Les élections législatives d'importance «historique» se déroulent en Géorgie dans un climat tendu né du scandale des tortures en prison. Ces élections pourraient fragiliser le pouvoir du président Mikheïl Saakachvili, contesté par la coalition du milliardaire Bidzina Ivanichvili.
Le président géorgien, porté à la tête de l'ancienne République soviétique par la révolution des roses de l'hiver 2003, abordait ce scrutin avec confiance. En août dernier, un sondage réalisé par un institut américain créditait son parti, le Mouvement national uni (MNU), de 37 % des intentions de vote, loin devant les 12% du Rêve géorgien, l'alliance d'Ivanichvili.
Mais la diffusion à la mi-septembre d'une vidéo montrant des sévices infligés à des détenus dans une prison de Tbilissi a modifié la donne et a influencé les quatre électeurs sur dix qui se déclaraient encore indécis le mois précédent.
Face au Mouvement national uni se dresse le Rêve géorgien de Bidzina Ivanichvili, qui a centré sa campagne contre ce qu'il appelle le «système Saakachvili» et la dérive antidémocratique.
Bidzina Ivanichvili, 56 ans, dont la fortune est estimée à 6,4 milliards de dollars - ce qui représente pratiquement la moitié du produit intérieur brut de la Géorgie- espère profiter de la mobilisation et des manifestations qui ont suivi le scandale.
Avtandil Otinachvili, directeur exécutif de l’agence Caucase Presse, fondateur et directeur de La Vie en Géorgie et membre de l’Association des journalistes francophones nous dit dans quel climat se déroulent ces élections.

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