vendredi 15 juin 2012
Marc-Olivier Herman, spécialiste des agrocarburants au bureau européen d’Oxfam

Logo de la confédération d'ONG Oxfam International.
DR
Les 27 ministres de l’Energie étaient réunis aujourd’hui à Luxembourg. A l’ordre du jour : la présentation par la Commission européenne de sa stratégie en faveur des énergies renouvelables. Les ONG déplorent que l'on ne s'interroge pas assez sur les conséquences que cela aura sur les pays en développement. C'est ainsi qu'elles dénoncent le recours au biocarburant, car son utilisation excessive menace la sécurité alimentaire des pays pauvres.
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(1) Réaction
Quid des agrocarburants de 2eme et 3eme génération !
On entend souvent les ONG dénonçaient, à raison, les conséquences des agro-carburants sur l'environnement (explotation de ressources vivirières pour faire les agrocarburants, impact sur les cours mondiaux des ressources alimentaires, rush sur les terres arables dans les pays en voie de développement, etc.).
Mais sont-elles toujours au fait des développements scientifiques qui visent justement à réduire voir à se détacher des impacts cités ci-dessus ? Quelles sont au contraire les opportunités qu'offrent le développements des agrocarburants de 2eme et 3eme génération (jatropha, cameline, microalgues, cellulose,...) ? Quid de l'optimisation du cycle du carbone ?
Un peu plus d'éducation et de vulgarisation sur ces nouvelles technologies permettrait de poser dés aujourd'hui sur la place publique les questions sur les avantages / risques éventuels (environementale, sociétale et economique) de ces futurs biocarburants. Ce qui permettrait d'orienter très en amont les décisions politiques. En ce sens, le rôle de vigie des ONGs devrait être à mon humble avis plus affirmé et participatif.