mardi 28 août 2012
1. La chrono-diététique
www.asef-asso.fr
Par Claire Hédon

Maigrir sans se priver, c’est ce que promet la chrono-diététique. La règle d’or : manger le bon aliment au bon moment et en bonne quantité. Plutôt que de compter les calories, il serait davantage judicieux d’apprendre à combiner les aliments et à s’en délecter à l’instant opportun. Manger de tout pour ne manquer de rien, serait-ce la clé de la réussite ?

Pour en parler :

• Dr Jean-Marie Bourre, docteur en médecine et membre de l’Académie nationale de médecine. Auteur de La chrono-diététique, aux éditions Odile Jacob.

• Dr Valérie Ndiaye, médecin nutritionniste et chef de Esteval, une entreprise agro-alimentaire à Dakar au Sénégal.

 

En fin d’émission, nous parlerons de l’impact de l’extraction de l’uranium au Niger. Avec Bruno CHAREYRON, ingénieur en physique nucléaire, responsable du laboratoire de la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD).

 

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(2) Réactions

tant de charcuteries, viande etc...?

Le pauvre Dr Jean-Marie Bourre a pourtant été sabré par Thierry Souccar en 2006, voir:
http://www.lanutrition.fr/grand-prix-de-la-propagande/le-gagnant-du-mois/grand-prix-de-la-propagande-septembre-2006-le-dr-jean-mar...

...pour ses relations avec l'agroalimentaire charcuterie, farine et pain, pruneaux (fruits secs), huitres (fruits de mer), oeufs...
qui sont fort recommandés, en tout cas, par la chrononutrition du Dr Delabos, et la chronodiététique y ressemble comme 2 gouttes d'eau.

Je cite:

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Grand prix de la propagande septembre 2006 : le Dr Jean-Marie Bourre

En septembre 2006, le grand Prix de la Propagande de LaNutrition.fr est décerné au Dr Jean-Marie Bourre, pourfendeur de végétariens, ami des charcutiers, des éleveurs de poules, des meuniers et boulangers, des mareyeurs, des cultivateurs de pruneau et « découvreur » auto-proclamé des oméga-3. Et encore bravo !
Thierry SOUCCAR - Mardi 12 Septembre 2006

Le Monde 2 présente Jean-Marie Bourre comme « neurotoxicologue, membre de l’Académie de médecine, spécialiste de la chimie et de la nutrition du cerveau à l’Inserm, découvreur des fameux oméga-3. » C’est beaucoup, mais encore très incomplet. En effet, Jean-Marie Bourre, comme je l’ai écrit avec Isabelle Robard dans « Santé, Mensonges et Propagande » est surtout président du Centre d’information sur les charcuteries payé par les industriels de la saucisse, membre du Comité scientifique du pain créé par les producteurs de farine, président du Comité scientifique de l’huître, président du Comité scientifique du Comité national pour la promotion de l’œuf mis en place par les producteurs d’œufs. Il fait aussi la promotion du pruneau pour le compte de la Collective du pruneau d’Agen. Vous vendez des croquettes pour chat, du fromage râpé, de la soupe en sachet et vous n’avez pas encore de « comité scientifique » pour parler de vous dans les médias ? N’attendez plus : son président est tout trouvé ! Et quel président ! Ne ménageant ni son temps ni sa peine, infatigable dans la valorisation de la filière qui l’a nommé.

Dans Le Monde 2, Jean-Marie Bourre entonne un refrain connu : la population est à la merci d’une carence en fer. Pour éloigner cette terrible menace une solution : manger de la viande rouge au moins trois fois par semaine et surtout des… charcuteries. Et d’une pour le Centre d’information sur les charcuteries ! « On l'oublie trop souvent, ajoute le Dr Bourre, les coquillages présentent un bon taux de fer. » Et de deux pour le Comité de l'huître !

Heureusement, le journaliste du Monde 2 a le tact de ne pas faire remarquer au Dr Bourre que moins d'une femme sur cinq manque de fer entre 15 et 50 ans, que ni les hommes ni les femmes ménopausées n’ont besoin de fer, que donc l'écrasante majorité de la population n'a aucun problème de fer et qu’il y a au contraire en France plus de personnes à risque d'excès de fer que de déficit.

Timidement pourtant, le journaliste interpelle le Dr Bourre sur les graisses saturées et le cholestérol des charcuteries. Réponse : « Si aujourd'hui nous interdisions de manger des charcuteries à toute la population française, cela ne réduirait l'apparition (sic) de graisses saturées que de 6 à 8%. Les charcuteries, cette formidable invention de notre cerveau, contribuent assez modestement à la formation du cholestérol. » Et de trois pour le Centre d’information sur les charcuteries !

Sur le terrain du cholestérol, le bon docteur est intarissable : « Aujourd'hui, dit-il l'oeuf est très mal vu, ce serait un poison (sic) accusé de donner du cholestérol, d'être dangereux pour le système cardiovasculaire. Manger des oeufs, une omelette aux cèpes, un oeuf à la coque par jour n'est pas s'empoisonner. » Et de quatre pour le Comité de la promotion de l’œuf !

Le Comité scientifique du pain n’est pas oublié : « Un petit déjeuner sans pain, sans sucre et c'est l'hypoglycémie, le fameux « coup de pompe » de 11 heures. Il faut consommer des sucres lents. En France, du pain à tous les repas, des céréales, du blé dur, des pâtes, du riz, du miel, des légumes secs, des pruneaux. » Et de cinq pour le pain, de six pour la collective du pruneau !

Et tant pis si la plupart des produits céréaliers ne sont pas des « sucres lents ».

Le reste de l’interview est à l’avenant avec un couplet formidable (et inédit !) sur les « méfaits » des protéines végétales : « Consommer des protéines végétales c'est provoquer une forme d'autocannibalisme. Car le cerveau prend les protéines et les acides aux cellules musculaires du cœur. » Pas moins, et c'est un chercheur de l'Inserm qui le dit !

Au final, Jean-Marie Bourre conseille de manger un œuf chaque jour, de la viande rouge trois fois par semaine, mais aussi toujours plus de charcuteries, qui sont « un aliment essentiel ». Un propos qui a dû aller droit au cœur des experts du Centre international de recherche sur le cancer de Lyon. Il y a quelques mois, ils ont publié leurs résultats issus de la grande Etude prospective européenne sur le cancer et la nutrition (EPIC), qui suit plus d'un demi million d'Européens dans 10 pays. Les voici : pour 100 g de viande en plus chaque jour, le risque de cancer de l'estomac distal est multiplié par 3,52 ; pour 100 g de viande rouge supplémentaire, ce risque est augmenté de 73%, et multiplié par 2,45 pour 100 g de charcuteries supplémentaires par jour. (1) Ce n'est pas tout.

Pour 100 g de viande rouge supplémentaire chaque jour, le risque de cancer colorectal est multiplié par 1,25, et par 1,55 pour 100 g de charcuteries en plus. Le cancer colorectal est en France le 2e cancer chez la femme et le 3e chez l'homme. avec plus de 4.000 nouveaux cas annuels. (2)

A la suite de ces résultats, l'Agence internationale conseille au contraire du Dr Bourre de réduire les quantités de viande rouge que nous consommons aujourd'hui, en respectant l'alternance des protéines : chaque semaine, une fois une viande rouge, une fois une viande blanche, deux fois de la volaille, deux fois du poisson, une fois un plat à base d'oeufs ou un plat végétarien.

Un message passé inaperçu dans l’opinion, il est vrai que les chercheurs de l’Agence internationale de recherche sur le cancer n’ont pas eu droit à un « grand entretien » de 9 pages dans Le Monde 2.

Capsules d'Omega 3 - PurEPA: http://www.mind1st.co.uk/

Bonjour et merci beaucoup de cette excellente émission sur la diététique.

Pourrais-je avoir un avis d'expert du Dr. Jean-Marie Bourre sur ces capsules d'huile de poisson, OMEGA 3:

http://www.mind1st.co.uk/

Merci infiniment.

Jean

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