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vendredi 04 mai 2012
Le journal de campagne du vendredi 4 mai
Reuters
Par Liza Chaboussant

J - 2 avant le second tour de la présidentielle en France. Voici le dernier journal de campagne avant le vote de dimanche. A la Une de ce vendredi, les ultimes sondages, les derniers meetings, et la surprise Bayrou.

Le président du Modem, arrivé cinquième du premier tour avec 9% des voix, avait promis qu’il donnerait son sentiment à l’issue du débat télévisé entre François Hollande et Nicolas Sarkozy. Il l’a donc fait ce jeudi, après une réunion de son comité stratégique de campagne à Paris.

Dans une courte intervention de quelques minutes, François Bayrou a jugé inenvisageable de voter pour Nicolas Sarkozy, dont il a dénoncé la campagne violente, en contradiction avec ses valeurs « et celles du gaullisme et de la droite sociale ». Dans la foulée, il a annoncé son vote pour dimanche : « je ne peux pas voter blanc, cela serait de l’indécision (...) Reste le vote pour François Hollande, c’est le choix que je fais ».
 
François Bayrou n’a pas pour autant donné de consigne de vote à ses électeurs du premier tour, et laisse chacun choisir « en conscience » son attitude, dans le secret de l’isoloir dimanche.
 
Deux cadres du Modem seulement pour Sarkozy
 

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Quelque deux cents cadres du Modem étaient rassemblés, et ils ont tous quasiment fait le même choix. Car deux seulement ont déclaré vouloir voter pour Nicolas Sarkozy, une quarantaine penchent plus pour le vote blanc, et tous les autres se sont prononcés en faveur d’une victoire de François Hollande, dont la volonté de rassemblement a convaincu.
 
« Je ne suis pas et je ne deviendrai pas un homme de gauche. Je suis un homme du centre et j’entends le rester », a précisé François Bayrou, arrivé troisième de la présidentielle en 2007 et qui à l’époque avait annoncé qu’il ne voterait pas Sarkozy sans pour autant appeler à voter pour la socialiste Ségolène Royal.
 
« Par ce choix, je rends possible, pour la première fois depuis longtemps, une union nationale » entre la gauche et une partie du centre, s’est félicité le député, immédiatement critiqué par le camp présidentiel, qui a fustigé une décision motivée par le « dépit personnel ». Du côté de l’UMP, on souligne que le vote de François Bayrou ne représente qu’une seule voix, la sienne. Le ministre des affaires étrangères Alain Juppé a jugé parfaitement incohérente la prise de position du centriste.
 
Cerise sur le gâteau pour Hollande
 
François Hollande était en plein discours à Toulouse lorsque François Bayrou a fait sa déclaration. Le candidat socialiste en a bien vite été informé. A peine redescendu de la tribune, il a livré ce premier commentaire : « je respecte son indépendance, sa liberté. Et je ne prends pas ce vote comme un ralliement en aucune façon. C’est au contraire un vote d’indépendance et n’en tirez pas les leçons qui pourraient être faciles », a insisté François Hollande.
 
A noter que ce jeudi, l’ancien candidat sans étiquette Jacques Cheminade a aussi appelé à voter Hollande. Au final, Nicolas Sarkozy n’aura reçu le soutien d’aucun des huit candidats éliminés au premier tour. 
 
Malgré tout, le président sortant a poursuivi sa campagne à Toulon. Il a une nouvelle fois reçu le soutien indéfectible de Bernadette Chirac qui a affirmé que la victoire était « encore possible ».
 
Nicolas Sarkozy quant à lui a mis en avant ce qu’il estime être les succès de son mandat, notamment en matière européenne. « La crise de confiance est derrière nous, a-t-il dit, grâce au traité budgétaire, accord que François Hollande promet de renégocier, « personne ne le suivra » a assuré le président candidat sous les vivats.
 
La promesse de Toulouse
 
Comme le veut la tradition socialiste, c’est à Toulouse que François Hollande a tenu son dernier grand meeting. La place du Capitole était bondée, pour entendre ses ultimes mots de candidat, ses ultimes engagements. « La promesse de Toulouse, c’est que si les Français m’accordent de leur confiance, le président que je serai ressemblera au candidat que je suis : candidat respectueux, candidat rassembleur, candidat normal pour une présidence au service de la République », a-t-il promis.
 
Le candidat socialiste reste serein, car les sondages lui sont toujours favorables. C’est la dernière salve, car à partir de minuit et la fin officielle de la campagne, il sera interdit d’en publier. Dans les six dernières enquêtes réalisées après le débat, l’écart se resserre un peu, mais François Hollande est toujours donné vainqueur avec entre 52,5% et 53,5% des intentions de vote contre 46,5- 47,5% pour Nicolas Sarkozy.
 
A quelques heures de la fin de la campagne, les deux candidats jettent leurs dernières forces, entre interviews et déplacements. Nicolas Sarkozy se rend aux Sables d’Olonne et François Hollande en Moselle, puis en Dordogne. Jean-Luc Mélenchon, le revoilà, fera lui un discours devant les militants du Front de Gauche en fin d’après-midi à Paris.

 

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(1) Réaction

A Hollande et à Sarko

C'est depuis Bamako Mali. Vous n'avez pas dit si oui ou non la France désarmera son MNLA au nord Mali si l'un ou l'autre est élu le 06 Mai.....

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