GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 7 Décembre
Dimanche 8 Décembre
Lundi 9 Décembre
Mardi 10 Décembre
Aujourd'hui
Jeudi 12 Décembre
Vendredi 13 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Le Pentagone suspend l'entrainement de tous les militaires saoudiens sur le sol américain

    «Le glaive sans la balance» de Xavier Lameyre, aux éditions Grasset

    DR

    « Contrairement à une idée reçue, aussi fréquemment répandue que parfaitement erronée, la justice pénale française est sévère, souvent très sévère ». Ce sont quasiment les premiers mots de l’essai de Xavier Lameyre.
    L’auteur est vice-président du Tribunal de grande instance de Paris, chargé de l’application des peines. Son expérience et sa réflexion sont implacables : ce n’est même plus de « très » qu’il faut parler, mais de « trop ». La justice française, privée de sa balance, est menacée de perdre toute mesure.

    On n’a jamais autant puni pénalement en France, jamais autant emprisonné, jamais autant fiché les justiciables, jamais autant légiféré sur la justice et la peine ni jamais autant contourné, réduit, défié le juge, que ces dernières années. Ce bilan n’est pas celui, en propre, du juge Lameyre. C’est celui que tout un chacun peut tirer des études et statistiques officielles.

    L'écrivain Xavier Lameyre. Léa Crespi

    La tendance est nette et observable depuis une vingtaine d’années, depuis l’entrée en vigueur du nouveau code pénal (1er mars 1994). En d’autres termes, la prise de pouvoir du glaive judiciaire, au détriment de la balance, n’est pas seulement un trait caractéristique du sarkozysme.

    Au ministère de l’Intérieur en 2002, puis à la présidence de la République de 2007 à 2012, le leader de la droite UMP n’a fait, selon Xavier Lameyre, que pousser à l’extrême une logique et une frénésie répressives. Celles-là mêmes de l’idéologie sécuritaire et du populisme aujourd’hui à l’œuvre en France et dans de nombreux pays d’Europe.

    Le danger ? Ni plus ni moins que la remise en cause de l’Etat de droit républicain, dont l’autorité judiciaire est l’un des piliers. Et plus fondamentalement encore : l’humanité des rapports entre les hommes d’une même société.

    Privée de sa balance par les peines planchers, la répression systématisée des jeunes mineurs, la dépersonnalisation de la peine, l’évitement du procès et du débat contradictoire, la justice, prévient Xavier Lameyre, se déshumanise. Et au mépris de ce qu’enseignent toutes les études psychologiques, sociales, sur la prison, la récidive, pédagogie de la peine, la « démocratie d’opinion », le « sécuritarisme » font le lit, selon Xavier Lameyre, d’un néolibéralisme et d’un populisme d’extrême droite, destructeurs de l’Etat de droit républicain.


    Sur le même sujet

    • France / Justice

      Philippe Courroye nommé avocat général à la cour d'appel de Paris

      En savoir plus

    • France / Justice

      Dans une interview au Parisien, Christiane Taubira fixe ses orientations pour la justice française

      En savoir plus

    • France / Justice

      Privé de son immunité, Nicolas Sarkozy entre dans le champ de vision des juges

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.