dimanche 08 juillet 2012
Maka Alphonse, membre du Congrès de la Transition, conseiller auprès du Premier ministre malgache
Maka Alphonse.
Maka Alphonse.
Bilal Tarabey/RFI
Par Bilal Tarabey

« Il y avait une enquête sommaire et le Tribunal pénal international a aussi dénoncé l’origine des armes qu’ils ont utilisés, des armes de guerre et il a aussi dénoncé les preneurs de zébus et la destination des zébus volés. (…)  Pour l’instant, on a interrogé le général qui est le premier responsable de l’opération dans le Sud, qui vient d’être confirmé par le type que les armes viennent des forces de l’ordre régulières. »

A Madagascar, dans le sud du pays, des sources locales indiquent avoir arrêté un complice du voleur de bétail connu sous le nom de Remenabila. Le chef des voleurs de zébus, les « dahalos » comme on les appelle là-bas, est toujours traqué par environ 300 militaires près de son village natal. On lui attribue toutes sources confondues entre 10 et 20 militaires tués, et entre 2 et 10 civils abattus, pour environ 5 000 têtes de bétail dérobées dans toute la région, en à peine trois mois. Le chef des dahalos est toujours considéré comme l’ennemi public n°1 à Madagascar.
 
Pour en parler, Cap Océan reçoit Maka Alphonse. L’homme est membre du Congrès de la transition, conseiller auprès du Premier ministre malgache, mais il est surtout originaire et représentant de la région dans laquelle sévissent les dahalos. Maka Alphonse fut l’un des tous premiers à alerter le gouvernement il y a plusieurs mois sur le problème grandissant des dahalos dans la région. Aujourd’hui, il explique le système de complicités et de protections qui entoure Remenabila, qui ne serait, finalement, peut-être qu’un maillon. Maka Alphonse, interrogé par Bilal Tarabey.

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