| Dernières infos |
UE/Emploi : le président François Hollande annonce une initiative franco-allemande pour le sommet de juinAfghanistan : sept morts dans un attentat-suicide dans le centre du paysRDC : plus de 30 000 déplacés ont fui les camps de Mugunga en raison des combats entre l’armée et la rébellion du M23 (HCR)La Banque mondiale annonce 1 milliard d'aide pour la région des Grands Lacs en Afrique |
|
A Dakar, devant l’assemblée nationale sénégalaise hier, le chef de l’Etat a prononcé un discours plus ambitieux que ce qui était attendu par la presse ou que ce qu’avait laissé entendre l’Elysée avant le début de cette mini-tournée africaine. Le président a été très clair, relève Le Parisien-Aujourd’hui en France. « Le temps de ce qu’on appelait autrefois la Françafrique est révolu », a dit François Hollande.
« Comme un pied de nez, il a prononcé une dizaine de fois les mots histoire et avenir » énumère le journal, laissant entendre que le « pied de nez » en question s’adressait à son prédécesseur.
Libération souligne également que le président a très souvent prononcé le mot « histoire » hier à Dakar dans son hommage à l’Afrique en général comme au Sénégal en particulier. Ce qui permet à Libé de confirmer que, sans l’ombre d’un doute, « l’homme africain est bien revenu dans l’histoire ».
« Hollande dit sa confiance en l’Afrique », rehausse Le Figaro.
Côté ambiance, c’était la grande foule à Dakar et le chef de l’Etat a manifestement apprécié. « Vous êtes ici chez vous », pouvait-on lire sur les « petits panneaux » brandis par une foule en liesse dans les rues de Dakar, rapporte Le Parisien, qui publie une photo de François Hollande, tout sourire, prenant un bain de foule parmi de jeunes sénégalais visiblement enthousiastes.
Le président a été « ému » par l’accueil chaleureux que lui ont réservé les Sénégalais, remarque Libération.
Mais c’est à présent une toute autre étape qu’’effectue François Hollande. Kinshasa, le sommet de la francophonie. Un sommet « miné pour le président français », prévient Libération.
Nobel de la paix : allez l’Europe !
L’Union européenne, prix Nobel de la paix. C’est, et de loin, l’actualité la plus commentée dans la presse française nationale comme régionale ce matin. Et la plupart des éditorialistes ont retrouvé dans le fond de leur encrier une ferveur qui leur faisait un peu défaut – il faut bien le dire – ces derniers temps.
La palme du lyrisme, ce matin, c’est au quotidien Le Progrès que nous l’attribueront à l’unanimité ! Tout à son ardente passion, le journal convoque Victor Hugo, prince des poètes qui « dans un texte génial et boursouflé, en un mot hugolien, avait prophétisé l'avènement des Etats-Unis d'Europe », rappelle Le Progrès !
Pas faux. C’était en 1849, le « Père Hugo » avait en effet chanté, avec le génie qu’on lui connait, la fraternité européenne. Sauf que c’était il y a cent-soixante-trois ans, que les Etats-Unis d’Europe n’ont toujours pas vu le jour et que l’Union européenne est aujourd’hui en crise. Alors pourquoi ce prix ?
Justement, explique Ouest-France. Ce Nobel de la paix est un « encouragement adressé à tous ceux qui sont aujourd'hui à la barre de l'Europe (…) À tous ceux aussi qui ont milité et qui militent aujourd'hui encore pour sa construction, son adaptation. Ils sont des millions qui, eux aussi, vont être stimulés », sermonne Ouest-France, qui est, rappelons-le, le premier quotidien en France.
« C'est au milieu des crises qu'il est utile de rappeler les vraies valeurs », enchérit, dans le même esprit, le journal Les Dernières Nouvelles d'Alsace.
Lyrisme également, teinté, pourquoi pas, d’un zeste de distance, dans Le Midi Libre, qui se réclame ce matin de de Gaulle. On se souvient du discours du Général à la libération de Paris, et de son célèbre : « Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé, mais Paris libéré ! ».
Et bien dans Le Midi Libre, le prix Nobel de la paix à l’Union européenne, cela donne ce matin : « L'Europe brisée. L'Europe martyrisée. L'Europe outragée par la crise. Mais l'Europe saluée pour son action pacifique. À défaut de prix Nobel d'économie (…) l'UE reçoit (la) couronne de la paix ».
Nobel de la paix : vive la crise !
Effectivement, l’Union européenne n’a pas eu le prix Nobel d’économie. C’est ce que souligne Libération, qui décroche, à l’unanimité là-aussi, le prix de l’ironie avec ce titre très Libé dans le style : « l’Europe rate le Nobel d’économie ». En si peu de mots, on ne saurait mieux dire. Car la crise économique « menace » l’avenir de l’Europe, souligne le journal. « C'est un grand malade que les jurés ont honoré hier, miné à la fois par la dépression et par l'austérité, par l'indécision et par la paralysie de ses organes vitaux, regrette Libération (…) L'éloge d'Oslo claquait comme une épitaphe ».
Comme le constate en effet Le Parisien-Aujourd’hui en France, ce choix du jury norvégien du Nobel « suscite interrogations et critiques ». Un choix qui « peine à convaincre », estime le quotidien.
On pourrait continuer comme ça longtemps. On retiendra pour conclure, le commentaire du journal Le Figaro, qui résume avec compréhension le choix du jury Nobel : « Il y a les prix qui récompensent et ceux qui encouragent », même si, remarque le journal, c’est « paradoxalement l’un des pays les plus eurosceptiques (la Norvège) qui vient de décerner le prix Nobel de la paix à l’Union européenne ».

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati













Réagissez à cet article
(0) Réaction