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Chronique des Matières Premières

La forêt en France : un patrimoine mal valorisé et en péril

La forêt en France : un patrimoine mal valorisé et en péril
 
Claire Fages.

La France a les troisièmes ressources forestières en Europe, derrière l'Allemagne et la Suède. Mais cette forêt est mal valorisée. Au point qu'elle occasionne le plus gros déficit de la balance commerciale en France, derrière l'énergie !

Très morcelée, avec 3,5 millions de propriétaires dont les 3/4 ont moins de 4 hectares, la forêt française ne bénéficie pas des investissements suffisants, pour son entretien, son renouvellement, sans parler des ravages de trois tempêtes majeures en 30 ans. Le deuxième maillon de la chaîne, les scieries, se porte très mal, la moitié d'entre elles ont disparu en 25 ans. Elles n'ont pas généralisé les normes de séchage ni de calibrage exigées aujourd'hui, notamment pour la construction à ossature bois, un secteur qui pourtant progresse de 20% par an en France ! Si l'on ajoute l'inadaptation en ce moment des essences de bois au marché actuel, qui plébiscite les résineux, alors que la France produit deux fois plus de bois de feuillus, on comprend que le port de Saint-Malo, dans le nord-ouest du pays, reçoivent de plus en plus de bois scié de Suède ou de Norvège.

La France, elle, exporte son chêne - mais brut, et jusqu'en Chine - pour voir revenir des planchers « made in China ». Elle exporte aussi des produits de faible valeur ajoutée : emballages, palettes, vieux papiers et panneaux de particules. D'où le déficit commercial abyssal de la filière : 6 milliards d'euros ! La valorisation du bois français et l'apport de ressources nouvelles, pourquoi pas du Fonds carbone, sont pourtant nécessaires si l'on veut ne serait-ce que renouveler la forêt en France, alors qu'elle va devoir répondre à une demande de plus en plus forte de bois pour la production d'énergie.

Le Conseil économique et social, dans un nouveau rapport alarmant sur la filière, appelle non seulement les propriétaires forestiers, mais aussi toute la chaîne, à se regrouper en interprofession pour que les besoins de l'industrie soient mieux satisfaits. Un regroupement des administrations au sein d'un ministère délégué de la forêt seraît également le bienvenu, selon le Conseil. On a manqué d'anticipation, estime-t-il, développer la recherche et développement permettrait par exemple de réadapter les feuillus à la construction bois. Avec le même nombre de m3 sur pied, la forêt allemande a conservé une filière qui emploie 1,5 million de salariés, trois fois plus qu'en France !
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