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Il est à la Une du Figaro ou encore de La Croix : le visage poupin de Neil Armstrong, yeux bleus et sourire timide ; une photo prise dans le module Eagle de la navette Apollo, le 21 juillet 1969, quelques heures avant sa sortie sur la lune. La presse française célèbre ce lundi à l’unisson la mémoire du celui qui fut le premier homme à marcher sur notre satellite.

« La Terre rend hommage à Neil Armstrong », titre Le Figaro.

« Il nous a emmené sur la lune », s’exclame La Croix.

« Armstrong, le rêve américain », constate Libération.

« Pourquoi l’espace fera toujours rêver », lance Le Parisien.

« Le héros passe, l’odyssée continue », relèvent Les Dernières Nouvelles d’Alsace.

« Les images en noir et blanc de ses petits bonds sur la surface rocailleuse d’un sol extraterrestre resteront à jamais comme l’un des documents les plus fascinants de l’histoire, estime Libération. "C’est un petit pas pour l’homme, un bond de géant pour l’humanité", avait commenté l’astronaute dans une phrase entendue en direct par un demi-milliard de téléspectateurs ébahis. L’exploit d’Armstrong avait marqué toute une génération.

En pleine guerre froide, rappelle Libération, alors que l’Amérique et l’Union soviétique avaient fait de l’espace leur nouvelle conquête obligée, l’alunissage avait redonné de l’ambition à une nation en plein tourment, déchirée par le mouvement des droits civiques et toujours traumatisée par l’assassinat de JFK, le jeune président qui avait fait de l’odyssée spatiale une priorité. »

« Dans ces années 60 finissantes déchirées par la guerre du Vietnam, Neil Armstrong et la mission Apollo 11 incarnaient le triomphe de l’Amérique, renchérissent Les Dernières Nouvelles d’Alsace. L’exploit technologique était considérable, phénoménal même et le message véhiculé par cette formidable conquête spatiale était celui d’une promesse. Celle d’un monde vraiment nouveau. C’était l’époque de tous les possibles ».

Désenchantement ?

Ce 21 juillet 1969 marquait aussi un tournant, relève La Croix : « il ne se passa pas beaucoup d’années avant que la planète ne pénètre dans une période de doute. La période que l’on appelle en France "les Trente Glorieuses" prit fin avec l’entrée dans l’instabilité monétaire et le premier choc pétrolier.

À cette époque commença aussi à émerger, la conscience des dangers qu’un développement effréné représentait pour l’avenir de la Terre. » Finalement, soupire le quotidien catholique, « nous avons perdu l’ingénuité des années 1960. Elle comprenait une dose de naïveté qu’il ne faut pas regretter. Mais, une fois révélée, cette part d’illusion a malheureusement suscité un grand désenchantement et une perte de confiance dans la capacité des hommes à dévoiler de nouveaux horizons. »

Ceci dit, l’espace nous fait toujours autant rêver, relève pour sa part Le Parisien, et « va encore nous fasciner ». Pour le planétologue Sylvestre Maurice, cité par le journal, dont la caméra équipe le robot Curiosity, on ne manque pas de terres inconnues à découvrir. «On pourrait s’intéresser aux pôles de la Lune et ses glaces vieilles de cinq milliards d’années, se poser sur une comète, explorer un satellite de Jupiter, énumère l’astrophysicien.

La conquête spatiale continuera, affirme-t-il, car c’est un moteur de rêve pour la société, un moyen de connaître nos origines et peut-être un jour de découvrir la vie sur une autre planète. »

UMP : la guerre des chefs officiellement déclarée…

Retour sur terre : « le duel Copé-Fillon réveille l’opposition. »
C’est le grand titre du Figaro. Le Figaro qui constate que, sans surprise, « le secrétaire général de l’UMP s’est déclaré candidat à la présidence du parti » et que « l’ex-Premier ministre a effectué sa rentrée politique dans la Sarthe. Deux discours très offensifs à l’égard du gouvernement. »

Pour Le Figaro, « nul ne doit redouter cette compétition interne à l’UMP. Elle est, au contraire, une chance pour faire vivre le débat, affirmer des caractères d’hommes et de femmes d’Etat, lancer des idées nouvelles. (…) L’UMP a le devoir de s’opposer à l’actuelle majorité (…).

Mais elle a aussi le devoir de proposer, souligne Le Figaro. (…) Copé, Fillon et les autres doivent saisir l’occasion qui leur est offerte. Ils sont très attendus. Les Français ne sont pas convaincus par les premiers pas de l’équipe au pouvoir. Le vainqueur ne devra pas les décevoir. »

Cette guerre des chefs à l’UMP est largement commentée dans la presse régionale. Pour La République du Centre, en effet, « après tout, rien n’est plus logique, en démocratie, qu’une confrontation d’idées et de projets. Surtout après une succession d’échecs électoraux. L’ennui, relève le journal, est que les choses ne semblent pas s’engager sous les meilleurs auspices. (…)

En faisant du "Sarkobis", le secrétaire général de l’UMP s’est davantage exprimé en candidat à l’Élysée plutôt qu’à la tête du parti. Fillon et lui sont manifestement sur la même ligne : celle de 2017 ! »

Et puis, « un paradoxe se dégage, pointe pour sa part Le Courrier Picard. Il ne manque pas de sel. Fillon prend ses distances avec l’héritage du sarkozysme alors qu’il en a été le méticuleux metteur en scène, tandis que Copé, qui n’a pas ménagé ses critiques en coulisses, revendique sa filiation et sa proximité avec Sarko ce 'héros'. »

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