
Le Burkina Faso était le fer de lance du coton transgénique en Afrique de l'Ouest. Très déçues par les rendements et la qualité de ce coton Bt, les sociétés cotonnières burkinabés reviennent massivement cette année au coton conventionnel.
Le coton transgénique n'a pas tenu ses promesses au Burkina Faso. Grâce à sa résistance aux insectes, il devait donner des rendements 30 % supérieurs au coton traditionnel. Mais cette croissance n'a pas été au rendez-vous. Bien sûr le climat n'a pas été favorable. Mais cela n'explique pas tout, loin de là. Les raisons de l'échec sont inhérentes au coton OGM lui-même. Plus sophistiqué, avec des capsules plus grosses, le coton transgénique ne souffre aucun bricolage, explique Gérald Estur, consultant spécialisé. Il exige une dose très précise d'engrais. Or il n'a pas bénéficié de soins aussi exacts, étant donné l'habitude qu'ont les cotonculteurs de détourner une partie des intrants subventionnés pour les autres cultures, en particulier vivrières, qui n'en bénéficient pas. Mais la plus mauvaise surprise, c'est la baisse de qualité de la fibre.
La semence vendue par Monsanto au Burkina a sans doute été fabriquée un peu trop rapidement. Croisée avec la variété américaine, elle donne certes un coton plus blanc que le coton couleur crème d'Afrique de l'Ouest, mais la fibre est considérablement raccourcie. Or la longueur de la fibre d'un coton fait toute sa qualité en filature. Le coton burkinabé autrefois moyen-haut de gamme comme tout le coton ouest-africain s'est retrouvé au rang bas de gamme du coton pakistanais. Ce qui a déboussolé non seulement les égreneurs mais aussi le négoce, avec à la clé une baisse des prix de 10 % et un gros manque à gagner pour les sociétés cotonnières burkinabé. C'est pourquoi elles rétropédalent cette année.
Les semis vont bientôt commencer et ce seront en majorité des semences traditionnelles, contre 30 % l'an dernier. Les surfaces OGM devraient de leur côté passer de 70 % à 40 %, un très fort recul. En attendant que Monsanto ne trouve une solution pour éliminer le caractère négatif pour la qualité de la fibre de ce coton Bt. Au grand dam des cotonculteurs qui s'étaient habitués à des travaux moins pénibles et moins dangereux pour la santé, puisque le coton OGM demandait beaucoup moins de traitements phytosanitaires que le coton conventionnel.

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(5) Réactions
Cette « information » –
Cette « information » – fondée sur une interview réalisée par une opposante obsessionnelle aux OGM qui en a défini a priori les paramètres – a été démentie dès le 12 mai 2012 par le Premier Ministre, M. Luc Adolphe Tiao, ainsi que par des dirigeants de la SOFITEX.
RFI et la journaliste s'honoreraient de publier, sinon un démenti, du moins un complément de mise au point, au lieu de laisser traîner de la désinformation sur la toile.
La conclusion, selon laquelle
La conclusion, selon laquelle "le coton OGM demandait beaucoup moins de traitements phytosanitaires que le coton conventionnel", n'est pas avérée, et se contente de reprendre la com de Monsanto.
L'exemple des USA, où Monsanto préconise désormais d'utiliser du dicamba et d'autres herbicides en association avec le Round-Up, montre qu'à moyen terme, l'utilisation de pesticides augmente avec les OGM.
Manque de la verite
L'information dans cette article ce n'est pas vrai. Il faut presenter la verite, si non la credibilite du RFI sera effectuee.
out Monsanto
Enfin la biodiversité peut respirer. De toutes les façons c'était prévisible depuis longtemps. Tous savaient que ce serait vendre du sable aux Hommes Intègres que leur miroiter une ère bio-verte qui verrait jamais le jour!
Le CGIAR, l'IFPRI, l'USAID et leurs centres accolytes peuvent se rendre maintenant à l'évidence que notre Biodiversité n'est pas à vendre.
Vive la Biodiversité
allélua
le Burkina s'est enfin ressaisi, même s'il n'est jamais trop tard pour bien faire. le prochain s'agira d'ajouter une
plus-value au coton car nous ne continuerons pas à exporter le coton sans l'avoir transformer chez nous. le souci actuel c'est les dégâts éventuels que ce coton breveté ou du moins coton du nouvel ordre mondial aura causé. bon saison à nos vaillants paysans!