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« The greatest » : en anglais dans le texte, c’est la Une de L’Equipe. Le plus grand, tout simplement… « En 9”63, deuxième performance de tous les temps, Usain Bolt a conservé son titre olympique du 100 m. Il s’affirme, constate le quotidien sportif, comme le plus grand sprinteur de l’histoire. »

Et pourtant, le Jamaïcain revient de loin… « Bolt a douté, rappelle L’Equipe, Bolt s’est blessé, Bolt a failli se perdre. Mais Bolt est revenu car Bolt a l’atout ultime. Une aptitude mentale à jongler avec la pression, à jouer avec la réalité et défier le possible. »
 
Un mental d’acier et un physique exceptionnel. Cette fois, pas d’erreur… « Il a fait taire les soupçons de vulnérabilité qui l’ont accompagné depuis son faux départ aux Mondiaux 2011 », relève Le Figaro, qui cite les propos du champion qui décrit sa course-type dans un récent documentaire : « aux 50 m, je jette un coup d’œil à gauche, à droite, pour voir où je suis placé. Aux 60 m, je deviens une bête. C’est là que je commence à dominer la course. A 10 m, je sais si je vais gagner car sur 10 m, tu ne me rattraperas pas, qui que tu sois, aussi déterminé que tu sois, aussi bien préparé que tu sois, tu ne me rattraperas jamais. » Commentaire du Figaro : « Regardez à nouveau la finale, cela paraît si simple… »
 
« C’est un extra-terrestre », s’exclame pour sa part Le Parisien qui, outre l’exploit sportif, s’intéresse aussi à l’entreprise Bolt. Une entreprise qui tourne bien. Les gains du Jamaïcain sont en effet estimés à 16 millions d’euros par an, dont 10 millions versés par son équipementier allemand !
 
Cocorico…
 
La presse salue également la première médaille française des épreuves d’athlétisme : l’argent pour Mahiedine Mekhissi au 3 000 m steeple. « Un chic steeple », s’amuse Libération qui retrace le parcours de Mekhissi qui avait déjà décroché l’argent à Pékin : huitième d’une famille de 10 enfants originaire d’Algérie, qui, dans son premier club à Reims, récupérait les baskets des grands : « j’attendais qu’ils les usent pour leur demander qu’ils me les filent, raconte le coureur de fond. Jamais de la vie je n’aurais demandé à mon père de m’acheter des baskets à 150 euros. »
 
Alors, à mi-parcours de ces JO, cocorico… Le bilan des médailles est excellent. « En une semaine, les athlètes tricolores ont engrangé davantage de médailles d’or que durant la totalité des Jeux de Pékin en 2008 », constate Le Monde.
 
Et pour couronner le tout, relève Le Courrier Picard, « nos athlètes ne se contentent pas d’engranger des médailles, ils nous sourient, oui, nous sourient, comme des gens normaux. Impossible d’y échapper : leur simplicité, leur bonheur contrastent avec la morgue des milliardaires du football incapables de nous serrer le cœur. Fiers d’être Français ? », s’interroge le quotidien picard. « Disons-le, répond-il, sans grandiloquence. »
 
A quand l’homme sur Mars ?
 
« A la recherche de la vie sur Mars » : c’est le grand titre du Parisien. « Parti il y a plus de huit mois, précise le journal, Curiosity, le petit robot américain, doit arriver tôt ce matin sur la planète rouge pour une mission de deux ans. Objectif : détecter des traces de vie, à 100 millions de kilomètres de la Terre. »
 
Et les Français sont de la partie, relève notamment Le Républicain Lorrain, « puisque des scientifiques et des laboratoires bien de chez nous se sont joints à l’aventure pour équiper le robot Curiosity d’un laser d’analyse chimique des roches environnantes ainsi que de superfiltres destinés à isoler des molécules d’origine biologique, témoins éventuels d’une vie microbienne passée. »
 
Alors, « au-delà de l’aspect purement scientifique, Curiosity cache sans doute un projet plus ambitieux, remarque Le Journal de la Haute-Marne : la conquête humaine de Mars. La moindre trace de vie fait naître des rêves fous sur la possibilité d’installations humaines. Encore faut-il convaincre les politiques. Les contingences économiques ont sérieusement écorné les budgets des agences spatiales. La Nasa en sait quelque chose. Partir à l’assaut de Mars, c’est décrocher la Lune par les temps qui courent. »
 
En tout cas, estiment Les Dernières Nouvelles d’Alsace, « le fantasme est toujours présent, pas totalement enfoui. Il a même un horizon : 2040. Date programmée d’une mission habitée. Les rêves n’ont pas de frontières. L’espace non plus. »
 
Des vacances normales !
 
Enfin, le couple présidentiel à la Une du Figaro… François Hollande en polo beige et sa compagne Valérie Trierweiler, chemisier et short blanc, en train d’arpenter la plage… Commentaire du journal : « Hier avec sa compagne, le chef de l’État s’est promené le long de la plage, discutant avec les estivants et posant pour des photos souvenirs. En touriste normal. »
 
Et puis pleine page dans Le Parisien sur le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et sur son hobby estival : le camping-car… « Ensemble (depuis 40 ans), ils ont gravi des montagnes, sillonné la Yougoslavie, passé des nuits délicieuses en Espagne. Mais cet été, relève Le Parisien, le mini-van fétiche de Jean-Marc Ayrault est puni. Condamné à prendre la poussière dans l’obscurité du garage nantais. » Et pour cause, sécurité oblige, on ne peut pas être à la fois Premier ministre et campingcariste…

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(1) Réaction

Les JO ont mis leur Bolt de sept lieues.

Facétieux oui, mais performant ; fantasque, peut-être, mais talentueux. Depuis Carl Lewis, aucun coureur n’avait exhalé un tel charisme. Tous ceux qui ont jugé qu’il en faisait trop, depuis son mauvais démarrage, doivent s’incliner devant sa vélocité aérienne. Pour le reste, il vit avec son temps médiatique, c’est tout, et son exubérance vaut toujours mieux que l’attitude lamentable de prétendues pointures du ballon plus très rond. Cf. http://pamphletaire.blogspot.fr/search/label/Football

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