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    A la Une : qui a tué Robert Gueï ?

      Lancinante question qui taraude les ivoiriens depuis maintenant 10 ans. Le 19 septembre 2002, le jour du déclenchement de la rébellion, le général Gueï, ex- président, était abattu par balles ainsi que son épouse. 10 ans après, donc, le procès des assassins présumés de l’ancien chef de l’Etat, s’ouvre ce mardi devant la justice militaire ivoirienne. D’autres prévenus sont également jugés pour d’autres assassinats.

      « Les grands procès de la République s’ouvrent », s’exclame en Une Fraternité Matin. Fraternité pour qui il s’agit « de ne plus recommencer, de ne plus retomber dans les erreurs d’hier. Comme celles du premier coup d’Etat, de nos bizarres manières de faire la démocratie sous le sceau des calamités, des morts du Général Robert Gueï, Guy André Kieffer, Yves Lamblin, Boga Doudou, Daglou Loula, Dali Oblé… Ce sont les odeurs de nos caves, elles sont bonnes à sentir, affirme encore Fraternité Matin. Car les Ivoiriens ont le droit de savoir. Un procès utile donc, dans un pays qui a soif de voir s’écrire enfin des pages de son histoire pas toujours propres, en attendant que s’ouvrent d’autres sur ses épisodes sombres. Afin que dire : 'plus jamais çà !' ait un sens. »
      Alors pour ce qui est de l’assassinat de Robert Gueï, « 10 ans après, le voile semble s’être finalement déchiré sur le mystère qui entourait la mort de l’une des premières grosses victimes des attaques du 19 septembre 2002 », relève L’Intelligent, autre quotidien ivoirien. Avec un accusé principal : le commandant Séka Séka qui serait en effet passé aux aveux, devant le procureur militaire Ange Kessy.

      L’ex-chef de la garde rapprochée de Simone Gbagbo aurait lui-même abattu le général Gueï et son épouse. « A en croire le procureur militaire, relève le quotidien Nord-Sud, le Commandant Séka a justifié l’assassinat du général Gueï par le fait que des renseignements lui étaient parvenus selon lesquels l’ex-chef de la junte militaire et Alassane Ouattara avaient préparé et faisaient exécuter un plan pour renverser le régime de Laurent Gbagbo. »

      Manipulations ?

      Le bi-hebdomadaire satirique L’Eléphant attribue, pour sa part, la médaille de la semaine, justement, à Ange Kessy… « Notre immense procureur militaire vient de boucler en deux temps trois conférences de presse, l’enquête sur l’assassinat, en septembre 2002, de l’ex-tombeur du président Bédié, le général Robert Gueï. (…)

      Les auteurs de l’assassinat du général seraient au nombre de quatre, relève L’Eléphant, dont l’ancien chef de la sécurité de Simone Gbagbo, le commandant Anselme Yapo dit Séka Séka et l’ancien commandant de la Garde Républicaine sous Gbagbo, le général Dogbo Blé. Félicitations donc pour le procureur militaire », s’exclame encore le bi-hebdomadaire satirique. Lequel procureur « n’aurait sans doute jamais osé enquêter sur la mort du général si Gbagbo était encore au pouvoir. Comme il ne l’a pas fait pendant 10 ans. »

      Dans la presse d’opposition, évidemment, on crie à la manipulation… Pour Le Nouveau Courrier, « il y a lieu de s’interroger sur l’authenticité des aveux de Séka Séka, quand on connait les pratiques du régime en la matière pour obtenir des prisonniers ce dont ils ont besoin pour l’intox. (…) Ce procès, avant même sa tenue, poursuit le quotidien d’opposition, pue la justice des vainqueurs à laquelle nous a habitué le régime Ouattara. Sans même être médium ou voyant, l’on n’a aucun doute sur la peine qui sera prononcée. »

      Refus d’assumer ?

      En tout cas, relève Le Pays   au Burkina, « espérons que la vérité jaillisse sur ces heures sombres de l’histoire politique ivoirienne (…). Les partisans du président déchu Laurent Gbagbo crieront, sans doute, une fois de plus, à un acharnement judiciaire exclusivement dirigé contre les perdants de la crise post-électorale.

      Surtout que de l’autre côté de la frontière, au Ghana, un autre cacique du régime défunt est lui aussi dans les serres de la justice, relève le quotidien burkinabé. Justin Katinan Koné, ex-porte-parole de Gbagbo, s’est vu en effet 'coller' une autre accusation, celle d’assassinat. Les nuages de la justice s’assombrissent donc sur les pro-Gbagbo.

      Mais faut-il pour autant invoquer uniquement la justice des vainqueurs comme ligne de défense, comme le font actuellement les pro-Gbagbo ? », s’interroge Le Pays. « On commence à croire qu’il y a comme un refus obstiné chez eux d’assumer leur part de responsabilité dans les dérives survenues en Côte d’Ivoire depuis 2000. » Et le quotidien burkinabé de conclure : « pour mettre fin à toutes ces supputations, la justice ivoirienne doit travailler à montrer qu’elle est impartiale et que nul ne jouira d’une quelconque impunité. Il y va de sa crédibilité. »

      Enfin retour à Fraternité Matin qui invoque également le devoir de vérité. « Ce premier grand procès de la Côte d’Ivoire post-crise est un véritable test pour la Justice ivoirienne. Qu’elle soit militaire ou civile. Il va permettre de savoir si l’armature démocratique que le Président de la République veut imprimer à la nouvelle Côte d’Ivoire est une réalité. Certains investisseurs et surtout les défenseurs des droits de l’homme, attendent de voir ce qu’est en réalité la justice ivoirienne sous le Président Alassane Ouattara. »

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