lundi 25 juin 2012
La crise en Europe et moins de miel pour l'adoucir
Le prix du miel reste élevé.
Le prix du miel reste élevé.
Jean-Louis Le Moigne
Par Claire Fages

Malgré le ralentissement de la demande européenne, les prix du nectar restent élevés pour cause de mauvaise production mondiale. Seul le miel chinois devrait rester accessible.
 

Les Européens malmenés par la crise de la dette auraient bien besoin de douceur, mais ils rechignent à payer désormais le miel à prix fort. Les industries qui intègrent l'édulcorant dans leurs recettes, mais aussi les distributeurs, en Europe, ont réduit leurs stocks de miel au minimum. Leur pression pour faire baisser les prix se poursuit mais elle risque d'être sans effet car cette année la production des abeilles au niveau mondial est décevante.

L'Europe importe désormais près de la moitié des 200 000 tonnes de miel qu'elle consomme. Du miel venu de Chine et d'Argentine, principalement, mais aussi du Mexique, du Chili et du Brésil. Or en Argentine la récolte, terminée depuis plusieurs mois, fut mauvaise, et au Mexique, elle vient de s'achever avec plusieurs semaines d'avance. Le miel de ces deux pays va prioritairement aux Etats-Unis. Le premier importateur au monde a une préférence pour les miels très clairs mais faute de quantité cette année, les acheteurs nord-américains vont devoir se reporter sur le miel plus ambré normalement destiné à l'Europe. Ce qui maintient les prix du miel latino-américain à un niveau élevé, maintenant que le miel brésilien est aussi devenu cher pour cause de hausse des coûts de production.

L'Europe de l'Est aura, c'est certain, une mauvaise production de miel d'acacia, le plus précoce, à cause du froid prolongé jusqu'au printemps, et sans doute aussi une récolte médiocre de miel « toutes fleurs ». On ne sait pas encore sur quoi tabler en Espagne et en Italie, gros producteurs de miel en Europe occidentale.

Reste le miel chinois. Il représente déjà plus de la moitié des importations européennes et cette part pourrait encore augmenter cette année, malgré une récolte chinoise très moyenne. Pour la bonne raison que les Etats-Unis lui ont fermé leurs frontières, ils accusent la Chine de dumping jusque dans l’apiculture. Le prix du miel chinois (2 200 dollars la tonne) a de ce fait baissé depuis le début de l'année. Une aubaine pour les courtiers européens en quête de douceur à prix cassés.

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(1) Réaction

Miel chinois

J’espère que ce miel est sévèrement contrôlé, les chinois nous ont déjà contaminé plusieurs fois avec des produits de très très mauvaise qualité

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