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Le 4 juillet 2012, après 6 ans de négociations secrètes, de fuites sur la toile, de réunions, de discussions, de démissions, bref de rebondissements, le Traité international commercial anti-contrefaçon ACTA, a finalement été rejeté à une écrasante majorité devant le Parlement européen. (478 voix contre, 39 pour, 165 abstentions).
Rarement, un traité commercial n’avait suscité une telle mobilisation de la communauté digitale, et très tôt l’acronyme ACTA était devenu familier des militants des nouvelles technologies... plus sûrement que des politiques qui l’ont découvert finalement assez tardivement.
Derrière Acta, on trouve un traité multilatéral international commercial portant sur la contrefaçon. Mais, au fil des négociations entre près de 40 gouvernements (c’est Wikileaks qui, d’ailleurs, le premier a fait fuiter en 2008 l’existence de telles négociations secrètes), le texte a fini par s’étendre à l’Internet et porter sur le partage des fichiers numériques et la défense du copyright.
C’est donc à la fois la méthode et le fond du texte jugé trop flou et dangereux pour les libertés numériques et la neutralité du net qui ont fait souffler un vent de contestation sur la toile, mais aussi dans les rues.
En février 2012, des manifestations ont eu lieu un peu partout en Europe, avec plus de 100 000 personnes en Allemagne et une résistance aussi très forte sur le front des pays de l’Est, comme la Pologne (qui est descendu la première dans la rue plusieurs jours d’affilée et ce, dès la signature du traité en janvier) la Slovaquie ou encore la Roumanie.
Retour donc sur la bataille de l’ACTA, c’est un reportage de Céline Develay-Mazurelle.

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