Quelques jours après le mini-sommet de Ouagadougou sur la crise au Mali, le quotidien 22 septembre s'inquiète des « déclarations insensées du porte-parole du gouvernement ». Ce dernier laisse entendre que l'équipe gouvernementale, qui doit être créée d'ici fin juillet, ne sera pas ouverte à l'opposition. « C’est vraiment de l’ignorance politique », pense le journal. Pour 22 septembre , il faut intégrer toutes les composantes essentielles de la vie politique malienne. Mais en contrepartie, ce gouvernement d'union devra accepter la présidence de Dioncounda Traoré et Cheick Modibo Diarra, respectivement comme président et comme Premier ministre. Bref, « couper la poire en deux », « céder sur une partie de leurs exigences pour ensemble [remettre] le Mali sur ses deux pieds ».

Le Républicain, toujours à Ouagadougou, n'est pas de cet avis. Pour le quotidien, « l’actuel responsable de la primature a montré ses limites ». « Tout laisse à croire que Cheick Modibo Diarra n’a ni l’expérience, ni la capacité, encore moins le charisme qu’il faut pour sortir le Mali du trou ». « Le temps presse, insiste le quotidien. Donnons au Mali une chance de se sauver avec un Premier ministre qui connait les réalités de notre pays ». Info Matin, prend le contre-pied et défend au contraire l’action du Premier ministre, victime selon lui d'une machination de l'organisation ouest-africaine: « Il est clair que la Cedeao veut faire payer à Cheick Modibo sa décision de s’émanciper de sa tutelle (...) [alors qu'elle] ne fait qu’organiser des rencontres interminables dont les décisions hâtives et impopulaires ont plutôt créé plus de problèmes à notre pays qu’elles n’en ont résolu ».

Révélations embarrassantes pour Kinshasa

En République Démocratique du Congo, la presse commente les rebondissements dans l'affaire Floribert Chebeya. Ces révélations sont « embarrassantes pour Kinshasa » selon GuinéeConakryInfo : un policier congolais repenti affirme que le donneur d'ordre de l'assassinat du secrétaire exécutif de l'ONG La Voix des sans voix n'est autre que le général Numbi, l'inspecteur général de la police. Bref, le président « Joseph Kabila n’en finit pas de trainer des casseroles ». Va-t-il changer son fusil d'épaule ? se demande le média en ligne guinéen. Jusqu'ici, « les pressions des avocats, des militants des droits humains et plus largement de l’ensemble de l’opinion publique n’y ont rien changé. L’ État congolais n’a pas consenti à livrer le responsable de la police ». Mais cette fois, avance le journal, « Kinshasa aura du mal à continuer de feindre l’indifférence », car le policier donne de nombreux détails sur les circonstances et les mobiles de l'assassinat.

Réforme des prisons ivoiriennes

En Côte d’Ivoire, la presse suit la situation dans les prisons ivoiriennes touchées par une vague d'évasions, qui avaient montré une défaillance du système de surveillance (géré par des policiers, des gendarmes et des agents de sécurité). Elle nous informe des mesures prises hier mercredi en Conseil des ministres. Première chose : « la surveillance des prisons [serait] désormais confiée à une seule unité d'intervention » : c'est le titre de Fraternité-Matin, qui publie, comme d'autres journaux, l'intégralité du communiqué ministériel. Autre mesure; « le remplacement de l’ensemble du personnel sécuritaire de la MACA [la grande prison d'Abidjan où a eu lieu la dernière évasion] par des éléments provenant d’autres établissements pénitentiaires ».

Le calvaire des banlieusards sénégalais

La grève des entreprises chargées du ramassage des ordures à pris fin à Dakar. Et pourtant, la banlieue de la capitale sénégalaise a bien du mal à se débarrasser des tonnes de poubelles accumulées. La suspension de la grève « n'a pas mis fin au calvaire des banlieusards », informe Le Quotidien. Dans plusieurs quartiers, « la situation n’a pas évolué ». « Au marché Zinc, la situation est alarmante ». Le journal publie d'ailleurs une photo impressionnante, où l'on voit que « les automobilistes ont d’énormes difficultés pour rouler sur la voie qui est envahie par des tas d’immondices ». Les habitants s'inquiètent : ils « estiment qu’ils ne sont plus à l’abri des maladies qui peuvent être causées par ces saletés ».

Des portables pour les moutons au Cap

Une information plus légère pour finir : en Afrique du Sud, les moutons ont des téléphones portables. En tout cas, ceux d'un éleveur de la grande banlieue du Cap, dans le sud-ouest du pays, nous révèle Starafrica.com. Cet éleveur en avait assez des vols à répétition, alors il a décidé d'équiper ses bêtes de portables. « Quand ils courent [c'est à dire quand ils sortent de l'enclos], explique-t-il, cela me donne un coup de téléphone disant « mouton 1 » ou « mouton 2 », et ainsi de suite. Comme ça au moins je sais où commencer à chercher dans ma ferme qui fait 750 hectares ». Où chercher, en fait, des trous dans la clôture, régulièrement taillés par des bandits. L'éleveur sud-africain s'est fait voler 40 moutons en dix jours. Ces vols, c'est « la plaie des hivers au Cap », raconte-t-il, car les voleurs « profitent de la nuit qui tombe plus tôt et de la brume pour agir ». La police est impuissante. Cela s’explique, selon lui, « soit par le fait que les policiers n’ont pas de véhicules pour se déplacer, soit parce qu’ils n’ont pas d’essence ou plus de pneus... car eux aussi ont été volés »...

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