Trois visages, trois regards à la Une du Figaro: ceux des prétendants à la tête du parti. L'ancien Premier ministre François Fillon vient donc de couper l'herbe sous le pied de ses petits camarades en annonçant sa candidature. Fillon, qui « grille la politique à Copé », titre Libération.
Pour Sud Ouest sa candidature « a déclenché les manœuvres. Jean François Copé se prépare, Alain Juppé se pose en recours ». « C'est au fond, le premier acte de la campagne présidentielle pour... 2017 qui se joue », poursuit le quotidien régional. C'était une annonce attendue, consent Les Échos, mais « qu'il se déclare si vite est une surprise ».
C'est un évènement ajoute Sud Ouest car « Fillon l'éternel second se met cette fois à son compte pour voler de ses propres ailes ». Une rupture aussi avec Nicolas Sarkozy estime Les Échos. « En deux pages d'interview au Journal du Dimanche, pas un hommage, pas un mot de reconnaissance pour celui dont-il fut 5 ans le Premier ministre ».
Alors en attendant l'annonce de Jean-François Copé, Alain Juppé, lui, veut calmer le jeu. « Sa proposition: jouer les casques bleus », écrit Aujourd'hui en France, jouer « les arbitres » préfère dire Le Figaro. Proposer d'élire non pas « un champion pour 2017 », mais « une équipe collégiale ».
Une équipe à laquelle « il se dit prêt à participer, sans pour autant se déclarer (...). Bref, pas candidat mais disponible ». Et puis « reste à savoir si la direction d'un parti est aujourd'hui le meilleur sésame » pour l’Élysée. Le président François Hollande vient de fournir un contre-exemple, conclut Sud Ouest.
« Tombouctou défiguré »
La presse française revient aussi brièvement sur la destruction des mausolées de Tombouctou au Mali par les islamistes d’Ansar Dine. « Tombouctou défiguré par les islamistes », titre Libération ce lundi. «Table rase du passé », choisit de son côté L'Humanité. « Qui va lever le petit doigt ? » s'interroge La Charente Libre, qui ne présage rien de bon pour le Mali à la lumière de l'inaction de la communauté internationale sur le dossier syrien. « Chaque mois perdu en Syrie coûte la vie à mille personnes. Comme au Mali, la barbarie y a encore de beaux jours devant elle ».
2050 : 85% des francophones en Afrique
On reste en Afrique, qui est, selon Le Monde, le « phare de l'avenir du français ». En ce moment et jusqu'à vendredi se tient le Forum mondial de la langue française à Québec, au Canada - si cela vous intéresse vous pouvez d'ailleurs suivre les débats sur forumfrancophonie2012.org.
L'occasion de faire le point sur le français dans le monde. Premier chiffre: nous sommes 220 millions de personnes à parler cette langue dans le monde. Et « d'après les projections de l'Organisation internationale de la francophonie », note le journal du soir, « l'Afrique où vivent déjà la moitié des francophones du monde, en regroupera environ 85% en 2050 ». Le continent africain est le seul où le français se développe encore, alors qu'il stagne partout ailleurs, en Amérique, en Asie et en Europe…
« Gracias » la Roja
La presse revient, bien sûr, sur la victoire de la Roja, à Kiev. Triplé historique pour les Espagnols après leur victoire 4-0 contre l'Italie dans l'Euro. Au niveau des titres, la presse s'en donne à cœur joie. « Gracias », titre en Une de L’Équipe. « L'Espagne a deux euros en poche », s'amuse Aujourd'hui en France. « L'Espagne pour l'éternité », s'enflamme Sud Ouest. « L'Espagne trois fois trop forte », titre Midi Libre. « La Roja n'a pas encore trouvé son maître » écrit Le Figaro pour qui, au passage, la Pologne et l'Ukraine ont « relevé le défi de l'Euro ».
« Un pari insensé » pour l'UEFA qui s'est soldé par « des recettes comparables à celles de l'Euro 2008 organisé en Suisse et en Autriche ». Environ 1.3 milliards d'euros. 100% de billets vendus, un succès populaire. Bref, « l'UEFA n'a pas manqué sa campagne à l'Est ». Et puis Michel Platini, son président, « peut se réjouir aussi de la qualité de jeu » : 2.45 buts en moyenne.
Prochaine étape: l'Euro 2016 en France. Et l'UEFA devrait s'adapter à la crise si l'on en croit Le Figaro. Michel Platini déclare qu'il ne faudra pas « obliger des pays à construire des stades, des autoroutes ou des aéroports alors qu'on est plutôt dans une période de crise. Quand on voit, dit-il, les investissements faits par certaines villes juste pour avoir trois matchs, on peut aussi se dire que ça fait cher payé pour l'euro ».
Pour dîner, passe ton CV !
En Corée du Sud pour finir. Le « tout puissant » Lee Jun-hee, « dont chaque déclaration tombe comme un oracle », écrit Le Figaro Économie, ce grand patron aux 25 ans de règne sans partage sur Samsung prévoit un cadeau de choc pour ces employés. 10 heureux élus auront le privilège absolu de s'asseoir à sa table… sur concours ! Et oui car pour diner avec l'Empereur Lee, il faut vraiment le vouloir:
« Les employés candidats sont priés d'écrire une rédaction d'une page pour justifier leur motivation et convaincre le jury ». L'initiative a déjà créé le buzz selon le groupe. Clôture des inscriptions dans 10 jours pour « un déjeuner qui s'annonce des plus chaleureux ».

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