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Ce sera la « première manif anti-Hollande », lance Le Journal du Dimanche. Cette manifestation, c’est celle qui est prévue cet après-midi à Paris par ceux que l’on appelle les « nonistes », c’est-à-dire ceux qui avaient dit « non » au traité de Maastricht, « non » au référendum de 2005 et qui s’apprêtent à dire « non » au traité européen dont le texte sera examiné mardi à l’Assemblée nationale. Dans ce camp du refus du carcan européen, on trouve bien sûr des souverainistes à droite. Mais le problème pour le président socialiste français, de nombreux « nonistes » sont à gauche. Et c’est la gauche extrême qui va manifester cet après-midi dans les rues de la capitale, avant de récidiver mardi lors de la présentation du traité européen devant la représentation nationale.
Alors, bien sûr, cette semaine, la presse d’extrême-gauche se déchaîne. L’Humanité Dimanche publie un sondage Harris Interactive selon lequel « 65 % des Français veulent un référendum sur le nouveau traité européen », contre 31 % qui souhaitent que le Parlement « soit seul à se prononcer », voie que le président Hollande a choisie pour la ratification du texte. « Dimanche, on marche, lance l’hebdomadaire communiste. (…) Vouloir imposer le traité européen sans débat public et sans consultation populaire revient à diviser l’électorat de gauche qui a choisi le changement », dénonce L’Humanité Dimanche.
Traité européen : vestes à l’envers chez les nonistes
De son côté Politis vilipende, en Une, les « faux culs du traité », ces socialistes qui sont, selon le journal d’extrême-gauche, coupables de « retournements de veste », autrement dit les dirigeants socialistes qui disent du mal du traité mais qui vont tout de même voter pour sa ratification, ou les écologistes qui sont contre mais qui ne claquent pas pour autant la porte du gouvernement.
« Mardi, la bataille européenne commence à l’Assemblée », prévient Le Journal du Dimanche. Et tandis que le Parti socialiste, s’emploie à « faire plier les nonistes », formule Le Journal du Dimanche, beaucoup parmi les élus socialistes « campent sur leur non. D’autres confient anonymement – car la pression est très forte – leurs doutes », relève le journal.
Et parmi les « nonistes », les écologistes se font plus particulièrement remarquer. « Un non vert », titre sobrement Le Nouvel Observateur, après que le parti Europe écologie-les Verts se soit prononcé en faveur du « non » au traité européen, ce qui a rendu « furieux » le député écologiste européen Daniel Cohn-Bendit, souligne le magazine. En dépit des appels répétés du ministre du Développement Pascal Canfin de « dédramatiser le débat sur le traité européen », la fièvre est loin d’être retombée. La candidate écologiste à la dernière présidentielle Eva Joly est « ravie », remarque Le Nouvel Observateur, la ministre Cécile Duflot « se tait », et le journal fait preuve d’un embarras certain dans ses commentaires. « Le vote oui peut se comprendre si l’on y adjoint une action énergique et immédiate : l’exigence de la relance européenne », explique laborieusement Le Nouvel Observateur. Mais selon l’hebdomadaire, il faut éviter de voter « non » car « il est clair que le rejet du traité risque de détruire l’euro et donc de faire reculer la construction européenne de vingt ans ».
Wendel : toutes taxes bien comprises
Une révélation pour Ernest-Antoine Seillière dans la presse ce matin. Révélation plutôt embarrassante pour l’ancien patron des patrons français. Dans le cadre d’une affaire de fraude fiscale présumée très complexe qui impliquerait son groupe, Le Parisien dimanche publie le fac-simile d’un document datant de 2009 « évoquant un montage destiné à ne pas alerter le fisc français », écrit le journal. Patriarche du groupe industriel Wendel, héritier de ce que l’on appelait au début du siècle dernier les « Maîtres des Forges », c’est à dire les propriétaires de la métallurgie et de la sidérurgie française, Ernest-Antoine Seillière a été un temps président patronat français.
Depuis quelques années, Wendel fait l’objet de plaintes en justice. Dernier avatar d’une de ces affaires sur fond d’impôt de solidarité sur la fortune, le document que s’est procuré Le Parisien dimanche stipule, selon le journal, que « Wendel reconnait noir sur blanc ne pas avoir autorisé d’anciens collaborateurs à (…) vendre pour ne pas attirer inutilement l’attention des autorités fiscales françaises ». Gare au redressement !
Paris truqués : happy hand
Enfin la ministre française des Sports veut tordre le cou aux paris truqués. Après l’affaire du match de handball Cesson-Montpellier, Valérie Fourneyron, dans Le Journal du Dimanche, constate « qu’aucun pays et qu’aucune discipline ne sont à l’abri des paris truqués », étant rappelé que des joueurs de Montpellier, champions de France de handball, sont soupçonnés d’avoir, en mai dernier, volontairement perdu un match contre la modeste équipe de Cesson pour encaisser de présumés gains sur des paris sportifs frauduleux. La ministre des Sports entend donc renforcer le droit réprimant la fraude et limitant l’addiction aux jeux. Dans Le Journal du Dimanche, Valérie Fourneyron évoque aussi la création d’une « agence mondiale garantissant l’intégrité des paris sportifs », car 9 paris sur 10 faits sur les compétitions sportives françaises sont effectués depuis l’étranger. Faites vos jeux. Rien ne va plus.

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