| Dernières infos |
Les deux frères interpellés en Bourgogne après les menaces proférées contre les lycées strasbourgeois sont ressortis libres de leur auditionFrance: interpellation de deux frères en Bourgogne après les menaces proférées concernant les lycées de Strasbourg |
|
Les mauvaises nouvelles et les couacs en tout genre s’accumulent. « Chômage : la cote d’alerte », s’exclament Les Echos en première page. On en est presque à trois millions de demandeurs d’emploi.
Le prix de l’essence s’envole. « Ayrault piégé par les promesses de Hollande », affirme Le Figaro en Une.
Qui plus est, il y a de l’eau dans le gaz entre Verts et socialistes… « Nucléaire : Montebourg fissure la gauche », lance Libération. « En parlant d’une 'filière d’avenir', le ministre du Redressement productif a fâché les écologistes et fragilisé la cohésion de la majorité », constate le journal.
A tel point que Le Parisien s’interroge : « PS et Verts peuvent-ils gouverner ensemble ? »
Alors, le chômage d’abord, le problème le plus préoccupant : plus 1,4% en juillet, quinzième mois d’affilée de progression, 2 millions 987.000 demandeurs d’emploi… « Les chiffres du mois de juillet sont très mauvais, constate Le Journal de la Haute-Marne. Que l’actuel gouvernement ne puisse pas inverser une tendance incrustée depuis 15 mois dans le marché du travail, les Français n’en ont cure. Ils ne voient rien venir. Alors, ils zappent le nouvel exécutif. Le chef de l’Etat et son Premier ministre dévissent dans les sondages. (…)
François Hollande est donc condamné à réagir très rapidement, relève le quotidien champenois, et à s’arracher les tripes. En clair, convaincre qu’il a encore prise sur une réalité dont on peut convenir qu’elle est particulièrement difficile. »
Et pour l’instant, remarque La Nouvelle République, « face à l’explosion record du chômage, qui devient un drame national, on n’a pas entendu de réel discours sur une stratégie économique. Les 'rustines' des emplois aidés ne sauraient dispenser le gouvernement d’une politique améliorant la compétitivité de nos entreprises criblées de charges. Il y a là un véritable état d’urgence. »
Autre épine au pied du gouvernement : le prix de l’essence qui flambe… « Le renoncement pur et simple à une promesse de campagne - bloquer les prix à la pompe - n’est évité que par une baisse cosmétique de quelques tout petits centimes par litre », déplore Libération.
De son côté, Le Figaro relève que « les promesses, (…) tôt ou tard, se brisent sur le mur des réalités. (…) La vérité, estime Le Figaro, est que le seul moyen de se prémunir contre le pétrole cher consiste à l’économiser, en roulant moins et mieux, avec des automobiles utilisant de nouvelles technologies. C’est un chantier lourd, de longue haleine, mais plus sérieux qu’une promesse électorale sans lendemain. »
Le PS et les écolos sont-ils vraiment faits pour s’entendre ?
C’est sur le nucléaire que l’on trouve le plus de commentaires ce matin… Et on revient à Libération qui constate qu’en effet, « c’est sur le nucléaire, sujet ultrasensible depuis Fukushima, que le moteur à explosion de la majorité s’est remis en marche. Une «filière d’avenir», comme le pense Arnaud Montebourg ? Zizanie garantie, s’exclame le journal. Déjà au PS, où il doit y avoir autant de réponses à cette question que de militants, d’éléphants et d’élus locaux. »
Alors chez les Verts, le tollé était prévisible…
Et Libération de livrer ce verdict sans appel : « sur l’énergie, comme sur d’autres dossiers, impossible de saisir la logique de l’action gouvernementale. Demeurent une impatience, un malaise grandissant. Pour ne pas dire un sentiment d’amateurisme. »
En effet, « de deux choses l’une, lance Le Républicain Lorrain. Ou l’atome civil est un atout pour la France et il doit avoir, à ce titre, un avenir. Ou il est une filière du passé dont il faut alors organiser l’effacement progressif.
Mais on ne peut lui prédire un futur et programmer sa fin à plus ou moins long terme. Les Verts, qui avaient cru entendre que les socialistes s’étaient convertis aux énergies renouvelables, sont autorisés à s’étrangler. » Et Le Républicain Lorrain de conclure : « François Hollande pourrait ainsi devoir trancher plus tôt que prévu une question sur laquelle il s’était montré très ambigu durant sa campagne. »
En tout cas, la fracture est nette entre Verts et socialistes… C’est ce relève entre autres La Charente Libre : « si aujourd’hui, certains à EELV peuvent avoir le sentiment d’avoir trop lâché sur le calendrier de sortie du nucléaire, ils sont sans doute encore plus nombreux au sein du PS à penser que cet accord a été trop cher payé en sièges de députés comme en ministères. Sans compter que les états d’âmes des Verts agacent de plus en plus certains socialistes. »
Du coup, « le PS et les écolos sont-ils vraiment faits pour s’entendre et, surtout, pour gouverner ensemble ? », s’interroge Le Parisien. « En signant leur plate-forme commune, les premiers comme les seconds ont montré qu’ils étaient capables de compromis sur beaucoup de choses, répond le journal.
Mais il reste entre eux des points de discorde sur des sujets majeurs, comme le modèle énergétique, le pacte européen ou encore la politique d’immigration. Les écolos pèseront-ils sur les choix ou se contenteront-ils de faire entendre leurs différences ? Au lendemain de l’élection de François Hollande, beaucoup d’entre eux pensaient avoir décroché le gros lot, relève Le Parisien. C’était sans doute un peu tôt. »

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati













Réagissez à cet article
(0) Réaction