dimanche 13 mai 2012
1 - Tuvalu sera-t-elle la première nation engloutie par la montée du niveau de la mer ?
Manifestation au Sommet de Copenhague, le 9 décembre 2009, pour la sauvegarde de l'archipel Tuvalu.
Manifestation au Sommet de Copenhague, le 9 décembre 2009, pour la sauvegarde de l'archipel Tuvalu.
REUTERS/Bob Strong
Par Anne-Cécile Bras

Tuvalu, composée de 9 îles situées à l’est de l’Australie doit affronter les inondations, les sécheresses, le manque d’énergie et la destruction de sa biodiversité ? Comment ses 11 000 habitants peuvent relever ses défis ?

Invitée : Gilliane Le Gallic, présidente de l’association Alofa Tuvalu.

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(1) Réaction

Avec ou contre la nature ?

A l'écoute de votre émission fort intéressante, je me suis fait la remarque suivante au sujet des mesures à prendre ou déjà prises pour permettre aux populations de rester et de mieux vivre l'évolution climatique avec ses conséquences, entre autres sur le niveau de la mer : Il semblerait que là aussi, l'Homme cherche à dominer et dompter la nature plutôt que de vivre avec elle et de s'y adapter. La construction de digues correspond bien à cela. La peur et surtout l'ignorance font souvent prendre de mauvaises décisions. Ici, la construction de digues qui semblent être efficaces immédiatement, mais qui ont sur le long terme un impact négatif et contribuent à l'érosion des littoraux et à la disparition des plages; alors que comme il a été expliqué, la nature peut dans une certaine mesure palier au problème de la montée du niveau de la mer d'elle même, via l'apport de sable par les vagues.
Renoncer aux digues, mieux répartir la population, en langage moderne on appelle ça le « développement durable" ». Mais n'est-ce pas en vérité de vivre avec la nature plutôt que contre elle qu'il s'agit, de vivre « en harmonie avec la nature » comme savaient le faire les peuples dits premiers ?
Mais c'est sûr que dans le cas des digues, laisser la nature faire ce qu'elle fait très bien, c'est moins impressionnant médiatiquement que de montrer qu'on agit en construisant de belles et grosses digues, travail qui ne serait finalement qu'une nouvelle sorte de supplice de Sisyphe ?
Marc

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