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La tête en arrière hors de l’eau, les yeux fermés, la bouche entrouverte, les mains jointes : Yannick Agnel savoure sa victoire au 200 m nage libre des JO de Londres… La photo barre la Une du Parisien ou encore de L’Equipe.
« Agnel, l’extase », clame le quotidien sportif. « Deuxième médaille d’or en 24 heures pour Yannick Agnel ! Impressionnant de facilité, le nageur niçois a dominé le 200 m, battant au passage le record de France. A seulement 20 ans, souligne L’Equipe, il s’impose comme la première superstar des Jeux. »
Alors, 3 médailles d’or et peut-être d’autres à venir… « En deux jours, souligne Le Parisien, les Bleus des bassins ont décroché autant d’étoiles qu’en 56 ans… » Pourquoi une telle réussite pour la natation française ? », s’interroge le journal. Et bien, « après le fiasco d’Atlanta en 1996, la natation tricolore s’est remise en question, édictant de nouvelles règles », répond Le Parisien, notamment « des conditions drastiques d’accession aux compétitions internationales. (…) Place au culte de l’excellence et à l’abolition des passe-droits. »
Deuxième raison et non des moindres, « on a des talents nés et les bons gabarits dans les bonnes disciplines, avec un mélange d’expérience et de fraîcheur », résume Lionel Horter, le directeur des équipes de France interrogé par Le Parisien.
Et puis il y a aussi les entraîneurs, relève La Croix : « ce triomphe est aussi celui d’un homme, l’entraineur Fabrice Pellerin, qui peaufine la préparation de trois des cinq nageurs français médaillés. »
La guêpe épinglée !
De la joie, mais aussi des larmes… « Des larmes sur le beau visage de Laura Flessel, relève L’Est Républicain. La guêpe épinglée, le cœur transpercé par la lame de l’épée de la Roumaine Simona Gherman. À 40 ans, l’escrimeuse, double championne olympique il y a seize ans, a perdu son combat contre le temps. »
Toujours est-il, qu’on doit « se prendre à rêver dans les jours qui viennent à de nouveaux exploits, de nouvelles victoires, de nouvelles explosions de joie, nous assure Le Journal de la Haute-Marne. Le temps est loin où une victoire française pouvait relever du coup de chance. Aujourd’hui, dans la majorité des disciplines, nos tricolores sont capables de rivaliser avec les plus grands. D’être les plus grands, tout simplement. Puisse ce constat se vérifier encore de nombreuses fois avant la fin de ces Jeux londoniens. »
Payer plus pour…
Dans les journaux également, autre sujet, moins réjouissant celui-là : les impôts… « Impôts : ce qui change cet été pour les particuliers », titrent Les Echos. Le quotidien économique décrypte les principales mesures fiscales adoptées par le Parlement. Droits de succession, ISF, heures supplémentaires… : au total, 4,2 milliards de hausses d’impôt pour les ménages en 2012 et 3 milliards pour les entreprises. Commentaire des Echos : « les moteurs de la croissance sont le capital, le travail et l’innovation. Durcir la fiscalité sur les trois à la fois fait courir le risque que celle-ci se grippe. »
En tout cas, bonne nouvelle : la CSG ne bouge pas, du moins pour l’instant… « C’est la surprise des vacances, s’exclame La Montagne. La hausse de la CSG ne sera pas dans nos assiettes fiscales à la rentrée, dans le budget 2013. Sans doute la retrouvera-t-on un peu plus tard dans le quinquennat. »
En effet, complète Le Républicain Lorrain, « une majoration de la CSG ayant l’inconvénient de réduire directement le pouvoir d’achat, il est compréhensible que le gouvernement hésite à s’y résoudre. D’où cette temporisation estivale et le souci exprimé par le ministre du Budget Jérôme Cahuzac de prouver d’abord que l’Etat peut faire des économies. Quitte à avouer ensuite que sans hausse de la CSG on n’y arrive décidément pas ! »
Syrie : l’ombre islamiste
Le conflit en Syrie avec ce grand titre du Figaro : « comment les islamistes profitent de la rébellion. (…) Parmi les insurgés, les membres d’Al-Qaïda restent très minoritaires, précise le journal, mais le soulèvement est exposé à l’influence croissante d’organisations extrémistes. »
Pour Le Figaro, c’est là « l’autre danger » : le conflit « attire les djihadistes venus d’ailleurs, peu sensibles à l’aspect nationaliste du combat pour une nouvelle Syrie, mais ravis de trouver un terrain propice où propager leur conception d’un islam radical. Même s’ils ne forment pas le gros des combattants, ils profitent de la militarisation croissante du soulèvement. »
Mort d’un « bricoleur »
Enfin, la disparition du cinéaste, écrivain et créateur numérique Chris Marker est à la Une de Libération. « Chris Marker s’efface », titre le journal. Cet artiste français « polymorphe », comme le qualifie Libération, avait 91 ans. Il n’était pas très connu du grand public, il faut bien le dire.
De son vrai nom, Christian-François Bouche-Villeneuve, il était devenu Chris Marker, son pseudonyme durant la Résistance. Un artiste mystérieux et mouvant : « tout à la fois, précise Libération, intellectuel, poète, romancier, traducteur polyglotte, photographe, écrivain, éditeur, monteur, réalisateur, producteur, vidéaste, dans son humilité coquette et sa défiance revendiquée des étiquettes, Marker ne se laissa pourtant jamais appeler ni "cinéaste" ni "théoricien", ni même "artiste", pour se revendiquer "artisan", "bricoleur'' avant tout. »
Et il aura influencé nombre de créateurs, relève Libération, de Jean-Luc Godard, à David Bowie ou encore Terry Gilliam. »

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