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    Le volailler français Doux plombé par sa filiale brésilienne

    Claire Fages.

    Le volailler Doux a déposé le bilan vendredi dernier, mais il va continuer à produire, et les éleveurs du nord-ouest de la France seront payés au comptant. L'industriel français, cinquième exportateur mondial de volaille, subit, entre autres revers, l'échec de son implantation au Brésil.

    En 1998, pourtant, le Brésil est considéré comme la panacée par le volailler français pour faire remonter le volume de ses exportations en particulier vers les pays du Moyen-Orient. Doux avait perdu la moitié de ce marché au lendemain des accords du Gatt : la libéralisation du commerce agricole avait rendu les poulets européens beaucoup moins compétitifs sur le marché mondial. Les coûts très faibles du Brésil redonnent au volailler français un nouvel avantage sur ses destinations traditionnelles. Doux contribue d'ailleurs à développer la production de poulet au Brésil, devenu depuis le premier exportateur au monde de volaille !

    Mais le volailler français va devoir encaisser deux chocs. Celui de la crise aviaire qui fait s'effondrer le marché mondial de la volaille en 2006 et 2007. Et ensuite, l'avènement du protectionnisme au Brésil, avec des crédits à taux imbattables réservés aux seules entreprises exportatrices brésiliennes. La filiale de Doux en étant exclue, elle ne peut rester à flot. Dans l'incapacité de vendre ses actifs brésiliens jusqu'à présent, Doux loue pour l'instant ses abattoirs au géant brésilien JBS.

    Les deux tiers de la dette du groupe seraient ainsi liés au revers brésilien, à quoi s'est ajouté sur le marché français - moitié du chiffre d'affaires de Doux - une baisse des prix de vente consentie à la distribution, alors que la baisse du coût des aliments qui était attendue ne s'est pas produite... Or l'entreprise Doux a un statut spécial, c'est elle qui achète les aliments du bétail pour ses fournisseurs en France, huit cents éleveurs dits « intégrés » ; le volailler a donc subi l'effet de ciseaux que subissent habituellement les éleveurs. En déposant le bilan, l'entreprise gèle ses dettes pendant au moins six mois. Pendant ce temps, Doux souhaite relancer la production en France et continuer à l'orienter vers l'export. En pariant sur le regain très fort du marché mondial de la volaille : plus de 100 millions de tonnes désormais, sur 250 millions pour toutes les viandes, presque à égalité, désormais, avec le porc.

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