Et si on assistait pour la présidentielle de 2017 à un duel entre… Dominique Strauss-Kahn et Nicolas Sarkozy ? Incroyable scénario envisagé ce matin par Le Journal de la Haute Marne qui estime que « les bannis d’hier peuvent rapidement redevenir les champions de demain. » On n’en est pas encore là…

Ce qui est sûr, c’est que l’ex-directeur du FMI et l’ex-président de la République font leur come-back médiatique au même moment. C’est ce que relève Le Midi Libre : « ah les apparentements terribles ! », s’exclame le journal. « Deux 'ex' refont surface dans l’actualité en même temps. Bien que pour des motifs fort différents. DSK demande qu’on le laisse tranquille. Et exige la fin d’une traque médiatique. L’autre, Nicolas Sarkozy, essaie aussi de s’effacer.

Mais il défraye la chronique pour son gros cachet en tant que conférencier international. Et surtout pour l’ardoise qu’il aurait laissée à l’Élysée. Factures de sondages et de marketing politique à la clé. » Et Le Midi Libre de constater que « les deux personnalités, bien que sorties du champ politique, scintillent toujours dans la lumière médiatique. C’est que leurs trajectoires fascinent autant qu’elles agacent les Français. »

En tout cas, le sujet a l’air de passionner certains journaux… « Ce que Sarkozy a dans la tête » : c’est le grand titre du Parisien. « Silencieux depuis son départ de l’Elysée, l’ancien président reçoit beaucoup dans ses bureaux, critique en privé son successeur et… n’exclut pas un possible retour », constate le journal.

« Ses récents interlocuteurs lui prêtent même un scénario idéal pour un retour, relève Le Parisien : un rejet massif de Hollande sur fond de crise économique et sociale, un problème de leadership à l’UMP et une droite qui se déchire aux municipales de 2014 sur le sujet des alliances avec le FN, dont il redoute une flambée spectaculaire. 'Son schéma c’est : Hollande va se planter, Copé et Fillon ne seront pas au niveau, je serai regretté, donc je reviendrai', décrypte un ancien ministre. »

Entraves judiciaires

De son côté, DSK caresse-t-il le même rêve d’un grand retour aux affaires politiques ? Rien dans son interview à l’hebdomadaire Le Point ce jeudi, ne l’indique. Ce qui n’empêche pas Le Journal de la Haute-Marne, on y revient, d’estimer que « DSK est déjà en train de préparer l’avenir, même s’il n’ose peut-être pas se l’avouer » et qu’il « dessine d’ores-et-déjà les contours d’une nouvelle vie… qui ressemblerait en tout point à celle d’avant.

D’avant les faux pas. Il n’y aurait dès lors rien d’étonnant, poursuit le quotidien champenois, à le retrouver à plus ou moins long terme sur une scène politique qui prendrait des allures de nouveau tremplin vers une échéance qu’on peut imaginer à cinq ans. »

En attendant, DSK et Sarkozy devront se dépêtrer de leurs affaires judiciaires… En effet, relève Sud-Ouest, « ce ne sont pas seulement deux grands blessés de la politique, mais aussi deux justiciables pas vraiment ordinaires qui reviennent au premier plan. DSK s’est à peu près sorti de l’affaire du Carlton, mais il n’en a pas fini avec Nafissatou Diallo. Nicolas Sarkozy pourrait bien connaitre quelques déconvenues avec ses comptes de campagne et avec ces sondages qu’il commandait à tout bout de champs depuis l’Elysée. On en conviendra, reconnaît Sud-Ouest, les dossiers ne sont pas du même genre, ni de la même gravité. »

Pour ou contre le mariage gay…

A la Une également ce jeudi : le mariage gay… Avec une fronde qui se poursuit au sein de l’Eglise et du monde politique. Certains maires, notamment, sont en première ligne. « Mariage homo : le refus des maires de droite », constate ainsi Le Figaro qui relève que « l’UMP veut la tenue d’états généraux de la famille pour 'éviter les risques de dérapages'. »

« Mariage gay : l’alliance des réacs », dénonce de son côté Libération. Libération qui s’engage clairement en faveur du projet gouvernemental : « Les gays comme les hétéros ont le droit de vivre une vie de couple, d’en choisir les modalités, de l’union libre au mariage en passant par le Pacs. Pour le meilleur et pour le pire. Et de connaître comme les hétéros les bonheurs et les malheurs de toutes les familles : d’avoir des enfants, d’en adopter ou de se déchirer.

La famille reste l’un des marqueurs de nos sociétés et la reconnaissance, l’acceptation de l’homosexualité passent par le mariage. A se demander, s’exclame Libération, quelles névroses nourrissent les prélats ou maires UMP à penser que le mariage gay puisse signifier inceste, polygamie ou pédophilie. Autant de délits qui existent dans les couples hétéros. »

La Charente Libre est sur la même ligne : « il serait outrageusement scandaleux de faire du mariage homosexuel le symbole des maux du temps et plus encore d’en tirer de noirs desseins pour l’avenir. C’est pourquoi la pétition lancée par des maires pour s’extraire de leur mission de célébrer le mariage de deux personnes de même sexe est stupéfiante, s’exclame le quotidien charentais.

Un maire ne discute pas la loi. Il l’applique et la fait respecter. Le législateur, dans une démocratie, représente le peuple souverain. La République ne se consomme pas à la carte. Si un maire a des problèmes de conscience personnelle, conclut le journal, il peut démissionner, ou déléguer le mariage homosexuel à un adjoint. En s’astreignant à la neutralité. »

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DSK le retour

Avec toutes les casseroles qu'il traîne, il aura toujours échappé à la sanction suprême c'est-à-dire la condamnation.

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