Avec « les premières réformes de Vincent Peillon », constate Le Monde en première page : « créations de postes, vacances, évaluation des enseignants : quelques changements symboliques. Mais les gros chantiers restent ouverts. (…) Rythmes, socle commun, carte scolaire, formation des enseignants, éducation prioritaire, décrochage, préscolarisation, notes et évaluation… (…) Tous ces sujets vont être discutés dans le cadre de la concertation pour la 'refondation de l’école', relève Le Monde : 500 participants, 4 groupes de travail et d’innombrables ateliers. (…) Ces débats doivent nourrir la loi d’orientation et de programme, soumise au Parlement à l’automne et votée début 2013. »

Pour l’instant, donc, « l’école en chantier », souligne L’Humanité qui relève que « l’éducation et ses acteurs attendent avec impatience des réformes. »

Et ce chantier est qualifié « d’énorme » par Le Journal de la Haute-Marne : « entre formation des enseignants ou réforme des rythmes scolaires, entre autres, le ministre de l’Education, Vincent Peillon, doit répondre à un véritable problème philosophique et redonner confiance à un corps enseignant rongé par le doute voire, parfois, le découragement. Tout simplement, imaginer l’école de demain.
Pas moins. »

Reste à faire l’essentiel…

Pour La Montagne, « il ne s’agit plus de dégraisser le mammouth déprimé, mais de le remettre en marche vers une prairie plus verte. (…) Et la liste des chantiers éducatifs est longue comme un jour sans pain. À ne considérer que la réforme, essentielle, des temps scolaires, sans parler du reste, on mesure le degré de persuasion qui sera nécessaire pour vaincre les blocages syndicaux, parentaux, locaux ! Le tout sans carotte salariale, relève La Montagne, pour revaloriser les enseignants parmi les plus mal payés des pays de l’OCDE. »

Certes, reconnait L’Alsace, « incontestablement, l’atmosphère a changé et la rentrée devrait être plus détendue que les précédentes. » Mais, « reste à faire l’essentiel (…) Or, le gouvernement a fait, pour l’instant, le plus facile. Les polémiques ne manqueront pas de resurgir dès qu’il entrera dans le 'dur', sur les modalités concrètes d’un retour à la semaine de quatre jours et demi, par exemple. Mais aussi, relève le quotidien alsacien, sur le salaire des enseignants - qui reste bloqué - et sur les créations de postes annoncées : la crise risque de doucher bien des attentes et de plomber, à nouveau, une ambiance fragile. »

Et si Obama n’était pas réélu ?

A la Une également : la campagne présidentielle américaine, avec l’ouverture ce mardi de la convention démocrate à Charlotte en Caroline du Nord. « L’équation est complexe » pour Barack Obama, s’exclame Le Figaro. « Le président sortant doit affronter cinq grands défis », relève le journal. « Offrir une vision pour l’avenir. Détruire l’adversaire. Remobiliser sa base. Séduire à nouveau les indépendants. Et se réinventer en homme d’action. »

Commentaire du Figaro : « Obama ne gagnera pas deux fois de la même manière. Faire rêver ne suffit plus. Il doit convaincre les Américains qu’il est capable de conduire le pays à travers une période d’autant plus difficile qu’il n’aura pas de majorité au Congrès et que les seconds mandats sont toujours plus délicats. La convention démocrate est pour lui la dernière occasion de prouver qu’il y a un autre Barack Obama. »

En effet, constate La Dépêche du Midi : « les attentes déçues, les promesses remises à plus tard, la crise qui perdure, des chômeurs toujours plus nombreux ont peu à peu sapé sa popularité - si bien qu’une interrogation, autrefois saugrenue, inquiète jusqu’à son camp : et s’il n’était pas réélu ? Pour chasser cette obsession, poursuit La Dépêche, la convention démocrate devra retrouver à partir d’aujourd’hui les accents d’il y a quatre ans lorsqu’Obama donnait à l’Amérique les raisons de croire en elle-même. Il n’a pas d’autres choix que de mobiliser tout son camp, car rien ne serait pire si une partie de ses électeurs venait à s’abstenir. »

« Barack Obama veut retrouver sa magie », s’exclame Libération. Libération qui cite cette petite phrase de Robert Lehrman, qui a écrit les discours de nombreux candidats démocrates : « Obama ne peut pas se contenter d’expliquer combien ses adversaires sont mauvais, il doit aussi donner une vision de ce qu’il fera ces quatre prochaines années, s’il est réélu. Il doit à nouveau inspirer les gens. »

Chef d’œuvre ?

On reste avec Libération qui consacre son dossier d’ouverture à la rentrée… littéraire. Parmi les 646 romans publiés d’ici octobre, Libération a fait son choix : Une semaine de vacances de Christine Angot. Au total, quatre pages consacrées à ce seul livre, avec une longue interview de l’auteure. « Le récit sidérant de la domination d’un père sur sa fille », explique le journal.

Une domination sexuelle et intellectuelle. Commentaire de Libération : le lecteur « se retrouve pris au piège d’un dispositif littéraire qui lui fait vivre, voir et éprouver l’insoutenable. Sans le secours du beau style. Sans le paravent de l’esthétique. (…) Plein cadre sur la vérité d’une situation atroce que la littérature permet d’approcher d’aussi près, sur un mode auquel aucun autre discours, scientifique ou sociologique, ne peut prétendre. (…) Cet enfer de petit livre, conclut Libération, est un chef-d’œuvre. » Rien de moins…

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