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Le grand oral de Jean-Marc Ayrault devant les députés, c’était mardi. Un discours de politique générale placé sous le signe du « redressement dans la justice », c’est-à-dire d’une rigueur qui ne dit pas son nom, accompagnée des fameuses « lettres de cadrage » envoyées aux ministres.

Cette rigueur peut-elle être de gauche ? C’est ce que se demande Le Nouvel Observateur. Pour l’hebdomadaire, peu suspect d’anti-socialisme, « ceux qui avaient cru voter pour une réincarnation du Mitterrand de 1981 découvrent un Mendès-France de synthèse. »
 
« La politique budgétaire à la sauce hollandaise demeure un exercice de contournement linguistique, note Le Nouvel Observateur. Et pourtant, quel coup de tonnerre dans un ciel d’été ! Le duo exécutif ne rase pas gratis », fait mine de découvrir le magazine.
 
Dans la même veine, « la rigueur de gauche est-elle différente ? », s’interroge La Vie. Pas vraiment, si l'on en croit l’hebdomadaire catholique.
 
« On arrête les bêtises ? », harangue, plus provocateur, Le Point en Une, avec une photo d’un François Hollande ébouriffé. « La méthode Hollande, c’est le glissement progressif vers le déplaisir », grince le magazine. Après nous avoir informés que le prix des maisons explosait à Bruxelles, lieu d’exil fiscal réputé, Le Point revient sur les chiffres noirs de l’économie française : dette, déficits, chômage, baisse du niveau de vie, chute des exportations... Bref, tout ce qui va gâcher votre été.
 
La rigueur juste, ou juste la rigueur ? Telle est la question
 
« Il n y a pas de reniement, de trahison ou de mensonge », affirme le ministre de l’Economie Pierre Moscovici, la mine grave, dans Challenges. « Retour sur terre », titre le magazine économique, qui fait le point sur ce « tournant » pris par François Hollande durant la campagne, et notamment sur l’addition fiscale salée qui va se régler en deux temps.
 
D’ailleurs les Français ne sont pas dupes, à en croire un sondage qui paraît dans le Journal du Dimanche. 67% des sondés se disent prêts à faire des efforts pour redresser les comptes publics, et 84% ne croient pas que les classes moyennes et populaires seront épargnées par l’alourdissement de la fiscalité.
 
François Hollande a pris du recul sur la politique intérieure
 
« Le pouvoir change-t-il l’homme qui l’exerce ? Ou bien n’est-il que le révélateur de sa nature profonde ? », s’interroge Marianne, qui a recueilli quelques confidences de la part du président.
 
Il concède que l’agenda international a été beaucoup plus prenant qu’il le prévoyait. « L’international aspire, dit François Hollande, il élève. On y gagne en prestige, mais cette élévation crée de la distance et peut susciter chez les Français un sentiment d’éloignement, voire d’abandon. »
 
On espère que François Hollande trouvera le temps d’ouvrir ce passionnant hors-série du journal Les Echos sur les « catastrophes économiques » dans l’histoire, où l’on redécouvre que depuis le roi Philippe Le Bel, l’Etat français a le goût de l’imposition lourde et injuste ; que César plomba l’économie romaine en menant l’austérité en pleine crise économique ; ou encore que les empires chinois savaient faire tourner la planche à billets dès le XIIe siècle pour tenter de relancer leur économie, et que ça n’a pas marché.
 
Alerte à la cocaïne de mauvaise qualité
 
Reportage du Journal du Dimanche avec un chimiste travaillant pour la police. Il met en garde les quelque 400 000 consommateurs réguliers de cocaïne qui se trouvent en France. La « blanche » n’a jamais été aussi mauvaise, aussi coupée avec des produits chimiques extrêmement nocifs.
 
La cocaïne, on en parle également dans L’Express. Long et captivant reportage à Naples, où la Camorra, avec ses méthodes militaires, son réseau de tueurs et son armée de revendeurs, tient tout le marché de la distribution et s’en met plein les poches pendant que ses clients s’explosent les narines.
 
A lire également, et à regarder... dans M, le magazine du Monde, une série de portraits en photos de rescapés d’Utoya. Certains des témoins dirigeront peut-être la Norvège de demain, mais ils devront vivre avec le souvenir de ce 22 juillet 2011, et du carnage commis sur cette île par Anders Behring Breivik, qui attend actuellement que la justice fixe sa peine.
 
Et puis dans L’Equipe magazine, un récit à l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance algérienne. C'est l’histoire d’Abdelaziz Benteifour. C’est lui, au printemps 1958, qui organise la désertion de dix footballeurs professionnels algériens qui évoluent dans le championnat de France.
 
Avec ses amis Mekhloufi ou Zitouni, ils auraient pu jouer la Coupe du monde avec les Bleus, mais ils choisirent de gagner Tunis dans la clandestinité et de former une équipe du FLN qui fit plusieurs tournées en Asie, dans les pays arabes et en Europe de l’Est, pour promouvoir sur le terrain, balle au pied, le combat de l’Algérie indépendante.

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