Le régime de Bachar el-Assad est-il en train de se désagréger ? C’est la question qui agite les quotidiens ce mardi après la fuite à l’étranger hier du Premier ministre Riad Hijab et de nombreux autres dignitaires et militaires. « Bachar al-Assad lâché par son Premier ministre », s’exclame Libération. Commentaire du journal : « les rats quittent le navire d’un régime syrien en perdition. La défection du Premier ministre, Riad Hijab, est un nouveau signe de l’isolement croissant, y compris dans son propre pays, de Bachar al-Assad. »
« Certes, reconnaît Le Figaro, dans la hiérarchie réelle du système syrien, où la famille du président exerce la réalité du pouvoir avec les chefs des différents services de renseignement, Riad Hijab n’était pas le vrai numéro deux. Mais son départ représente néanmoins un énorme échec pour Damas. »
Cette défection « marque-t-elle un tournant dans la tragédie syrienne qui, en seize mois, a déjà fait plus de 20 000 morts ? », s’interroge L’Humanité. « On le voudrait et c’est incontestablement un fait nouveau, répond le journal, trois jours après le vote par l'ONU, mais sans la Russie et la Chine, d’une résolution réclamant le départ de Bachar el-Assad. C’est un fait nouveau qui témoigne à n’en pas douter de la fragilité politique d’un pouvoir qui n’a plus que les armes pour se maintenir en place. Mais précisément, les armes, il les a. »
Le Journal de la Haute-Marne renchérit : « On aimerait sincèrement pouvoir dire que le régime syrien est à l’agonie. Les événements des dernières heures sont autant d’indices qui laissent espérer la fin prochaine de la dictature. (…) Pour autant, el-Assad est toujours là. (…) Mais, surtout, cette dictature à genou est peut-être encore plus dangereuse pour le peuple syrien, au moment où chacun s’attend avec une espèce de fausse naïveté à une mort rapide. Il n’y a pas plus cruel qu’un animal blessé. Et en matière de cruauté, el-Assad s’y connaît. »
« Mars, ça repart » : c’est la Une de Libération
Avec l’une des premières photos prises hier matin par le robot Curosity à peine arrivé sur la planète rouge. « Sa mission, rappelle le journal, d’un coût de 2,5 milliards de dollars : déterminer si cette planète a connu des conditions favorables à l’apparition de la vie, en particulier de l’eau en abondance sous forme liquide. »
Pour L’Alsace, « la charge émotionnelle n’est certes pas la même, mais l’exploit réalisé hier vaut celui de la Nasa, qui a réussi en 1969 à faire marcher l’homme sur la Lune. Jamais une sonde aussi sophistiquée n’était allée explorer cet horizon lointain, riche en légendes de soucoupes volantes et de petits hommes verts. Les fantasmes y perdront ce que la science y gagnera : mieux connaître Mars, ce sera mieux connaître l’origine du monde. »
Alors, la Nasa a tenu et tient toujours la vedette… mais « aujourd’hui, le club (spatial) s’est élargi, relève Ouest-France. La Russie, faute de financement, a accumulé les collaborations avec l’Agence spatiale européenne ou l’Inde. Le Japon poursuit ses programmes mais le nouvel acteur, note le quotidien du grand Ouest, c’est surtout la Chine qui multiplie les missions (habitées ou non), qui projette la mise en orbite d’une station spatiale d’ici à 2020 et, surtout, qui rêve d’être le premier pays asiatique à conquérir la Lune. »
Autre territoire méconnu, mais beaucoup plus proche celui-là : l’Arctique… « L’Arctique, terre de convoitise », titre La Croix qui consacre tout un dossier à ce pôle nord qui, du fait du réchauffement de la planète, devient de plus en plus accessible. « Cet été, au Groenland, précise La Croix, la surface de la calotte glaciaire a fondu de 97%, soit deux fois plus que d’habitude. La grande île arctique attire toutes les convoitises, y compris de la Chine. » Il faut dire, explique le journal, que son sous-sol renfermerait « 13% des ressources planétaires de pétrole et 30% des réserves de gaz naturel. » Et « depuis juin 2009, le Groenland, territoire appartenant au Danemark, a renforcé son statut d’autonomie. L’île est donc à même de décider l’octroi des permis d’exploitations. »
Enfin, « prêts pour l’acte II ? » Question posée en Une de L’Equipe et qui concerne bien sûr les Jeux olympiques. « Irrésistible lors de la finale du 100 m, Usain Bolt part à la conquête d’un nouveau titre olympique sur le 200 m, dont les séries se déroulent aujourd’hui, précise le quotidien sportif. Sur sa route, poursuit-il, il retrouvera son ennemi intime, Yohan Blake, mais aussi un ambitieux Christophe Lemaître. » Le sprinter français avait décroché le bronze lors des derniers mondiaux en Corée.
A la question posée par Le Figaro, « avez-vous une chance de battre Bolt, Blake et consorts ? », Christophe Lemaître répond : « Mes chances seront les mêmes qu’aux Mondiaux. La possibilité de faire un podium est là. Il faudra sortir les chronos. Essayer d’aller au bout. Avec une médaille, j’aurais réussi mes Jeux… »

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