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vendredi 20 juillet 2012
1. Reportage au Burkina Faso : les faux médicaments (rediffusion)
RFI
Par Claire Hédon

L’Afrique de l’Ouest est devenue la plaque tournante des trafics de tous genres et bien que les indicateurs restent incertains, 50% des médicaments utilisés dans cette région pourraient être des faux. Pour faire face à cette criminalité organisée, une table ronde sur les faux médicaments en Afrique de l’Ouest, s’est tenue à Ouagadougou du 27 au 29 septembre 2011, avec pour but d’élaborer une stratégie de lutte transfrontalière. Comment enrayer le trafic de faux médicaments ? Comment ce trafic se répercute-t-il sur la santé des populations ?

Un reportage d’Igor Strauss à Ouagadougou au Burkina Faso.

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- Voici également une autre piste de solution:
Le systéme d'assurance qualité ainsi que les bonnes pratiques de distribution appliqués chez les fournisseurs et distributeurs en médicaments doivent permettre un suivi-traçabilité de tout médicament vendu en gros aux pharmaciens jusqu'à son utilisation finale.
En somme les médicaments collectés dans les loumas et autre dépots clandestin pourraient, après analyse minutieuse des données qu'ils contiennent (code datamatrix, code cip), indiquer leur provenance (pharmacies,fournisseurs...) et permettre ainsi de démasquer tout faussaire impliqué dans le marché illicite du médicament.
De meme un rappel des bonnes pratiques de de distribution me parait utile :

BONNES PRATIQUES DE DISTRIBUTION EN GROS
1.3. Les bonnes pratiques de distribution en gros des produits pharmaceutiques font partie intégrante
de l'assurance de la qualité.
1.4. Leurs principales exigences sont les suivantes :
a) Disposer des moyens adéquats en personnel, locaux, matériel, équipement et de moyens de
transport appropriés ;
b) Disposer de procédures et instructions claires et sans ambiguïté ;
c) Dispenser au personnel une formation adaptée ;
d) Disposer d'un système de documentation facilement accessible, permettant notamment le suivi de
la distribution ;
e) Disposer d'un plan d'urgence pour assurer le rappel ou le retrait des lots ;
f) Enregistrer et traiter les retours de produits et les réclamations portant sur leur qualité.

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Voici un début de solution au trafic de médicaments :
pharmacie et codes à barres datamatrix

-Le principe de fonctionnement des code-barres fut inventé dans les années 50 mais ce n'est qu'au milieu des années 80 que ceux ci se généralisent sur tous les conditionnements. La lecture d'un code-barres permet une saisie rapide et fiable d'une référence. Le suivie et la vente d'un produit est alors grandement facilité. Les technologies évoluant, le code-barres qui était composé à l'origine de quelques caractères, peut maintenant en contenir plusieurs milliers. Il était temps de faire bénéficier l'industrie pharmaceutique de cette avancée.

L'évolution est déjà en marche depuis quelques années.

En 2007 la décision est prise de modifier la codification des médicaments pour passer de 7 caractères (CIP7) à 13 caractères (CIP13). Cela permet de s'inscrire dans le standard international ACL13, de palier à une saturation des plages de codes et d'ajouter des informations complémentaires sur le produit ainsi qu'une clef de contrôle de lecture du code-barres. Cette première phase se termine fin 2009. A partir de cette date, tous les médicaments disposant d'une AMM auront leurs propres codes CIP13.

Un autre besoin important est l'amélioration du suivi des médicaments du fabriquant jusqu'au client final. Pour cela, deux informations, la date de péremption et le numéro de lot, doivent être ajoutées en plus du code CIP13. La date de péremption du produit sécurise la délivrance du médicament. Le numéro de lot permet le retrait rapide du produit en cas d'urgence sanitaire. Il est aussi nécessaire pour certains médicaments soumis à des règles particulières de traçabilité.

Le code-barres qui contenait 7 caractères s'enrichit et passe à 39 caractères (CIP13 Date6 Lot20). Il devient difficile d'imprimer la totalité de ces données sur un code-barres classique lorsque le conditionnement du médicament est petit.

Pour palier à ce problème, les professionnels de santé ont choisi d'inscrire ces informations dans un type de code-barres nommé Data Matrix. Les avantages de ce code est de pouvoir contenir un grand nombre de caractères sur une petite surface et d'avoir une grande fiabilité de lecture.

Le code Data Matrix est un code à deux dimensions (2D). La lecture de ce code nécessite une technologie de capture par camera très différente de celle utilisée par les scanners. Les pharmacies devront s'équiper avec des lecteurs compatibles DATA MATRIX 2D avant le premier janvier 2011. A partir de cette date, les fabricants auront obligation d'utiliser le code Data Matrix. Ils ne seront plus tenu d'imprimer le code-barres classique (1D).
Cette nouvelle technologie pourrrait se révéler utile pour une meilleur traçabilié des médicaments et une lutte plus éfficace contre les trafics et contrefaçons.

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