samedi 30 juin 2012
1 - Algérie : zone interdite
Combattants algériens de l'ALN (Armée de Libération nationale), branche armée du Front de Libération Nationale (FLN), le mouvement indépendantiste algérien.
Combattants algériens de l'ALN (Armée de Libération nationale), branche armée du Front de Libération Nationale (FLN), le mouvement indépendantiste algérien.
AFP
Par Valérie Nivelon

La Marche du monde en reportage en Algérie, à la rencontre de celles et ceux qui ont été déplacés de force pendant la guerre d’indépendance pour être regroupés dans des camps.

Et c’est à Messelmoun, à une centaine de km à l’ouest d’Alger, sur les lieux mêmes du camp aujourd’hui devenu village que Fatma, Ahmed, Ali, et Bouziane nous racontent leur vie dans le djebel, la présence des maquisards de l’ALN, la destruction de leurs maisons par les bombes et la descente forcée de la montagne pour être parqués par les militaires français sur une plage déserte. 

Invitée :
- Sylvie Thénault, chargée de recherche au CNRS, le Centre d’histoire sociale du XXème siècle.
Auteur de plusieurs ouvrages sur la guerre d’Algérie, dont  «Violence ordinaire dans l’Algérie coloniale, camps, internements, assignations à résidence » aux éditions Odile Jacob.
Et à paraître en septembre 2012, en co-édition La Découverte (France) et Barzakh (Algérie) : « Histoire de l’Algérie coloniale, 1830/1962 ».

Remerciements à Mohamed Rebah, chercheur en histoire et à Nacer Melhani pour les traductions. 

tags : Algérie
 
 
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zone interdite

Ce reportage montre clairement l'acharnement du système colonial à vouloir se fixer à ses intérêts malgré les transformations s'opérant à l'échelle internationale allant clairement vers les décolonisations: le Maroc et la Tunisie n'ont aucunement créé le déclic pour une éventuelle solution algérienne, pire ce même système est devenu un alibi qui a permis à certaines ambitions de se réaliser (l'accès au pouvoir en France du Gl De Gaulle) pour finalement aboutir à cette impossibilité de le maintenir. Le faire c'est aller à l'encontre de "la marche du monde". Mais avant de se rendre compte de cette impasse, il a fallu combien de tués et de blessés. Fatma, Ali, Ahmed, Bouziane étaient quoi face à cette machine colonisatrice ,broyeuse de tout ce qui se met sur son chemin, ces témoins là n'avaient pas de voix à l'époque face à M. Bérardi, les faire parler maintenant certes ça éclaire un passé lointain mais ce passé reste par ses ramifications toujours vivace.

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