mercredi 18 juillet 2012
Achille Mbembe, essayiste camerounais, professeur en science politique à l’université Witwatersrand de Johannesbourg

Achille Mbembe.
(Ed. La Découverte)
« Je dois avouer que j’étais un peu surpris, je croyais que l’opposition était beaucoup plus organisée que cela. Et au fond, je ne pensais pas que madame Nkosazana Dlamini-Zuma allait gagner cette élection. »
Il y a dix mois, quand elle a lancé sa candidature, peu de gens y croyaient. Dimanche, à Addis-Abeba, la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma a terrassé le Gabonais Jean Ping, et a arraché de haute lutte la présidence de la Commission de l’Union africaine. Comment a-t-elle réussi ? Cette victoire laissera-t-elle des traces sur le continent ?
L’essayiste camerounais Achille Mbembe enseigne la science politique à l’université Witwatersrand de Johannesbourg. En ligne d’Afrique du Sud, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.
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Le système démocratique dans lequel nous,citoyens africains nous trouvons aujourd'hui est bien miné.Je me sens perplexe lorsque les dirigeants de ma mère AFRIQUE prennent les postes stratétiges comme des victoires dont on se réjouit dans un jeu.L'heure est maintenant à la prise de concience.Lumumba n'est plus,kuamey Nkrumah nous a quitté laissant derrière l'Espoir;L'espoir dont a désormais bésoin l'AFRIQUE.Bernard Eguedim
Le processus électoral mis en mal
Il est évident que la ressente élection du président de la commission de l'UA étale à porté du commun du mortel la mise en mal du processus électoral. Des postes stratégiques similaires doivent faire l'objet de concertations plus élargies au peuple qui en fin de compte sont les perdants de ce dysfonctionnement; l'autre me dirait que les présidents sont issus des suffrages exprimés par le peuple et la rhétorique est juste lâché par mes soins "de quel manière?" C'est de là que le peuple s'en devrait conscience qu'il est et restera l'organe dirigeante et de contrôle dans une vraie démocratie dixit la cousine de la pub: avec de vrais acteurs (dirigeants). Puisque ce que je vous dis nous n'avons pas conscience de notre pouvoir dans le système s'est pour cela cette "pseudo démocratie" perdure sur le continent puisque Khadafi n'est plus enfin les chefs d'Etats vautours n'ont plus en conscience les pétro-dollars de l'oncle défunt qui n'a plus d'yeux rivés sur les affaires africaines en tant que roi auto proclamé à défaut de la présidence souhaitée volontiers. Je l'avait dit puisque sans voix les évènements du Mali en sont des signes annonciateurs d'une débâcle du système démocratique actuel.