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    A la Une : le génocide rwandais et de mystérieux missiles français

    C’est un document des Nations-Unies qui le révèle. Le journal français Libération se l’est procuré est y consacre l’essentiel de sa Une. « A la veille du génocide (de 1994), 15 (missiles) Mistral (étaient présents) au sein de l’arsenal de l’armée rwandaise. Des armes alors interdites à la vente », lance le quotidien.

    En fait de document, il s’agit d’une « simple liste » établie au moment des faits par la Minuar, la mission d’observation de l’ONU de l’époque, précise Libé.

    Liste qui se trouvait dans les archives des Nations unies, à New York depuis « près de vingt ans ».

    Sur cet inventaire, il est spécifié qu’à la veille du génocide, l’armée rwandaise disposait d’une quantité « indéterminée » de « missiles sol-air de type SA-7 » et de « 15 missiles sol-air Mistral ». Des armes d’origine française.

    Cette liste, qui a été « versée au dossier » d’instruction du juge français en charge de l’affaire, précise Libération, pourrait bien changer le regard jusqu’à présent porté sur cette tragédie.

    Car depuis vingt ans, ceux qui accusent le Front patriotique rwandais de Paul Kagamé, devenu, depuis, président du Rwanda, d’avoir abattu l’avion de son prédécesseur, déclenchant ainsi le massacre, « assènent de manière répétée » que l’armée rwandaise « ne disposait pas de missiles avant le génocide et ne savaient pas s’en servir », rappelle le quotidien français.

    Selon Libé, ce document « relance quelques questions troublantes sur le rôle de la France dans l’attentat qui a coûté la vie au président rwandais Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994 ».

    Ce jour-là, rappelons-le, l’avion présidentiel avait été abattu par deux tirs de missiles sol-air. Attentat « jamais revendiqué », souligne le quotidien, alors qu’il allait déclencher le génocide qui se soldera par près d’un million de victimes en trois mois.

    Rwanda : Mistral ou ouragan ?

    Libération, ce matin, retranscrit également les propos de deux dirigeants français. Ceux d’Hubert Védrine tout d’abord. En janvier, le secrétaire général de l’Elysée au moment des faits, très proche collaborateur du Président François Mitterrand, avait répété que « le camp hutu n’avait pas de missiles ».

    Ceux de François Léotard ensuite. Lors de son audition par une mission d’information parlementaire, le ministre de la défense d’alors avait dit qu’« aucune information n’attest(ait) la présence de lanceurs sol-air dans l’équipement des forces armées rwandaises entre 1991 et 1994 ».

    Sur le plan judiciaire, Libération rappelle également que le juge français Jean-Louis Bruguière, initialement en charge de l’affaire, a toujours privilégié la thèse des missiles « appartenant au FPR » et accepté d’emblée « l’idée que les forces armées rwandaises n’en avaient pas ».

    Quand aux juges Marc Trévidic et Nathalie Poux, qui ont pris le relai de Jean-Louis Bruguière en 2007, ils ont rendu un rapport excluant « immédiatement qu’un missile Mistral ait pu être utilisé dans l’attentat », puisque « la première commande à l’export » (de cet engin) date de « 1996 ». Avant cette année-là, la France « n’était pas autorisée à exporter ces armes », complète leur rapport cité par Libé.

    Bien évidemment, rien ne dit à ce jour que les missiles Mistral stockés en 1994 à Kigali ont ou non été utilisés contre l’avion de Juvénal Habyarimana.

    Le journal a toutefois exhumé un « rapport », daté du 1er août 1994, établi par l’armée belge. Rapport selon lequel, si jamais leur utilisation dans l’attentat du 6 avril 1994 était finalement avérée, une telle information « impliquerait la complicité des autorités d’une nation qui en possède ou en produit ».

    Rwanda : questions qui fâchent

    C’est pourquoi Libération pose des questions autour de cette affaire. « Pourquoi la France aurait-elle fourni ces armes sol-air alors que les rebelles rwandais ne disposaient pas d'avions, s’interroge le quotidien ? Des instructeurs français se trouvaient-ils sur place pour former à leur maniement ? Quel rôle Paris a-t-il réellement joué à Kigali dans les années et les mois qui ont précédé le génocide ? » Mais répétons-le, poser des questions n’est pas, ici, forcément y répondre…

    Côte d’Ivoire : quels griefs contre Affi ?

    En Côte d’Ivoire, la justice qui a commencé ses auditions de proches de l'ex-président Gbagbo. Pour la première fois depuis son arrestation en avril 2011, l’ancien Premier ministre Pascal Affi N'Guessan a été entendu sur le fonds par un juge ivoirien. L’audition de l’ex-président du Front populaire ivoirien (FPI), le parti fondé par Laurent Gbagbo, doit se poursuivre aujourd’hui à Bouna, dans le nord du pays.

    Selon Le Nouveau Courrier, les juges l’auraient interrogé sur des appels « à la résistance », lancés par lui à des « militants de son parti » ainsi qu’à des « jeunes patriotes à partir des SMS » (ces messages dits « textos » envoyés par téléphones portables), alors qu’il était détenu à l’hôtel La Pergola d’Abidjan au lendemain de l’arrestation de Laurent Gbagbo.

    Le journal croit également savoir que les juges « ont axé leur interrogatoire sur certaines sorties du président du FPI durant la crise post-électorale. A savoir que l’ambition de l’administration Gbagbo était d’exercer effectivement sa souveraineté sur la monnaie ». Le Nouveau Courrier rappelle que, lors d’une « tribune » qui lui était offerte à l’Hôtel du District à Abidjan, Pascal Affi N’Guessan avait déclaré que les dirigeants ivoiriens de l’époque allaient « prendre leurs responsabilités pour construire » leur économie.

    « Il s’agit soit d’un combat pour expulser la France du Conseil d’administration de la Bceao (la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’ouest), soit de nous mettre d’accord pour casser l’Uemoa (l’Union monétaire ouest-africaine) », avait, alors, dit Pascal Affi N’Guessan, rappelle Le Nouveau Courrier.

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