La longue interview télévisée mardi soir du ministre de l’Intérieur, Ahmed Bakayoko, a fait l’effet d’une bombe. En effet, le ministre raconte par le menu comment des militaires et des civils en exil, proches de l’ancien régime de Laurent Gbagbo, ont fomenté depuis ces derniers mois, des actions de déstabilisation du pays.
Cette interview est intégralement reproduite ce matin dans le quotidien L’Intelligent . Avec les réactions de plusieurs personnalités politiques et de la société civile. Il y a ceux qui confirment, ceux qui doutent, ceux qui contestent… Toujours est-il que la presse proche du pouvoir hausse le ton. Fraternité Matin tire à boulets rouges sur le FPI, l’ancien parti au pouvoir : « le FPI et ses affidés ne connaissent que la violence. (…) La seule chose qui leur importe est leur retour au Palais présidentiel. Pas le sort des Ivoiriens. On l’a bien vu pendant les dix ans qu’ils ont passés au pouvoir. (…) Intoxiqués par leurs 'prophètes' à la noix, ils croient au retour de leur idole incarcérée à La Haye au milieu d’une nuée d’anges. Et ils ne réalisent pas que les Ivoiriens n’ont plus qu’un rêve : vivre en paix et se bâtir un futur moins lugubre que le passé récent servi par les Refondateurs durant dix ans. »
Chacun accuse l’autre de complot…
Réaction indignée également du quotidien Le Mandat : « les Ivoiriens ont été abasourdis par les révélations faites par le ministre de l’Intérieur, sur les projets de déstabilisation de la Côte d’Ivoire. Des preuves qui ont cloué le bec à ceux qui criaient à tue-tête que le pouvoir montait un complot contre ses adversaires d’hier, à savoir, les pro-Gbagbo. (…)
Que l’on se le dise, s’exclame Le Mandat, une tentative de coup d’Etat encore dans ce pays déclencherait indubitablement un affrontement généralisé. Ce qui est loin d’être à l’avantage du peuple que l’on prétend sauver. Si tant est que ces nombreux projets de déstabilisation visent à contester la légitimité du pouvoir, le meilleur endroit pour l’exprimer est le champ démocratique, affirme le journal, où les populations attendent des débats contradictoires qui donnent à chaque prétendant au trône l’occasion de dérouler sa vision, sa solution pour les sauver. »
Réaction à présent de la presse d’opposition… Le Nouveau Courrier répercute le démenti formel prononcé par les responsables du FPI en exil : ils jugent « 'tout simplement ridicule' et 'peu crédibles, impossibles à prendre au sérieux' ces accusations, estime Le Nouveau Courrier. Qui pour eux, constituent tout simplement une stratégie du régime Ouattara pour démontrer que le président Gbagbo est une menace pour la Côte d'Ivoire. Au moment où la question de sa mise en liberté provisoire est de plus en plus plausible. Tout ce boucan est une manœuvre, estime le quotidien d’opposition ivoirien, pour tenter d’influencer la décision des juges de la CPI, quant à la mise en liberté du président Gbagbo. »
Climat pesant !
En tout cas, affirme Le Pays au Burkina, « Vrais ou faux coups d’Etat, toujours est-il qu’ils alourdissent l’atmosphère en Côte d’Ivoire, troublent le sommeil des dirigeants. Ils constituent même une menace permanente, une épée de Damoclès suspendue tout le temps au-dessus de la tête des nouvelles autorités. Et il en sera toujours ainsi en l’absence d’une normalisation sur le plan sécuritaire ou d’une véritable réconciliation nationale dans un pays qui a connu une décennie de crise sociopolitique et qui a vraiment besoin d’avancer. (…) La 'complotite' risque d’avoir de beaux jours devant elle sur les bords de la lagune Ebrié et, de ce fait, pourrir le mandat d’ADO. Et de cela, la Côte d’Ivoire n’a pas besoin. »
L’Observateur , toujours au Burkina, renchérit : « une chose est sûre, pour ceux qui aiment leur pays, un putsch aujourd’hui en Côte d’Ivoire serait des plus inopportuns. Ce n’est pas en plongeant à nouveau le pays dans l’aventure qu’ils changeront quelque chose au sort de leur champion Gbagbo devant la CPI. Militairement également, il est difficile que des velléités de déstabilisation puissent prospérer tant que l’ONUCI sera toujours là pour veiller au grain. Tout au plus assisterons-nous à des opérations de harcèlement pour empêcher ADO de gouverner le pays dans la sérénité. »
Et L’Observateur de conclure : « au total, tentative avérée ou montage de toute pièce, cette affaire a le mérite d’attirer l’attention du président ivoirien sur la situation de ses compatriotes réfugiés dans la sous-région. Plus que jamais, il doit leur tendre la main pour les faire revenir dans la république, car mieux vaut les avoir dedans, crachant dehors, que dehors crachant dedans. En effet, tant que ces hommes seront hors des frontières ivoiriennes, il est évident qu’ils constitueront toujours une menace, si minime soit-elle, pour la stabilité du pays. »

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(5) Réactions
Salut
Rien ne peut contre le pouvoir de OUATTARA, C'est le seul Président au monde qui a le plus de relation. La communauté internationale l'a reconnu. L’armé Française est là, l'ONUCI aussi l'ecomog, OBAMA est avec lui; alors FPI peut rêver débout. Toutes les institutions internationale st avec lui. Il n'a rien craindre.
Aussi longtemps que la France le soutiendra il sera au pouvoir.
Gbagbo lui n'as aucun soutien, il n'as L'Eternel Dieu et comme le nom est le temps de Dieu l'avenir nous situera.
Il faut aider nos frères partisans de gbagbo
Rien de surprenant dans ce qui se passe en Côte d'Ivoire. Les fidèles de gbagbo sont dans l'irrationnel, donc impossible de les raisonner. A bien analyser leur attitude lors de la crise post- electorale, on se rend aisément compte que le fait de mesurer les rapports de force avant d'agir ne fait pas parti de leurs pratiques. Ils espèrent sans doute avec leurs prophètes "bling bling" qu'une armée d'anges venus du ciel les aidera à réinstaller leur mentor. Le président ADO doit être patient, et continuer à les traquer en silence, les mettre en prison pour qu'ils retrouvent leurs esprits. Ceci est une obligation sociale envers des frères, égarés, endoctrinés et malachisés que nous avons le droit d'assister par tous les moyens jusqu'à ce qu'ils digèrent la chute de leur Idole.
Il faut aider nos frères partisans de gbagbo
Rien de surprenant dans ce qui se passe en Côte d'Ivoire. Les fidèles de Gbagbo sont dans l'irrationnel, donc impossible de les raisonner. A bien analyser leur attitude lors de la crise post- electorale, on se rend aisément compte que le fait de mesurer les rapports de force avant d'agir ne fait pas parti de leurs pratiques. Ils espèrent sans doute avec leurs prophètes "bling bling" qu'une armée d'anges venus du ciel les aidera à réinstaller leur mentor. Le président ADO doit être patient, et continuer à les traquer en silence, les mettre en prison pour qu'ils retrouvent leurs esprits. Ceci est une obligation sociale envers des frères, égarés, endoctrinés et malachisés que nous avons le droit d'assister par tous les moyens jusqu'à ce qu'ils digèrent la chute de leur Idole.
Ouattara a eu tort de créer une rébellion
Ouattara a eu tord de recourir à une rébellion pour conquérir le pouvoir d’État. S'il n'avait pas financé et entretenu cette sale rebellion pendant les 10 dernières années avec la complicité avérée de la France sarkoziste, contre tout bon sens d'ailleurs, peut-être n'en serait-on pas là aujourd'hui qu'il est au pouvoir lui aussi, à parler encore de coups d'Etat. Il aurait fallu ne pas commencer...car le sentiment d'injustice est si fort et si ancré dans l'esprit des gens que l'arrestation de quelques personnes parmi des millions de mécontents ne peut entamer en rien la détermination des autres. A moins que le pouvoir ne veuille emprisonner tous ceux qui se sente frustés par la façon cavalière de ouattara de conquérir le pouvoir.
Salutations
Comme tout bon partisan du woody on retrouve chez vous les mêmes refrains dans le commentaire. Ce qui me rassure c'est que vous parlez de sentiment d'injustice (donc ça fait mal). De toutes les façons , il n ya pas à espérer grand chose de la part de gens qui se disaient que l'éternel des armées viendrait avec des anges pour sortir leur champion du bunker. Vous pouvez toujours tenter de destabiliser le pays, mais je suis sûr que le brave tchê (ADO)contrairement à gbagbo parlera moins et frappera beaucoup.En fait, le jour où les LMP comprendront qu'ils ne sont plus au pouvoir, reconnaitront leur défaite et seront moins arrogants, alors on agira sans doute avec eux avec plus de clémence. En attendant: " comportement de mouton, réaction de berger". Avec le temps, ils comprendront certainement qu'ils ne sont plus rien dans ce pays et que leurs soit disant partisans n'étaient que des mangeurs