« La fête peut commencer » se réjouit Le Parisien/Aujourd’hui en France qui va loin, très loin : « une fois tous les quatre ans, la planète s’arrête de tourner ». L’objectif affiché, c’est 41 médailles tricolores, au moins aussi bien qu’aux JO de Pékin. Une médaille d’or, c’est bien ce qu’espère le nageur Camille Lacourt sur le 100 mètres dos pour ses premiers Jeux. Il raconte son arrivée au village olympique, un moment « à la fois surprenant et magique ». « On se dit : tout ça pour ça », confie Camille Lacourt bluffé par les moyens déployés pour accueillir les 10 000 athlètes et 2 millions de supporters attendus. Il faut dire que la Grande-Bretagne a dépensé plus de 12 milliards d’euros, un chiffre multiplié par quatre depuis le choix de Londres en 2005.

Beaucoup d’argent en cette période de crise qui fera peut être « oublier la dérive sécuritaire qui fait désormais partie de la panoplie des parfaits JO comme un papier gras qui vous colle aux doigts », ironise Le Parisien.
 
Libération se penche de son côté sur « le revers de la médaille »… « Pékin avait consacré l’hégémonie de la Chine ; les Jeux de Londres montrent un douteux royaume » note le journal. L’organisation reflète « tous les travers de la société britannique, de son dogmatisme libéral et inégalitaire ». « Le recours à une société de surveillance privée pour assurer la sécurité a tourné au fiasco, et l’armée britannique a été appelée en renfort in extremis » rappelle Libération. Les marques, elles, sont les reines des Jeux. « Même dans les salles de bains des athlètes, avec une police spéciale qui interdit savon ou papier toilette non-partenaires… Reste le sport ? », espère le journal.
 
Eux sont venus pour la beauté du sport. Le Parisien est allé à la rencontre de Jean-Matthieu, Rino et Geoffrey, trois supporters français. Ils ont réservé leur séjour en dix minutes sur Internet. 1 350 euros plus tard, ils sont là, à Londres, pour vivre une page « historique et un vrai mélange des cultures, toucher l’esprit des Jeux ».
 
Le sport et ses « demi-dieux »... Un exemple pour nous ?
 
C’est en tout cas ce que pense Etienne de Montety dans son éditorial en Une du Figaro. «  Pourquoi le citoyen-supporter, qui se nourrit des mots “ambition, compétition, performances, résultats”, pendant la durée des Jeux, pourquoi les récuse-t-il lorsqu’il s’agit de s’en inspirer dans son quotidien professionnel, social, intellectuel et moral ? »
 
Etre compétitif, souple, mobile, c’est justement ce que demandent de plus en plus les entreprises en difficulté
 
Après PSA et Air France, Alcatel-Lucent « renoue avec ses heures noires », titre Le Monde. L’équipementier va supprimer 5 000 emplois, mais pas sûr que ce plan social et le plan de restructuration annoncés suffisent pour réduire le déficit et ramène la confiance des investisseurs. Mais Le Monde rappelle que le groupe français est confronté à une double pression : celle de ses clients, qui poussent les prix vers le bas, et la pression de ses concurrents chinois.
 
La crise et les moyens d’y faire face… Les pays de la zone euro « ne font pas leur travail »
 
C’est l’avis de Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, et Le Monde lui donne raison. Le « peu d’optimisme » suscité par le dernier sommet européen aura été de courte durée. Face à « l’urgence économique », les gouvernants de la zone euro affichent « leur désinvolture, leur irresponsabilité » en ne parvenant pas à se mettre vraiment d’accord sur l’aide pour l’Espagne. De la « naïveté » aussi, quand ces mêmes dirigeants prennent leur temps « là où les marchés réagissent à la nanoseconde ».
 
Une entreprise italienne a peut-être trouvé une solution pour embaucher plus sans vraiment dépenser plus
 
Le correspondant du Monde à Rome nous raconte la proposition de la chocolaterie Perugina, basée à San Sisto dans les alentours de Pérouse. « Une proposition ? Plutôt un marché avec la culpabilité pour principal ressort » écrit Philippe Ridet. « Tout acceptant de diminuer son temps de travail de 40 à 30 heures par semaine et son salaire de 25 % à 30 % pourra promouvoir la candidature d’un de ses enfants à un emploi aux mêmes conditions dans l’entreprise ». « La plupart des travailleurs ont dit non. Mais quelques-uns réfléchissent. » La direction de la chocolaterie y voit un moyen d’offrir un salaire et demi par famille au lieu d’un seul. « Ailleurs, on appelle ça des soldes », résume Philippe Ridet.
 
La presse revient également sur la rencontre hier à l’Elysée entre François Hollande et Alassane Ouattara
 
Première poignée de main entre les chefs d’Etat français et ivoirien. « Absolument rien ne va changer entre les relations franco-ivoiriennes », assure Alassane Ouattara dans les pages du Parisien. Les deux hommes ont « brisé la glace », estime Le Figaro. Mais « l’entente ne coulait pas de source. Le président ivoirien est un ami de longue date de Nicolas Sarkozy. Nombre de socialistes français ont longtemps été amis avec Laurent Gbagbo, l’ex-rival d’Alassane Ouattara, aujourd’hui détenu dans les geôles de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye. »
 
Presque une dispute par jour
 
312… C’est le nombre de fois où un couple se dispute au cours d’une année. L’Insee est parti de ce résultat d’une étude britannique pour tenter d'en savoir plus sur la répartition des revenus et des tâches ménagères quand on vit à deux. Le résultat est plutôt étonnant, nous dit Le Monde : plus nos revenus et notre niveau de diplôme sont élevés, moins nous partageons. Plus de six couples sur dix préfèrent le pot commun, mais cette option « est également moins souvent retenue par les couples dont l’un des membres a déjà connu une expérience de vie commune ». « Chat échaudé craint l’eau froide ».

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