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On cogite en ce moment dans les ministères, notamment ceux des Finances et de l’Education nationale sur le thème : comment réformer sans trop dépenser ?
« Baisse des dépenses de l’Etat : le plan secret du gouvernement », s’exclame en Une Le Figaro. Le Figaro qui affirme « avoir pris connaissance des objectifs chiffrés que Matignon veut appliquer aux ministères pour les trois ans à venir. Les efforts demandés sont importants », estime le journal.
Les dépenses de fonctionnement devront diminuer de 16% sur 3 ans ; les dépenses d’intervention de 40%, et le nombre de fonctionnaires devra baisser de 2,5% par an. Des chiffres qui ne concernent pas, souligne Le Figaro, les secteurs jugés prioritaires par le gouvernement, à savoir l’éducation, la justice et la police.
Commentaire du journal : « faire à peu près la même chose que le gouvernement précédent, sans en avoir l’air. Voilà le tour de passepasse que l’équipe Ayrault va devoir réaliser sur les effectifs et les salaires de fonctionnaires. »
Le Figaro précise toutefois que les chiffres qu’il fournit ne sont pas totalement confirmés par le gouvernement : « contactés, les entourages de Jean-Marc Ayrault à Matignon et de Jérôme Cahuzac au Budget ont assuré qu’aucun cadrage n’était arrêté. Ils ont admis la 'cohérence' des chiffres de réduction des effectifs, relève Le Figaro, mais contesté ceux sur les dépenses d’intervention et de fonctionnement. »
Refonder l’école…
Libération s’intéresse lui à ce qui va changer à l’école dès la prochaine rentrée… « Un mois et demi après l’élection de François Hollande, la première rentrée de l’après-Sarkozy se précise, affirme le journal. Comme les précédentes, elle se déroulera sous le signe des suppressions des postes (14.000 au total) qu’il était trop tard pour annuler. Mais pour marquer la 'rupture' et symboliser la priorité donnée à l’école, plusieurs mesures d’urgence ont été prises - notamment une hausse de l’allocation de rentrée scolaire, la création de 1.000 postes d’enseignants dans le primaire et une décharge hebdomadaire de trois heures de cours pour les profs débutants », sans oublier un allongement de deux jours des vacances de la Toussaint.
Pour Libération, il s’agit d’un prélude à une grande réforme de fond de l’Education nationale… En effet, notre système éducatif est malade, explique le journal : « entre 15 et 20% des élèves ne maîtrisent pas les bases de la langue française et du calcul à l’entrée en 6e et 150.000 jeunes sortent chaque année du système scolaire, en situation d’échec total.
Ces chiffres terribles sont ceux d’une défaite pédagogique, sociale et politique, estime Libération, dont la gauche, parce qu’il s’agit de l’école, souffre davantage que la droite, de n’être parvenue à l’empêcher. (…) François Hollande souhaite reprendre ce travail de Sisyphe. Il faut traiter le problème à la racine et, donc, commencer par le primaire. (…) La refondation de l’école sera donc le dossier majeur, affirme Libération, pour juger de l’efficacité de la 'méthode' Hollande. »
Indifférence !
A la Une également le sommet de Rio sur l’environnement… Un coup pour rien… « La crise monétaire et financière emporte pratiquement tout sur son passage. Rio en est l’illustration parlante, constate Le Journal de la Haute-Marne. Il y a juste 20 ans le sommet de la Terre qui s’y tenait focalisait l’attention de tous les décideurs politiques. Aujourd’hui, Rio+20 se tient dans une belle indifférence. »
Confiscation…
La situation en Egypte… « La révolution égyptienne est en passe d'être confisquée », s’exclame Le Républicain Lorrain. Confisquée par les militaires, face à des islamistes qui s’apprêtaient à prendre le pouvoir législatif et exécutif.
Dans le même temps, les militaires annoncent que Moubarak serait toujours vivant… « Le pseudo-mystère autour de l’état réel de l’ancien leader servira-t-il à distraire les Égyptiens du chaos politique actuel ? », s’interroge La Charente Libre. « C’est peu probable. Il reste que l’annonce de la mort du raïs dans un tel contexte ne pourrait qu’ajouter à la tension qui règne aujourd’hui en Égypte en risquant de faire sortir de leur relative discrétion les nostalgiques de Moubarak. Ce qui est par contre est très clair, relève encore le quotidien charentais, c’est que les généraux sont maîtres du carnet funéraire. Comme ils le sont encore du pays. »
Apparitions !
Enfin, « les nouveaux mots du dictionnaire » : c’est le dossier du Parisien. « Le Petit Robert sort aujourd’hui, Le Larousse dans une semaine. Et avec ces dictionnaires, un cortège de nouveaux mots », que nous dévoile donc Le Parisien. Ils sont environ 300. Il y a d’abord ceux qui viennent de l’actualité récente : « corium », « mox », ou encore « liquidateur », vous aurez reconnu ces termes apparus lors de la catastrophe de Fukushima.
Le verbe « oscariser », la consécration à Hollywood de Jean Dujardin y est certainement pour quelque chose. Il y a aussi les mots familiers, utilisés par les jeunes : « comater », « psychoter », ou encore « pipeauter »… Les anglicismes : « notebook », « biopic », ou encore « lol », acronyme de laughing out loud, littéralement, éclaté de rire…
Et puis, il y a des mots qui disparaissent… Très peu certes, mais on comprend vite pourquoi. Exemple le verbe : « magnétoscoper » ou encore le substantif « drink », très utilisé dans les années 70 mais totalement ringard aujourd’hui…

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(1) Réaction
refonder l'école!
La refondation de l'école est évidemment indispensable. Il n'est pas possible de laisser subsiter éternellement une entreprise affichant des résultats aussi médiocres avec autant de conséquences néfastes sur la société.
Mais la refondation de l'école avec les enseignants actuels, leur formation insuffisante, leur corporatisme parfois sectaire, il semblerait que la mission soit impossible: à titre d'exemple quel syndicat d'enseignant accepterait que les classes ordinaires d'établissements hors quartiers sensibles puissent comporter ne serait-ce que 30 élèves, pour permettre aux classes de quartiers sensibles de n'en comporter que 20? Quel syndicat d'enseignants accepterait que les profs les plus chevronnés, par ailleurs les plus anciens donc les mieux payés soient obligatoirement affectés dans des établissments sensibles?
Et la refondation de l'école avec les parents actuels, leur démission apparait encore mission impossible.
D'autant que le souci exacerbé de la concertation que montre le gouvernement en place ne l'incitera pas à prendre des décisions brutales mais qui iraient dans l'intérêt général.