samedi 13 octobre 2012
2 - SafirLab : quand la diplomatie française veut séduire la jeunesse arabe
Par Ziad Maalouf

SafirLab est un programme lancé cette année par le ministère français des Affaires étrangères (MAE). Il a pour objet de séduire une cinquantaine de jeunes du monde arabe porteurs de projets, leaders d’opinions, futurs décideurs, en les invitant en France pour leur proposer une formation et des rencontres ciblées. La première session s’est tenue à Paris du 24 septembre au 5 octobre 2012.
Retour sur cette expérience avec 5 des 44 jeunes invités originaires de Libye, de Tunisie, du Maroc, de Jordanie et d’Egypte. Tous portent un projet média, ils répondent à nos questions dans l’émission de cette semaine.

Max Court

C'est Alain Juppé, successeur de la maladroite Michèle Alliot-Marie au MAE, qui a voulu SafirLab. L'idée était d'établir de nouvelles relations avec la jeunesse qui avait fait vaciller les dictatures de la rive sud de la Méditerranée. Un tournant pour une diplomatie qui, trop longtemps, avait préféré entretenir des relations avec les pouvoirs vieillissants et corrompus plutôt qu'avec la société civile et les forces de changement. Une manière aussi de se racheter et de courtiser ceux qui veulent construire un monde arabe nouveau, dynamique, innovant. 
La coordination et l'organisation de SafirLab a été confiée à l'Institut FrançaisCFI avec le partenariat de l'Université Paris-Dauphine.

Le programme SafirLab a été conçu également dans l'esprit de l'International Visitor Leadership Program de l'Etat américain. La version anglo-saxonne est une institution mondialement connue. Elle a été lancée il y a 72 ans et fait venir environ 5 000 personnes par an aux Etats Unis.

En images : les 5 jeunes interviewés et leur projet média
Reem Eltaib (au micro), 24 ans, co-fondatrice de Radio Tram à Alexandrie en Egypte. Son projet : «Renforcement de sa web-radio par et pour les jeunes d'Alexandrie».
Max Court
Montasser Drissi, 20 ans, étudiant à l'École supérieure des arts visuels de Marrakech, Section graphisme. Son projet : «Aider les activistes (Mouvement du 20 février + ONG) à mieux utiliser les médias numériques».
Max Court
Nadia Bseiso), 27 ans, jordanienne, photographe. Son projet : «Produire une exposition sur les conditions de vie des femmes immigrées dans les usines textiles implantées dans les zones économiques spéciales de Jordanie».
Max Court
Olfa Riahi, journaliste et animatrice radio sur iFM à Tunis. Son projet : «Création d’une radio sur le créneau information et culture avec un espace web pour débats liés aux grands enjeux de la région».
Max Court
Rida Aghel, 28 ans, libyen, rédacteur en chef de l'hebdomadaire libyen «Tripolis», hebdo papier libyen. Son projet : «Développer l'édition papier du journal "Tripolis" et créer une édition web».
Max Court

     

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