
Nous sillonnons le Mali, le Cameroun, le Bénin et le Togo, à la rencontre d’éleveurs, de cultivateurs, et de pêcheurs, dans des pays où 50 à 70 % de la population est rurale.
Aboubabar Dicko, éleveur malien et Unjo Salome, cultivatrice camerounaise nous font part de leurs traditions, mais aussi de leurs difficultés face à la mondialisation et au défi démographique du continent africain.
Au Bénin et au Togo, un producteur de semence Esso Téna Isaka et un producteur de maïs, Ehovi Kébi, témoignent des avantages multiples de la culture de cette céréale, qui apporte des solutions pour nourrir les populations, mais aussi les troupeaux, plus efficacement que le blé ou le sorgho.
Des paroles rares qui expriment une tradition, un savoir-faire, mais qui interpellent aussi les ONG et les Etats pour un nouveau contrat de développement, où les agriculteurs africains auraient enfin leur place !
Conférencière inaugurale des 15èmes Rendez-vous de l’histoire, la géographe Sylvie Brunel réagit aux reportages de Sayouba Traoré, spécialiste de l’Afrique rurale.
«Afrique : Paroles de paysans» est une édition spéciale de la Marche du monde produite à l’occasion des 15èmes rendez-vous de l’histoire, le rendez-vous français annuel des historiens et des passionnés d’histoire où, pendant trois jours, du jeudi 18 au dimanche 21 octobre 2012, c’est un véritable festival qui vous sera proposé, riche de débats, de conférences, d’un Salon du livre, de rencontres pédagogiques et d’expositions, toutes les infos en cliquant sur ce lien : http://www.rdv-histoire.com/
Invités :
- Sylvie Brunel, géographe et auteur de «Géographie amoureuse du maïs» aux éditions Jean-Claude Lattès.
Sylvie Brunel prononcera la conférence inaugurale des 15èmes rendez-vous de l’histoire de Blois le jeudi 18 octobre 2012 à Blois.
- Sayouba Traoré, producteur du magazine «Le coq chante» sur RFI, spécialiste de l’Afrique rurale : http://www.rfi.fr/emission/le-coq-chante

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(1) Réaction
semences hybrides = chimère = dépendance du paysans
J'apprécie Madame Brunel globalement par son dynamisme, etc.; mais, sur certains sujets, elle ferait mieux d'étudier le sujet que de s'inscrire dans le "modernisme" comme semences hybrides, révolution verte qui ne marche pas en Afrique. Cela a t'il encore un sens de produire du maïs sur maïs dans les Landes ? C'est tout sauf du développement durable car destructeur de l'environnement. On produit le maïs en France pour nos animaux et on importe des millions de tonnes de soja OGM de l'Amérique latine pour les nourrir car le maïs contient peu de protéines (merci pour la forêt amazonienne, les pollutions liées au transport, la pollution aux nitrates et pesticides de nos nappes, etc.).
Madame Brunel n'a pas encore compris que la révolution verte ne marche pas ! Pourquoi 10 tonnes à l'hectare en France pour le maïs, par quel miracle ? miracle destructeur de l'environnement (les sols sont morts en Beauce et toutes les nappes phréatiques sont polluées par les nitrates et molécules chimiques en tout genre) en utilisation de pétrole avec des mastodontes comme les tracteurs, des engrais chimiques, pesticides, herbicides ? Les semences hybrides ne marchent que si on les dope en engrais chimiques, pesticides. Mais, le prix a payer en vaut il la chandelle ? absolument, non. Si demain, on n'a plus de pétrole, le maïs hybride en Beauce produira moins qu'une tonne à l'hectare parce que les sols sont morts et n'ont plus de matière organique. Si elle veut, elle peut faire le test.
Elle ne connait rien en terme de conséquences sur la dépendance paysanne avec les multinationales semencières comme Monsanto (hybrides, semences Ogm). La privatisation du vivant, elle ne connait pas.
Les hybrides sont en réalité une chimère qui créent une dépendance du paysan. On réduit à la biodiversité en supprimant les semences locales, les seules capables de s'adapter aux changements climatiques.
Ce qui m'inquiète le plus avec Madame Brunel, c'est qu'elle ignore totalement l'agroécologie. Cette dernière peut arriver à de très bons rendements sans engrais chimique ni produits de traitement. Elle devrait lire le rapport d'Olivier de Schutter sur la question avec son rapport spécial aux Nations Unies.
J'ai écouté votre émission et, bizarrement, Madame Brunel, géographe, parle beaucoup plus que les paysans. Vous auriez dû rééquilibrer votre débat avec au moins une personne pour la préservation locale des semences pour débattre avec elle du maïs hybride. Je l'invite au moins à venir sur votre site pour écouter votre émission sur l'agroécologie.