
L’UMP veut croire à un tournant
A droite aussi, on attend beaucoup de ce débat, alors que le président sortant est toujours dans la position du challenger.
Dans un dernier sondage BVA pour la presse régionale et RTL, Nicolas Sarkozy a toujours beaucoup de retard sur François Hollande, qui l’emporterait dimanche avec 53,5% des suffrages. Le président sortant excelle dans l’exercice, à tel point qu’il avait réclamé trois débats, sûr de lui, certain de prendre l’ascendant. Il n’y en aura donc qu’un seul. Jean-François Copé, le patron de l’UMP, s’en contentera. Pour lui, ce face-à-face présentera l’« énorme avantage » d’obliger le candidat socialiste « à sortir de sa planque, à devoir répondre à des questions par oui ou par non. Et non pas à être sans arrêt comme une anguille, à dire à chacun ce qu’il a envie d’entendre ».
Ce mardi, les équipes de campagne des deux candidats se sont rendues sur le plateau où aura lieu ce débat, afin de régler les derniers détails.
19° sur le plateau, des chaises plutôt que des Fauteuils
Manuel Valls et Franck Louvrier, chargés de la communication des deux finalistes, ont joué les doublures.
La température sera de 19 degrés, chaque candidat aura un ventilateur placé sous la table et des règles strictes de réalisation ont été adoptées, ainsi il n’y aura pas de plans de coupe sur un candidat lorsque l’autre parlera.
« Les deux candidats ne voulaient pas des fauteuils qu’on avait choisis, ils préféraient des chaises, donc sans accoudoir, réglables en hauteur, sans roulette et ne pivotant pas », a expliqué Thierry Thuillier directeur de l’information de France Télévisions.
2 mètres 50 sépareront les deux hommes. Il n’y aura pas de public.
Le débat sera mené par deux journalistes, Laurence Ferrari et David Pujadas, qui promettent de laisser débattre les deux finalistes.
Nicolas Sarkozy et François Hollande ne se croiseront pas dans les coulisses. Ils se serreront la main juste avant la prise d’antenne.
A 21 heures, quand l’émission débutera ils seront assis, prêts à débattre.
Sachez que RFI et France 24 vous proposent de suivre ce débat en intégralité, nous vous donnons rendez-vous dès 18h45 TU sur toutes nos antennes.
Qu’en pensera Bayrou ?
Dans la foulée de ce débat, il y aura bien sûr de nombreuses réactions. On attend notamment celle de François Bayrou. Le centriste, qui avait recueilli 9% des voix au premier tour, a indiqué qu’il donnerait sa position ou une consigne de vote à l’issue de ce débat.
Marine Le Pen, elle, a choisi de ne pas choisir. Mardi, elle a indiqué qu’elle voterait blanc dimanche, laissant ses 18% d’électeurs libres de leur choix. Pour certains, il faudra voter pour François Hollande en espérant une explosion de l’UMP et une alternance incarnée par Marine Le Pen.
Mais pour le président du comité de soutien à Marine Le Pen, Gilbert Collard, pas question de voter Hollande. Il attend un signe de la part de Nicolas Sarkozy, ce sera peut-être pour ce mercredi soir.

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L’élection présidentielle française est suivi avec le maximum d’attention et d’inquiétude en Afrique, notamment dans les milieux des anciens combattants, de la jeunesse mais aussi étatiques.
1°) L’Attention exprime le souhait de voir la réélection de Sarkozy qui a marqué par l’influence et compétence de la diplomatie française l’histoire actuelle de l’Afrique. La diplomatie française a jouée un rôle du premier plan dans le processus de la démocratisation de l’Afrique. Elle a été le porte flambeau des aspirations démocratiques de la jeunesse africaine. Mr Sarkozy a débarrassé aux africains tous ceux qui s’opposaient et empêchaient la démocratisation de l’Afrique. Il doit être réélu pour finir son œuvre de démocratisation de l’Afrique ; il reste encore de dictateurs et de mal élu.
2°) L’inquiétude va sur une éventuelle élection de François Holland qui est vu en Afrique comme le monsieur à tout détruire. Son élection sera négativement perçue par la jeunesse africaine qui voit ses efforts fournis pendant de longues années pour la démocratisation de l’Afrique tomber à l’eau. La jeunesse actuelle de l’Afrique est hostile au système socialiste qu’elle considère d’ailleurs comme source de problèmes et de tous les maux que souffre le continent jusqu’ici. L’image de Holland vue par la jeunesse africaine est une mauvaise représentation tant sur le plan politique que sur celui économique et social. Il n’est pas le bien venu.
Je pense qu’il serait important de comprendre l’inquiétude de la jeunesse africaine face à toute éventuelle élection de Holland. Cela va non seulement pas sur son rang social mais plus tôt de sa culture et de ses aspirations politiques. Sa maison politique a laissée de très mauvais et amers souvenirs dans la vie politique, économique et sociale en Afrique. Elle fut l’objet de fabrication de tous les dictateurs et tyrans que le continent a connu des indépendances. Il suffit juste de procéder par comptage arithmétique des pays africains dirigés par les deux tendances Libérale et Socialiste pour voir aussitôt la différence dans la gestion des affaires administratives, politique, économiques et sociales.